Culture
CHS - Combustion humaine spontanée
Dimanche 21 octobre 2007, par // Numéro 06
La combustion humaine spontanée, un phénomène auquel on a encore bien du mal a trouvé une explication précise ! C’est dans un décor très sombre que se déroule la pièce de la création de Christian Lapointe, C.H.S. (Combustion humaine spontanée), à la Salle Jean-Claude Germain du Théâtre d’Aujourd’hui.
Dès son entrée dans la salle, une chaleur pesante se fait ressentir et une forte odeur de cendre envahit l’odorat du spectateur, de quoi le plonger instantanément dans le vif du sujet. Les jeux de lumière sont réalisés de manière à captiver notre attention sur le personnage qui s’exprime, tout le reste de la scène est alors plongé dans l’ombre. Sur scène, trois personnages animent la pièce.
Le personnage central qui nous communique de manière très poétique le récit de son état d’esprit actuel avec par moments une touche d’ironie et d’humour. Son histoire commence par une brève mise en contexte autour d’une critique des lois anti-tabac, puis vient peu à peu la description de son quotidien des précédentes années et les raisons pour lesquelles il voudrait se consumer.
Le scientifique qui tente de nous démontrer par A + B = C que le phénomène de combustion humaine spontanée a forcément une explication scientifique exacte. Ainsi, il nous brasse l’ensemble des théories par lesquelles à travers les années, le corps scientifique a tenté de donner une réponse a ce fait inexpliqué. Tout au long de la pièce, il conserve une attitude digne d’un scientifique en recherche de vérité, reste très attentif à ce qui se déroule et conserve un esprit sceptique. La voisine qui épie le personnage centrale depuis sa fenêtre se plonge dans la peau de plusieurs personnages à travers le déroulement de la pièce.
Finalement, tout au long de la mise en scène, les personnages réussissent à nous transmettre des sentiments assez mitigés, à la fois de la peine lorsque les faits sont tristes, mais aussi du doute face à l’étrangeté de la situation, et à certains moments ils parviennent même à nous décrocher un sourire. La dernière scène de la pièce laisse le spectateur dans une illusion des plus totales...
