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Le journal des étudiants de Polytechnique Montréal
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Aperçu article Inégalités en recherche amoureuse 2.0
© Paomedia/iconFinder

Qu’est-ce que la recherche de l’amour pour les célibataires? Les moyens populaires à l’époque de nos parents ou de nos grand-parents ne sont plus la tendance d’aujourd’hui. Les gens contemporains utilisent plus ou moins le speed dating ou abordent rarement un(e) ravissant(e) inconnu(e) dans un lieu public. À la place, Internet et la technologie dite « intelligente » encouragent une paresse pour chercher l’âme soeur. Le temps plein et les heures supplémentaires l’obligent. Tinder est au cœur ce que Snapchat est au cerveau.

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  • Discrimination de base

    Ah! Pauvre célibataire que je suis. Même si je vais sur une application de rencontre telle que Tinder ou sur un site de rencontre populaire au Québec, il y a plusieurs dénominateurs communs qui me sont imposés. Je suis une minorité visible, la probabilité que la « majorité silencieuse » veuille se connecter avec moi est faible et je n’ai pas d’enthousiasme d’être en face de visages inanimés. Même si nous voulons être une société égalitaire, sans discrimination ethnique notamment, c’est incomparable quand il est question de cœur ou de préférence sexuelle. En fait, c’est parmi les choses indiscutables de ce monde.

    Discrimination basse

    Quand le moteur de recherche d’un site de rencontre permet de discriminer les résultats selon la couleur des cheveux ou des yeux, c’est un peu tiré par les cheveux! Du moins, c’est mon opinion. Nous sommes des êtres humains avec une capacité de surpasser nos instincts animaux, vestiges de nos lointains ancêtres. Lorsqu’il vient le temps de choisir un partenaire, nous ne sommes pas comme les nasiques, singes avec un long nez, dont la séduction repose sur la taille dudit nez. Bref, nous, humains, nous ne sommes généralement pas arrêtés aux caractéristiques physiques du partenaire, quand même. Du moins, pas moi.

    J’ai mal aux yeux

    L’autre dénominateur commun concerne les photos de profil elles-mêmes. Des photos parfois floues, pixélisées, des gens qui fixent toujours l’objectif de la caméra, des égoportraits, des photos d’acrobaties et autres déformations optiques. Tant qu’à perdre son temps à se faire mal aux yeux devant un écran pour admirer une piètre représentation de la réalité d’une personne, aussi bien rencontrer de vraies gens en face à face de nos propres yeux en haute définition. Encore faut-il que le temps le permette.

    Société d’individualisme

    Je préfèrerais parler aux gens quand l’occasion le permet. La différence entre « l’occasion le permet » et « l’occasion se présente », c’est que ce dernier est possible en tout temps quand nous nous trouvons dans l’espace public. Encore faut-il un contexte approprié pour aborder une personne, sans être dans la défensive. Il s’agit ici de « l’occasion le permet ». Nous pouvons, en théorie, aborder toute personne qui foudroie notre cœur, mais notre société nous pousse à nous enfermer dans une bulle psychologique où nous ne voulons pas parler aux inconnus aux alentours et nous ne nous attendons pas à être abordés. Raison des pages Spotted sur Facebook.

    Bref, si vous êtes une gente demoiselle célibataire qui cherche aussi l’amour et une relation sérieuse, je me décris comme étant un jeune homme réfléchi, ouvert d’esprit, avec une personnalité tendre comme un petit pain chaud.




    *Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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