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La lanterne rouge: une histoire d’amour et de jalousie

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    Dernièrement, la troupe de ballet national de Chine a présenté la lanterne rouge, un spectacle basé sur le roman Épouse et Concubine de Su tong qui a paru en 1990. L’histoire est classique, elle raconte l’histoire d’un amour impossible entre un artiste et la jolie Lotus. Cette jeune fille est la deuxième concubine d’un maître cruel ou elle est prise entre les jeux d’orgueil et de jalousie entre l’épouse officielle et les autres concubines. Bien entendu, tous les personnages dignes de sympathie doivent mourir à la fin.

    Pour les connaisseurs qui cherchent une originalité dans l’exécution de la danse, cette pièce peut être un peu décevante. En effet, la recherche dans le mouvement est absolument absente malgré une technique. Par contre, pour les non-initiés, ce ballet est génial. Au niveau de l’histoire, les petites guerres entre l’épouse et la première concubine sont cocasses et adoucissent le caractère tragique. Chaque personnage était très bien joué et l’émotion était très bien ressentie du début à la fin. Il n’y avait pas trop de longueurs, le rythme était soutenu par les changements de scène assez rapide. Par contre, je ne me tairai pas d’éloges sur les costumes. Les différentes textures de tissus et les couleurs vives étaient impressionnantes et très agréables à regarder. Les longueurs et la complexité des robes, auraient pu nuire à l’appréciation des lignes, mais les drapés et les plis étaient dessinés intelligemment pour mettre en valeurs tous les mouvements. Je dois aussi lever mon chapeau aux danseurs qui ont su bouger dans de tels vêtements complexes. Finalement, une grande partie de la réussite de la pièce repose sur le décor. Les jeux d’ombres et de lumières ont accentué la cruauté du maître, ont accentué le sentiment de peur du public. Les personnages traversant les parois de papiers qu’on croyait permanent transmettaient le sentiment d’urgence chez les spectateurs et surtout, la fusillade finale était représentée par des jeux de décours absolument ahurissants. Les danseurs, les émotions et la simple beauté des robes ont été en symbiose pendant deux heures pour notre plus grand plaisir.




    *Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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