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  • Récemment, on voyait aux nouvelles que le dépotoir de Lachenaie, le plus gros au Québec, qui dessert le tiers de la ville de Montréal, a besoin d’être agrandi à court terme afin de répondre à la demande grandissante d’enfouissement de déchets. On dénote depuis les dernières années que la quantité de déchets a augmenté, entre autres, à cause de la croissance économique et du recyclage insuffisant de la part des consommateurs. Une autre solution pour réduire la quantité de déchets domestiques est le compostage. En effet, les déchets organiques composent de 30 à 50 % de notre poubelle. De plus, le compost a l’avantage de perdre les deux tiers de son volume au cours de sa décomposition.

    Lors du dernier Gala Forces Avenir, le projet lauréat dans la catégorie environnement était celui de deux étudiantes de Concordia qui ont mis sur pied un système de compostage des déchets organiques de l’université. Cette initiative, nommée R4 Compost, a pour objectif de réduire de 60 % les matières putrescibles (résidus verts et alimentaires) expédiées à l’enfouissement, tel qu’établi par la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008. Pour l’Université Concordia, ceci représente 100 tonnes de matière à revaloriser par année. Actuellement, environ sept tonnes sont compostées annuellement et servent à l’entretien de l’aménagement paysager des campus. Ainsi, en plus de diminuer la pression sur les dépotoirs, l’université économisera 120 $ par tonne en dépenses d’enfouissement et de transport des déchets. Un autre avantage, celui-là de plus en plus populaire, est la diminution d’émissions de gaz à effet de serre. En effet, lorsqu’un compost est bien fait, c’est-à-dire bien aéré et humidifié, la décomposition ne dégage pas de méthane issu de réactions anaérobies, mais du dioxyde de carbone. Comme le méthane est un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone, on obtient ainsi une réduction des impacts sur le climat.

    Comme la cafétéria de Poly produit déjà beaucoup de déchets à cause de sa vaisselle jetable, il serait peut-être une bonne idée de pratiquer le compostage. En plus de réduire l’émission de gaz à effet de serre rattachée à l’enfouissement et au transport des déchets, le compost ainsi produit pourrait, comme à Concordia, servir à l’aménagement paysager de l’École. Il serait même possible de vendre les surplus.

    Vous vivez en appartement et n’avez pas de terrain? Le compostage est tout de même à votre portée. Le site des éco-quartiers décrit comment il est possible d’entretenir un bac de compost à l’intérieur de son appartement. En effet, les réactions aérobies du compost en santé ne dégagent pas d’odeur. De plus, pour accélérer le processus, il est possible d’utiliser des vers de terre. Il s’agit de vermicompostage. Il est possible de se procurer de ces vidangeurs à Concordia, tout comme un ensemble de compostage au prix coûtant. Les éco-quartier le font également pour ceux qui vivent à Montréal. Vous devez avoir une preuve de résidence et 25 $ en argent comptant.

    Finalement, le compostage s’inscrit dans la dynamique des 3R : réduction, réutilisation et recyclage. Sa pratique permet de ralentir le remplissage des sites d’enfouissement et de donner une deuxième vie aux déchets organiques. À vous de jouer!

    http://sustainable.concordia.ca/ourinitiatives/r4/compost/compostathome/ (en anglais)

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    Cover Vol. 48 Numéro 13
    Volume 48, Numéro 13*
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