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  • Le vendredi 8 février l’Orchestre Symphonique de Montréal (OSM) mettait à l’honneur le continent amé-ricain le temps d’une matinée musicale. Le concert s’articulait autour du compositeur tchèque Antonin Dvorak (1841-1904) et de sa découverte du “Nouveau Monde” à la fin du XIXème siècle. Alors nommé directeur du Conservatoire de New-York, il compose la 9e Symphonie en ré mineur qui est de loin la plus populaire. Dvorak fut très marqué et inspiré par les nouvelles mélodies qu’il découvrit en Amé-rique, plus particulièrement les Negro Spirituals et les chants amérindiens.

    Le concert s’est ouvert sur “Edge Of The World”, oeuvre orchestrale du compositeur canadien John Weinzweig (1913-2006). Comme Dvorak, Weinzweig fut inspiré par la musique amérindienne, et plus précisément la musique innue. Il s’agit d’une ode à la nature rude et primitive du Grand Nord canadien.

    La deuxième partie du concert était également liée au thème du Nouveau Monde : il s’agissait du concerto pour violoncelle N°2 de Victor Herbert (1859-1924). Herbert, irlandais de naissance, a ensei-gné aux côtés de Dvorak au Conservatoire de New-York. Les deux hommes, se cotoyant beaucoup, se sont mutuellement inspirés et ce concerto est stylistiquement proche du célebrissime concerto pour violoncelle du compositeur tchèque. Le soliste violoncelliste Brian Manker, impassible même lors des segments les plus virtuoses, reçut un véritable triomphe de l’audience.

    Ces deux premières parties, en introduisant le thème du concert, ne pouvaient que logiquement se conclure sur la très attendue Symphonie “du Nouveau Monde” de Dvorak.

    La Maison Symphonique de Montréal s’est dotée en 2011 d’une toute nouvelle salle de spectacle qui bénéficie d’une acoustique exceptionnelle que l’on se situe au niveau de l’orchestre ou au dernier balcon. L’intérieur est absolument sublime et le bois de hêtre québécois apporte un véritable confort visuel.

    L’architecte Nagano (bâtisseur de l’Opéra de Lyon) a érigé cette salle comme véritable noyau culturel de la ville de Montréal. Autrefois installé dans la salle Wilfried-Pelletier à l’acoustique médiocre, l’OSM prend un nouveau départ, l’idée étant que les meilleurs orchestres sont tous liés à une salle emblématique.

    La série des matins symphoniques, présentée par la fondation J.A. Desève, se clot le 5 avril avec un concert mettant à l’honneur la symphonie en ré mineur de Céar Franck dirigée par le grand chef d’orchestre Jean-François Rivest.

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    On peut par exemple trouver des places pour étudiants à 25 $ et des forfaits pour les moins de 34 ans sont disponibles : 80 $ pour 3 concerts et 130 $ pour 6 concerts !

    Pour plus d’infos : www.osm.ca

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