Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Black Marble – It’s Immaterial (Ghostly International)

Aucun champ n'est obligatoire



  • par Justine Pepin

    Quelque chose qui ne m’arrive jamais m’est arrivé grâce à cet album, et c’est pourquoi je tiens à vous le partager. Il se trouve que, le premier matin de la semaine de relâche, je m’étais levée fort tôt comme à mon habitude alors que j’aurais pourtant voulu dormir pour rattraper les heures de sommeil manquées pour cause d’intras. Ce lever trop prompt n’était pas volontaire; c’était tout simplement mon horloge interne qui sonnait les mâtines, et à cet appel il m’est d’ordinaire impossible de me rendormir dès lors jusqu’au soir. Tout embrumée, j’étais alors descendue déjeuner, et avait pris soin de demander à l’algorithme de YouTube de me fournir une trame sonore pour me réveiller en douceur. Lorsque qu’It’s Immaterial avait commencé, je m’étais sentie irrémédiablement attirée par mon lit; je m’étais donc recouchée, mon ordinateur avec moi et mes écouteurs aux oreilles. À mon réveil, l’album était fini et j’avais réussi l’exploit personnel de me rendormir.

    Je ne tentai pas de retrouver ce que j’avais entendu jusqu’à tout récemment, puisque je croyais que cette musique n’était bonne qu’à assoupir les esprits matinaux les plus résistants. Cependant, curieuse, je remis la main dessus et j’en fus contente. Voici donc les spécifications de ce disque.

    L’artiste californien Black Marble, de son vrai nom Chris Stewart, a sorti son deuxième album studio le 30 septembre 2016 avec le label Ghostly International. Le petit opus, baptisé It’s Immaterial, porte très bien son nom : la voix du musicien, qu’on entend distante et brouillée par l’écho, laisse place à la basse, à la guitare et au synthétiseur dont les rythmes, à défaut de se distinguer par leur originalité, soulignent bien le caractère du disque tout en préservant l’homogénéité de l’œuvre. Résultat : une ambiance très réussie qui nous rappelle les chaudes et longues journées d’été qu’on a oublié d’immortaliser avec notre Kodak lorsque nous étions petits. Un défaut de l’album est sa durée : trente-six petites minutes qui passent tellement vite qu’on s’étonne à chaque écoute que ce soit déjà fini. Si vous cherchez une trame sonore pour étudier ou pour que le soleil revienne plus vite en ce début de printemps, alors It’s Immaterial est pour vous! À écouter : Woods, Self-Guided Tours.

    Mots-clés : Musique (183)



    *Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
    Aucun champ n'est obligatoire