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  • Marcel Pagnol écrivit au début des années 30 la Trilogie marseillaise, oeuvre de trois pièces de thèâtre intitulées Marius, Fanny et César. Le théâtre du Rideau Vert présente en ce moment les deux premiers volets de cette trilogie, forte d’un immense succès populaire et adaptée plusieurs fois au cinéma.

    La pièce nous transporte dans le Vieux Port de Marseille dans France populaire des années 20. Marius, employé comme garçon de café au Bar de la Marine tenu par son père César, rêve de devenir marin. Fanny, jeune vendeuse de coquillages, est éprise de Marius alors qu’elle est demandée en mariage par le riche mais vieux commerçant Panisse. Marius, déchiré entre l’appel de la mer et l’amour de Fanny, doit rapidement prendre une décision avant le départ de la Malaisie direction Aden, Bombay, les Îles-sous-le-Vent …

    Si le scénario est digne d’une tragédie classique, le ton de la pièce est clairement celui de la comédie. Le style unique de Pagnol est extrêmement efficace ; les répliques fusent et le langage fleuri et imagé est à mourir de rire.

    L’ensemble est remarquablement interprété. On retrouve notamment dans le rôle de César un Rémy Girard (que vous avez vu notamment dans Les invasions barbares et Le déclin de l’empire américain) impérial et en pleine maîtrise de la langue de Pagnol. Il s’impose de façon assez évidente comme le personnage principal de la pièce aux côtés de Manuel Tadros (Panisse).

    Qui dit Marseille, dit accent très particulier et le metteur en scène a fait le choix de le respecter. Si Rémy Girard s’en sort à merveille, certains comédiens n’ont pas réussi à atteindre le même niveau (on ne peut pas vraiment le leur reprocher) et le résultat est donc mitigé.

    La mise en scène est de façon générale très conforme à l’oevre originale. Les décors sont quant à eux très réussis et on apprécie tout particulièrement la rotation du plateau circulaire pendant les phases de transition comme pour montrer le temps qui passe.

    Le temps d’un spectacle très rafraîchissant, on se sent réellement dans le Sud de la France et l’on rit de bon coeur du caractère escessif, orageux mais très sensible des méridionaux.

    Pour plus d’infos : www.rideauvert.qc.ca

    Crédit photo : Jean-François Hamelin

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    4 septembre 2015
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