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  • Il est très fréquent que lorsqu’il est temps d’écrire un article d’avoir ce qu’on appelle le syndrome de la page blanche. Cette maladie infâme qui nous atteint peut engendrer plusieurs symptômes tels que la faim, l’ennuie, une envie incontrôlable d’écouter un film ou un épisode de rage inégalé. Tout ceci pour dire que cela arrive parfois, mais en contrepartie, tel qu’est le cas pour ma critique de L’honnête homme : un one Woman show, il arrive aussi que l’on soit confronté à l’incroyable défi de choisir les éléments qui seront énoncés et surtout ceux qui n’y seront pas. L’œuvre ici en question ne peut pas vraiment être qualifiée d’œuvre, car ce n’est pas un spectacle que j’ai été voir ni une pièce de théâtre ou encore un « show » d’humour, c’est une expérience, c’est une rafale d’émotion et un tourbillon de sens. L’œuvre créée par plusieurs collaborateurs dont Geneviève Couture qui fait aussi office d’interprète, mais le mot interprète est ici beaucoup trop fade et ne représente pas la réalité de ce que j’ai vécu dans la salle Fred-Barry du théâtre Denise-Pelletier. Elle fait office de vaisseau, un vaisseau voyageant aux confins de l’âme humaine et ce, qu’elle soit féminine, qu’elle soit masculine ou même qu’elle soit l’union des deux simultanément. J’ai eu la chance de vivre des moments d’intensité et de paix, le tout dans un amalgame chromatique et d’une harmonie cacophonique enivrante. La poésie n’est pas un élément de l’œuvre, je serais plutôt porté à dire que l’œuvre est un élément de la poésie, car tout comme elle, elle respecte une ligne de conduite tout en était libre et absolu. Il n’est pas question ici de suivre l’histoire et d’essayer de comprendre toutes les subtilités et toute la chronologie de l’histoire, car l’on s’y perdrait trop rapidement et l’on passerait à côté du but précis de la pièce, l’amour. Lorsque je dis l’amour, je ne parle pas de celle dont ne nous bombarde la télépoubelle avec la télé-réalité ni par les films clichés si amers de sens présenté par « l’élite» hollywoodienne, je parle bien entendu de celle que l’on ressent pour une chose que l’on trouve belle, celle qu’on ressent pour la poésie, pour l’art. Très nombreux sont les thèmes apportés tout au long et la poésie de chacun d’eux crie une émotion différente. La pièce est renforcée par un support audio absolument majestueux, musique poétique composée pour la pièce nous garde sans cesse dans l’univers. Il m’est arrivé à quelque reprise de fermer les yeux seulement pour mieux vivres les sons et me perdre dans la beauté de la composition.
    La pièce L’honnête homme : un one woman show est du 27 février au 9 mars à la salle Fred Barry du théâtre Denise Pelletier, une œuvre qui a sans équivoque marquée ma vision sur plusieurs aspects de la vie et qui m’a apporté jusqu’à des endroits enfouis dans le sable de ma mémoire sensorielle. Il va sans dire que je recommande de le voir à tous ceux qui ont envie de vivre une expérience unique en plusieurs dimensions.

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    11 septembre 2015
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