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Rhye : pétard mouillé au Corona

Retour douteux à Montréal pour la formation pop californienne.

Bien qu’il ait souvent été le lieu de réception de nombre de mes concerts mémorables, le Théâtre Corona a réalisé dernièrement ce que je crois être un de leurs mauvais coups. Une exception qui confirme mon raisonnement, je l’espère. Le 8 juin, le groupe Rhye honorait le Théâtre de sa présence. La salle était comble et les attentes élevées.

Sans compter l’engouement sur YouTube, le groupe avait attiré l’attention du public et des médias lors du dernier Festival de Jazz de Montréal. La confirmation live de leur talent évident était donc fort attendue. Surtout avec une voix fantastique de soprano comme celle de Michael Milosh.

À certains moments, tout semblait aller mal. Dans un spectacle miné par les problèmes techniques, les musiciens n’ont pas su porter le spectacle sur leurs épaules. La mise en scène était absente et les transitions trop longues, parfois aussi longues que certains morceaux. Ça ne passe pas les standards live d’une ville comme Montréal. Le chanteur a même pris un moment du spectacle pour s’excuser de leurs morceaux prolongés afin couvrir du temps et s’est arrêté quelques fois en pleine performance à cause d’un micro mal ajusté. Faute avouée est à demi pardonnée? Dur de suivre ce précepte pour les gens ayant payé en espérant assister à un spectacle au contenu honnête et avec une mise en scène décente. Aussi, les choix instrumentaux étaient questionnables; aucun guitariste sur scène, seulement un claveriste qui se chargeait des solos de guitare électrique avec une intensité empruntée… Pas crédible. Bref, c’était un spectacle qui donnait l’impression d’être bâclé et qui prouve que le talent ne suffit pas toujours lorsque les efforts minimaux ne sont pas mis ailleurs.

Pour ce qui est de la note positive, le groupe pop Haerts s’est chargé de chauffer la foule avant le spectacle principal. L’agréable surprise de la soirée. La formation pop-indie électronique a réussi à faire danser l’intégralité de la foule. La voix électrisante de la chanteuse Nini Fabi n’est pas sans rappeler celle de la célèbre suédoise Lykke Li. Haerts est un groupe à revoir et l’opinion de la foule allait unanimement dans ce sens, tout comme en témoigne l’ovation qu’ils ont reçu à la conclusion de leur performance. Espérons les revoir au Corona pour un spectacle qui sera le leur!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.