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Just’un essai : Que l’on conteste ce contexte!

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  • Chronique en toutes lettres d'un scientifique analysant des textes sciemment estropiés par des lettrés.

    Le saviez-vous? Un meurtrier se cache parmi nous, dans nos assiettes, dans nos forêts et même dans le local du Polyscope! Non, je ne plaisante pas, cette infamie est responsable de centaines de milliers de morts par an. Mais quelle est donc cette entité? Comment peut-elle se trouver partout? Tout simplement, il s’agit du MODH, substance chimique mortelle. En effet, le MODH peut tuer par inhalation l’Homme et, même à forte dose, par ingestion.

    L’heure est-elle terriblement grave? En effet, défait sera le candide ayant osé défier le flot de ses effets et des faits sont ici exposés pour le prouver. L’inhalation accidentelle de ce produit a causé la mort de plus de 200 000 personnes en 2011, son exposition sous forme solide a même tué jusqu’au Québec le mois dernier, sa forme gazeuse a déjà tué en Islande et dans le Wyoming. Les humains ne sont pas ses seules victimes; le MODH peut endommager des installations électriques et même détruire des constructions entières.

    Chimiquement, le MODH est un puissant solvant pour l’industrie. Il est une espèce amphotère et polaire, ce qui explique l’intérêt des chercheurs pour ses propriétés. Il se trouve que des études cliniques ont prouvé que des patients en avaient dans leur propre sang tout en survivant. Résultat fascinant pour un produit autant dangereux. Hélas, nous vivons bien souvent dans l’inconscience des dangers de cette substance : selon des résultats avérés par mes soins, les Montréalais du Vieux-Port vivraient paisiblement près d’un dépôt de plusieurs milliers de tonnes de MODH, sans s’en même s’en soucier.

    Géopolitiquement, les gouvernements du monde entier dépensent des millions et des millions de dollars pour acquérir le contrôle et stocker encore plus de MODH. Rassurons-nous, le Canada en contrôle la plus grande réserve à l’échelon mondial et les groupuscules bellicistes faisant trembler l’Europe n’en disposent que de très peu au Moyen-Orient. D’ailleurs, plusieurs conflits ont déjà éclaté en Amérique Latine pour son monopole, il faut s’en méfier, le MODH peut éclabousser la paix mondiale.

    Oh, j’allais oublier de préciser… mais que signifie cet acronyme? MODH signifie MOnoxyde de DiHydrogène, autrement connu sous sa formule chimique H20… C’est clair comme de l’eau de source maintenant n’est-ce pas? Non, je ne vous ai pas mené en bateau, voguez-donc de haut en bas cet article en vous rappelant que l’eau en bat quotidiennement plus d’un! Noyés dans vos considérations, vous n’avez certainement pas vu venir la vague.

    Fusse-il en vain que j’en eusse mis dans mon vin? Quelle est donc la source de cet article? Je me suis inspiré fortement d’un article du biologiste Éric Lachner (1988) afin de vous éclabousser un peu. Se mouiller pour défendre le contexte et le bon emploi des mots fait corps avec le journalisme. Sombrer en opinant si nul ne conteste les maux de la désinformation fait le jeu de l’obscurantisme. Il faut ainsi se réveiller, savoir monter en surface, prendre une bouffée de bon sens avant de basculer dans l’ivresse des profondeurs de ses certitudes. Nous nous devons d’entreprendre une réflexion critique sur chaque chose en ce monde, ne pas rester prisonniers du déterminisme digne des temps antérieurs aux équations de Boltzmann, le même qui disait que tout système fermé et isolé ne pouvait voir que son désordre augmenter.

    J’aime bien à rappeler Rabelais : science sans conscience n’est que ruine de l’âme; même si l’on vous en blâme, une petite question face à un monolithe de certitude peut vous éviter la submersion totale. À bon entendeur!

     




    *Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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