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  • Lors de la fin de semaine du Super Bowl 2011, les Carabins de l’Université de Montréal ont accueilli 2000 fans de football américain au Cepsum pour une célébration du sport 100% américain. L’évènement était organisé afi n d’aider au fi nancement de la saison sportive 2011-2012.
    En continuation avec le thème de mon dernier article qui traitait d’accomodements raisonnables, cette semaine j’ai décidé de m’accomoder raisonnablement en compagnie de la charmante équipe de cheerleading des Carabins de l’Université de Montréal. Avant de profi ter de la fête donnée en l’honneur du 45è Super Bowl, j’ai rencontré Cindy Charbonneau, l’entraîneure en chef de l’équipe de cheerleading qui était accompagnée d’Alexandra Brassard, Patricia Labrossière et Georges Ambaraghassi, trois de ses athlètes.

    Bonjour chères cheerleaders des Carabins de l’Université de Montréal et merci d’accorder cette entrevue au Polyscope. Pour commencer, vous êtes sûrement au courant que le cheerleading est un sport un peu méconnu.
    Pourriez-vous expliquer les différents types de cheerleading aux lecteurs du Polyscope ?

    Cindy : Il y a plusieurs types de cheerleading. Il y a le cheerleading de compétition qui est le cheerleading plus acrobatique et aussi le cheerleading de spectacle. En gros, le cheerleading de spectacle se voit souvent dans les matchs professionels, soit de football ou de basketball.
    Dans ces représentations, on voit surtout de l’animation qui sert à créer une interaction avec la foule. Par contre, lorsqu’on parle de cheerleading acrobatique ou compétitif, c’est un sport qui est pratiqué sous toutes sortes de formes.
    Il contient de la gymnastique, de la danse, des acrobaties et des pyramides humaines. Dans le cheerleading acrobatique, des compétitions sont organisées pour comparer le niveau d’une équipe à une autre. Il y a six niveaux de cheerleading, dont le sixième qui est le niveau universitaire.
    C’est à ce niveau que l’on va voir des inversions non soutenues et des acrobaties de niveau plus élevé.

    Depuis combien de temps l’équipe de cheerleading de l’UdeM existet’elle
    ?

    Cindy : L’équipe de cheerleading a été créée en 2002 en même temps que la « renaissance » de l’équipe de football. À ses débuts, l’équipe de cheerleading était une équipe d’animation de l’Université de Montréal.
    Par la suite, l’équipe a été reformée en tant qu’équipe excellence de sport Carabins en septembre 2010.
    Cette année sera notre première année dans un circuit compétitif universitaire avec des règles définies.
    Dans l’équipe de cheerleading des Carabins, les gars ont leur place très distincte.

    Est-ce que vous pourriez décrire leurs rôles spécifiques et ce qu’ils font différemment des filles ?

    Georges : Il y a trois positions officielles dans un équipe de cheerleading: les voltiges, les bases latérales et la base arrière. Souvent ces dernières personnes doivent être un peu plus grandes que les bases latérales pour être efficaces dans leur rôle et c’est souvent les gars qui l’assumeront. Dans une performance, il y a souvent un volet co-ed où un gars et une fille sont jumelés. Le gars doit projeter la fille et l’attraper à lui tout seul à deux mains. L’avantage des gars est d’avoir une masse musculaire plus élevée que les filles. C’est cette masse musculaire plus importante qui leur permet de bien faire ceci.

    Est-ce que les gars font aussi des acrobaties sur le sol et dans les airs?

    Georges: Si les gars recrutés ont un background en gymnastique, ils vont souvent faire des acrobaties sur le sol. Tous les athlètes doivent travailler sur le côté gymnastique, parce que dans une compétition, l’idéal est que tous les membres soient au même niveau et capables d’exécuter le même nombre d’éléments. On s’attend à ce que les gars soient en mesure de faire autant d’acrobaties que les filles.
    Par contre, il y a une différence entre les gars et les filles : nous ne sommes jamais dans les airs !

    Cindy : Des fois ils le sont mais c’est un peu « creepy ». Disons que ce n’est pas visuellement très attrayant. [rires]

    Georges : C’est vrai. [rires]
    Il y a quelques années, il y a eu une mode à Hollywood où les compagnies de films sortaient des blockbusters sur le cheerleading.
    Personnellement, c’est de cette façon que j’ai appris l’existence du sport. Que pensez-vous de ces films et de leur rôle sur la perception de votre sport par le public ?

    Ces films ont-ils joué un rôle positif dans la popularisation de votre sport ?

    Patricia : C’est sûr que ces films ont voulu créer une image du sport qui était vraiment exagérée.
    En tant que sport, je crois que ces films sont une image représentative des trucs qu’on fait. Dans ces films, il y a des acrobaties mais aussi de la danse. Par contre, si on se fie aux films comme «Le tout pour le tout»,
    le rôle principal de l’équipe de cheerleaders est d’encourager l’équipe de football de l’école.
    Je pense que c’est au niveau des attitudes des athlètes ont que les films divergent de la réalité. Nous, on met l’emphase sur l’esprit d’équipe et nous ne sommes pas que des filles blondes qui sont là pour performer et pour faire des beaux sourires. On est plus que ça. Nous sommes des étudiantes à l’université et on étudie toutes pour un avenir qu’on aimerait avoir. C’est à ce niveau là que l’image présentée des films diverge avec la réalité. Je pense que ces films ont créé certains stéréotypes envers le cheerleading. Lorsqu’on dit que nous sommes des cheerleaders, les personnes pensent qu’on joue avec des pompoms et qu’on ne fait qu’animer des games de football. Contrairement à ce qu’on voit parfois dans ces films, on est des athlètes à la base.

    Dans le football universitaire, si un joueur est extrêmement bon et performe bien, il y a des possibilités d’avancement pour lui. Il peut aller jouer pour la CFL et se bâtir une carrière professionelle.
    Est-ce que cette même possibilité est présente pour les athlètes de cheerleading universitaire ?

    Alexandra : Présentement, non.
    Il n’existe pas de ligue professionelle de cheerleading. Par contre, il existe des équipes très expérimentées comme la « Team Canada »
    qui regroupe les meilleurs athlètes du pays. Aussi, à chaque année, une compétition mondiale a lieu à Orlando où les meilleures équipes du monde s’affrontent. Il y a la possibilité de participer dans ces équipes et compétitions de haut niveau, mais il n’y a pas de ligue professionelle comparables à celles du football.

    Sur les canaux de télévision spécialisés en sports les compétitions de cheerleading de haut niveau sont elles diffusées ?

    Alexandra : Oui, les compétitions mondiales sont présentées à RDS et sur ESPN.

    Avez vous des compétitions importantes qui s’en viennent dans un avenir approché ?

    Alexandra : Le 19 mars aura lieu la finale de la ligue universitaire qui existe depuis cette année. Ce sera notre première compétition dans cette ligue et elle aura lieu à Québec.

    Merci d’avoir discuté avec le Polyscope. Avant de mettre fin à cette entrevue, j’ai une dernière question pour vous. Vu qu’on se rencontre à cause du Super Bowl : Packers ou Steelers ?

    Cindy : Les Packers bien sûr !

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