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Arista Foods :Pour une alimentation orientée vers le développement durable

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    Jean-Philippe Bisson, finissant en génie géologique avec l’orientation développement durable, et Gabriel Péloquin, gradué en génie aérospatial de Polytechnique Montréal, ont fondé ensemble Arista Foods, une compagnie qui fait des pâtes à haute teneur protéinique avec de la farine de grillon.

    Poly-E : Quel est le nom de votre entreprise?

    Jean-Philippe : Notre entreprise se nomme Arista Foods. Nous avons comme objectif de faire la promotion d’habitudes de consommation écoresponsables en produisant des pâtes à haute teneur protéinique qui incorporent de la farine de grillon.

    Poly-E : Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer votre entreprise, ou qui vous y a incité?

    Jean-Philippe : Je pense que ce qui caractérise le plus les entrepreneurs de notre génération, c’est qu’on veut vraiment avoir un impact dans le monde. Donc, il y a plein d’entrepreneurs qui veulent changer le monde, faire une différence, et c’est ce qui m’a motivé le plus à lancer mon entreprise. Au cours des formations que j’ai eues en développement durable à Polytechnique, j’ai vraiment été sensibilisé aux enjeux environnementaux. Mon objectif, c’est de tout le temps trouver de nouvelles solutions qui pourraient nous permettre de changer le monde à notre façon.

    Poly-E : Comment avez-vous identifié votre idée d’entreprise?

    Gabriel : Notre idée d’entreprise est née du fait qu’on voulait changer le monde. Je dirais que quand on voit un problème qui existe dans le monde, il y trois options. La première option est l’inaction : ne rien faire et attendre que ça change. La deuxième option est de faire son possible tout en restant dans sa zone de confort. La troisième option est de véritablement prendre action. Avec Arista Foods, on a choisi la troisième option : notre idée est venue de ce désir de changer le monde.

    Poly-E : Quels sont les problèmes auxquels vous avez dû faire face pour lancer et faire fonctionner votre entreprise?

    Gabriel : Je dirais que le principal problème, quand nous avons lancé notre entreprise, a été justement de se décider à la lancer. Dès qu’on se dit qu’on veut être entrepreneur, parce que c’est un peu un choix de carrière de vouloir être entrepreneur, il faut également se dire : « À partir de maintenant, mes énergies vont aller dans cette entreprise-là. » C’est un défi en soi que de se l’admettre, de se dire : « Je vais prendre le temps me consacrer à quelque chose d’assez risqué. » Être entrepreneur, c’est dealer dans des situations d’extrême incertitude. Un principal problème que nous avons dû régler était donc de se décider à partir. Cependant, une fois que nous sommes partis, sky is the limit!

    Poly-E : Quelles étaient vos sources ou opportunités et concours pour mettre sur pied votre projet?

    Jean-Philippe : Une des premières choses qui est arrivée dans notre démarche est que nous avons commencé par nous inscrire à des concours entrepreneuriaux. Nous n’avions pas la moindre idée quant à savoir si nous serions pris, parce que nous n’avions jamais participé à de tels concours auparavant. Donc, nous avons rempli les documents nécessaires pour le faire et finalement nous avons été très surpris, parce que non seulement nous avons été pris, mais nous avons aussi remporté beaucoup de concours entrepreneuriaux. Personnellement, je recommanderais aux gens qui veulent se lancer en entreprenariat de s’inscrire et de participer aux activités entrepreneuriales, parce que c’est quand on est mis en contact avec les gens du domaine qu’une idée peut se concrétiser. C’est donc de rencontrer ces gens-là qui ont déjà parti des business et qui s’intéressent à ton projet qui permet d’amener un projet plus loin et de concrétiser ce qu’on fait.

    Poly-E : Quels conseils donneriez-vous aux étudiants de Polytechnique qui veulent entamer un projet comme le vôtre?

    Gabriel : Le principal conseil, à mon avis, c’est de ne pas avoir peur de se lancer. Également, mettre son projet sur papier permet de le montrer aux gens et de leur demander ce qu’ils en pensent.

    Jean-Philippe : Je leur dirais d’essayer les choses. Il y a beaucoup d’entrepreneurs à succès qui n’en sont pas à leur première entreprise, qui ont eu des échecs avant et qui ont tellement appris de leurs échecs. C’est de ne pas avoir peur d’essayer de faire quelque chose, même si ça ne marche pas. C’est juste d’y aller, en affaires! Aussi, se familiariser avec le monde de l’entreprenariat, participer aux concours ou aller voir les ressources disponibles permet de rencontrer des entrepreneurs et de voir que ce sont des êtres humains comme n’importe qui. On se rend compte qu’il n’y a pas un type d’entrepreneur en particulier, qu’il y a toutes sortes de personnes qui peuvent être entrepreneurs.

    À gauche : Gabriel Péloquin. À droite : Jean-Philippe Bisson
    © Poly-E

    Mots-clés : Entrepreneuriat (16)



    *Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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