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Cruzez avec Le Polyscope

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Cette semaine à la Chronique Auto, Le Polyscope vous propose un essai routier, soit celui de la compacte de GM, la Chevrolet Cruze. Notre chroniqueur, qui en a fait l’essai routier, nous livre ses impressions.

Au cours des dernières semaines il m’a été possible à deux occasions de me retrouver derrière le volant d’un Chevrolet Cruze. La première opportunité est apparue, comme il a été souligné dans une chronique précédente, lors du Salon International de l’Auto de Montréal 2015 alors qu’un représentant m’a permis de réaliser l’essai routier d’un modèle à motorisation diesel, souhait que je désirais réaliser depuis l’introduction de ce modèle. Cependant, la courte durée de l’essai n’a pas permis à l’auteur de ces lignes de pouvoir apprécier la qualité de vie à bord de ce véhicule, seulement le côté mécanique de la bête diesel.

 

Deux semaines après cet évènement, j’ai apporté ma rutilante voiture à mon complice afin que celui-ci l’utilise pour évaluer ses acquis académiques. Il faut dire que je désirais changer une pièce depuis longtemps et que cette dernière faisait l’objet d’un chapitre à l’étude dans son cours.

Pendant que le sort de ma voiture était entre ses mains, mon complice ma gentiment prêté sa flamboyante (elle est rouge) Cruze 2014. Ce retour derrière le volant de la compacte de la gamme Chevrolet m’a donc permis d’essayer la voiture dans différents environnement que l’automobiliste québécois côtois quotidiennement.

 

Ayant encore dans l’esprit l’essai de la version diesel conduite au SIAM, le comparatif et l’extrapolation avec la version 1.4t a pu se faire aisément.

Bête diesel?

Le modèle du SIAM était un 2015, mais les différences avec le modèle de l’année dernière sont minimes. La puissance offerte par le petit 2L turbocompressé n’est pas impressionnante en soit, 150hp. Ce qui impressionne c’est le 264 lb-ft de couple (vous savez le produit vectoriel entre le rayon et la force; PHS1101) qui permet de battre n’importe quelle autre voiture à cylindrée similaire, dont sa rivale principale : la VW Jetta TDi. En effet, lorsqu’on pèse sur l’accélérateur, la voiture est propulsée vers l’avant telle une fusée. Le tout sans dangereux torquesteer (volant qui tire de droite à gauche). La seule transmission offerte fixée sur le moteur diesel est l’automatique (6 vitesses) qui accomplit son travail de manière noble. Toutefois, l’indisponibilité d’y monter une boîte manuelle est un inconvénient pour ceux désirant une conduite sportive.

Pourtant, ce moteur diesel s’accommoderait merveilleusement bien d’une conduite sportive. Bref, un beau produit de GM qui n’a malheureusement pas le succès escompté. En effet, seulement 2 % des modèles vendus chez nos voisins du Sud sont équipés de cette motorisation.

 

Et le 1.4t, lui?

L’essai prolongé de la version 1,4L (toujours avec turbocompresseur) m’a fait découvrir une voiture confortable, autant au niveau des réglages de la suspension que du design des sièges. Malgré tout, on ressent la solidité du châssis. Autant de bonnes caractéristiques qu’il faut retrouver dans son automobile lors d’une conduite sportive afin de ne pas se retrouver dans le fossé. Il va de soit que le sentiment de fusée n’était pas aussi présent, mais le petit moteur se déplace tout de même assez bien, sans se plaindre, en plus d’émettre un grondement sympathique. La version essayée était dotée de la transmission manuelle à 6 rapports. Un vrai régal avec une course du levier courte. D’ailleurs, les cours rapports permettent une maigre consommation en essence, tel que constaté avec ma limite qui convergeait vers 7,8 L/100 km en plein centre-ville d’une municipalité de la Montérégie. En plus de boire de l’essence de grade 87.

Cependant, comme la plupart des voitures de nos jours avec ce type de transmission, la pédale d’embrayage n’est pas très communicative avec vous. Cette même transmission attachée avec le 2.0 turbodiesel permettrait sans doute d’enlever des ventes à sa rivale chez VW qui, elle, l’offre depuis des années. Cette absence d’historique de voitures diesel chez GM explique peut-être la réticence des acheteurs potentiels. En effet, avant l’arrivée de la Cruze diesel l’année passée, la dernière disponibilité d’une voiture GM avec ce type de motorisation en sol américain remontait à 1985, avec des résultats plus qu’atroce.

 

Toujours selon mon essai avec la version 1.4t, en outre des sièges confortables, la vie à l’intérieur est conviviale avec des matériaux de qualité, pour la catégorie, et des commandes intuitives à portée de main. L’affichage des cadrans se fait à l’aide d’un éclairage bleu/mauve et rouge pour l’aiguille sur un fond noir. Facile à lire à toutes heures de la journée.

 

Même avec tous ces rappels?

Comme aucune voiture n’est parfaite, le modèle Cruze a reçu plusieurs rappels depuis son lancement en 2010. Bien qu’un rappel soit bénéfique pour régler un problème potentiel, certains sur les premiers modèles étaient tout simplement honteux, tel un détachement du volant de la colonne de direction. Heureusement, ce problème est arrivé à un seul véhicule du côté américain. Disponible sur le continent américain depuis 5 années, la Cruze semble profiter d’une bonne fiabilité de loin supérieure aux modèles qu’elle remplace.

 

Si vous n’avez aucune idée quoi faire durant la semaine de relâche, je vous suggère d’aller faire l’essai routier d’une Cruze diesel, afin de vérifier si cette voiture vous va aussi bien qu’a moi!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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