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Chi-Huy chiale en ra-fa-fa-fales!

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    Un sèche-mains à Polytechnique. © Chi-Huy Trinh

    On est en 2017, c’est juste 2016+1, 2015+2, etc. On est juste une journée de plus qu’hier, et ainsi de suite. Qu’est-ce que je m’en balance, nouvelle année ou pas! Changer les chiffres d’une date a rarement (voire jamais) déclenché l’illumination chez l’humain à devenir meilleur et à prendre conscience de son existence.

    Tunnel de la rampe

    Le 23 novembre 2016, la surprise était l’annonce tardive par l’Université de Montréal que le tunnel de la rampe ne sera pas terminé comme prévu. Mais ce qui n’était pas surprenant du tout était que les travaux ne finiraient pas suivant cette date annoncée de la fin des travaux, c’est-à-dire novembre 2016, le même mois. Voyez l’absurdité. Dans une société qui s’est défaite des dogmes religieux et qui se bâtit avec les connaissances scientifiques, même au 21e siècle, prédire la durée des travaux de construction demeure encore une science occulte, au même titre que l’homéopathie. Généralement, le gazon est toujours plus vert dans la cour du voisin, mais pas dans ce cas-ci; on est aussi pire que d’autres pays.

    Avec l’information que les médias nous ont donné sur l’industrie de la construction, la corruption et les quelques ingénieurs qui y ont été impliqués, c’est à croire que notre nation est tellement impuissante dans la poursuite de l’érection d’une société juste et égalitaire qu’elle est incapable de se (permettre de) donner un plan d’avenir et se bâtir une réelle fierté. Sommes-nous pissous de l’amélioration?

    Les sèche-mains

    Ceux et celles qui n’ont pas mis leurs pieds proche ou dans une toilette de la prestigieuse École Polytechnique de Montréal manquent… rien. En effet, il n’y a rien d’extraordinaire dans le sens positif du terme. Moi, étudiant à Polytechnique, il m’est arrivé de devoir l’utiliser. Or, le vice caché qu’on retrouve dans toute toilette somme toute normale est le sèche-mains : une puissante souffleuse à feuilles collé au mur, avec tous les avantages de la puissance d’une souffleuse à feuilles, avec tous les désavantages d’une souffleuse à feuilles, c’est-à-dire le bruit et le facteur éolien.

    Raisonnons un peu avec nos connaissances scientifiques de base. À Polytechnique, pour sécher nos mains avec un sèche-mains, on veut que l’eau à l’état liquide devienne gazeuse rapidement. Pour ce faire, il y a une façon d’augmenter la vitesse de vaporisation : augmenter la température de l’eau. Alors, que diantre impliquer, de façon substantielle, le facteur éolien dans ces sèche-mains!? Aussi, plus on augmente le bruit du blower, plus ça ne sèche pas mieux les mains! Par ailleurs, les toilettes du Pavillon principal accueillent depuis 1958 des futurs ingénieurs. Puis après une mise à jour de la quincaillerie des toilettes (probablement) avant l’an 2000, personne n’a encore compris que ces sèche-mains sont simplement les moins efficaces et donc, non-éco-énergétiques! Presqu’une violation du concept de développement durable en ingénierie! Puis l’École récidive effectivement au 21e siècle, quand les nouveaux pavillons Claudette-MacKay-Lassonde et Pierre-Lassonde (wow! Tout un long nom pour un pavillon!) sont construits et fonctionnels. Des gens n’ont donc pas compris, même en 2017, que ces blowers sont des souffleuses à feuilles déguisées en sèche-mains qui vont assurément nous rendre sourd à petit feu, puisqu’on ne s’entend même pas parler avec le bruit. Or, puisqu’une conversation avoisine les 60 décibels, le blower dépasse largement cette valeur, qui est rien de plus simplement nuisible à l’ouïe, surtout quand le bruit est constant durant toute la durée de fonctionnement!




    *Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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