Le Polyscope http://www.polyscope.qc.ca Le journal des étudiants de Polytechnique Montréal Fri, 21 Apr 2017 03:52:02 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.4 Le Polyscope a testé : le suicide http://www.polyscope.qc.ca/?p=15746 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15746#respond Wed, 05 Apr 2017 15:22:04 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15746 UN PREMIER APERÇU

Noir. Silence dans la salle. Le rideau s’ouvre sur Benoît, debout sur la table de son salon, corde de pendu autour du cou, petit chapeau de fête au sommet du crâne et crécelle entre les dents : pour cause, c’est son anniversaire, et il attend ses amis pour le fêter. C’est alors que Serge, Miriam, Louise et Luc, pleins de bonnes intentions, débarquent chez lui en pensant lui organiser le meilleur surprise party de sa vie, et se retrouvent bien malgré eux obligés de jouer à l’activité pour le moins originale de Benoît : un « jeu du pendu », grandeur nature. Et l’énigme de la soirée est de lui trouver une bonne raison pour continuer à vivre : « Les anniversaires sont imprégnés de l’idée de notre propre mort. Et je dis que si on les célèbre dans le luxe, la gourmandise et les excès, c’est pour s’empêcher de penser qu’on va mourir. Mais moi, le jour de ma venue au monde, ça m’exalte de penser à ma mort. Ça m’oblige à me demander : « Qu’est-ce que je dois faire avant de crever, putain? » C’est extraordinaire, avoir la mort comme compagne de fête! »

Une fois la stupeur passée, chaque personnage réagit à sa manière, oscillant entre ménager la psychologie d’un ami cher, et lui en vouloir terriblement pour les avoir mis au milieu de cette scène absurde; le tout avec plus ou moins de compassion pour notre protagoniste principal : « On s’en va. Toi tu te pends tranquillement, à ton rythme, sans brusquer personne. Ça va tous nous éviter un party plate. De toute façon, tu sauteras pas. ». Puisqu’après tout, peut-être que le pendu n’a pas vraiment envie de se pendre…

UNE COMÉDIE SOCIO-CULTURELLE

Lui voit plutôt son acte provocateur comme un devoir de faire réfléchir son entourage sur la finalité de l’existence : « On a un des plus hauts taux de suicide en Occident. En tant que bon citoyen québécois, c’est normal que parfois j’y pense. Toi, tu y as jamais pensé? ». Bref, dis-moi comment tu te suicides, et je te dirai qui tu es.

Alors, de quoi parle réellement cette pièce ? « On parle films, livres, cul. La semaine suivante : théâtre, films, livres, cul. La semaine d’après : films, théâtre, livres, cul. On finit toujours par parler de cul. ». Pour la faire courte, vous pouvez respirer un bon coup et arrêter de vous cramponner nerveusement aux accoudoirs de votre fauteuil; détendez-vous, vous vous apprêtez à voir une comédie.

Néanmoins, comme dans toute comédie humaine, il y a bien un petit refrain lancinant, qui justifie toute l’écriture de cette farce osée. Et j’en vois même deux ici. Le personnage de Benoît souhaite d’abord nous amener à prendre un peu de recul sur notre propre vie : tout cynique qu’il est, il nous regarde écouler nos jours tels les hommes de l’allégorie de la caverne de Platon, prisonniers volontaires mais pas nécessairement conscients de notre routine quotidienne. « Y a deux mille ans, à Rome, on disait du pain et des jeux. Aujourd’hui, au Québec, on pourrait dire du pain sept céréales et des casinos. Beau progrès! » Au-delà de lever le nez de notre guidon, Benoît nous exhorte aussi à oser vivre pleinement : « J’veux pas faire d’enfant avec nostalgie, j’veux en faire avec frayeur. J’veux aimer, j’veux vivre avec frayeur. » Ne pas se contenter de faire ce que les normes sociales attendent de nous. Sortir de la caverne, c’est aussi apprécier le soleil dans toute sa splendeur, et pas seulement la faible lueur des quelques rayons timides arrivant à se frayer un chemin sous terre. C’est explorer toute la palette des émotions, renverser l’ordre social établi, et oser. Oser monter sur une table de pendu, oser faire chier ses amis, oser ne pas être heureux le jour de sa fête.

UNE ÉCRITURE MILLIMÉTRÉE ET DES PERSONNAGES ATTACHANTS

Ce qu’on aime particulièrement dans cette pièce, c’est son écriture, qui dépeint avec un esprit parfois bienveillant, parfois un peu grinçant, mais toujours drôle, ces petites absurdités pathétiques mais vraies de notre quotidien. Le personnage principal de la pièce, Arlequin sombre des temps modernes, incarne le cynisme à la perfection, et tourne maladivement tout au sarcasme. On se délecte alors de chacune de ses répliques savamment millimétrées, brillant d’un humour aussi noir qu’absurde : « Tout ce que j’ai trouvé à dire, c’était que le Tibet était en train de devenir un Disney World ésotérique, et de me ramener un dalaï-lama en peluche. »

On aime aussi rire de tous ces personnages qui tentent tant bien que mal d’adapter leurs réactions à cette situation inouïe, à l’image de Louise qui se résout enfin à prendre son courage à deux mains pour avouer à Benoît, corde de pendu autour du cou : « Benoît, je prends la liberté de te le dire franchement : je pense que tu vas vraiment pas bien. ». Ainsi, face à cette situation extrême et repoussés dans leurs derniers retranchements émotionnels, les personnages sont amenés à se dévoiler un peu plus, ne pouvant s’empêcher de laisser transparaître un peu de leur vrai moi. Remontent alors à la surface ces petites blessures qu’on prend tous soin d’enfouir au plus profond de soi, et de ne surtout pas laisser paraître dans la vie de tous les jours…

Mais par-dessus tout, au fur et à mesure que chaque personnage se livre un peu plus au fil de ses répliques, on finit par s’attacher à chacun d’eux, pour des raisons toutes résolument différentes, parce qu’ils sont tous résolument différents. Chacun apporte quelque chose de bien précis à la pièce que les autres ne peuvent donner; et c’est aussi pour ça que leurs interactions sont si jubilatoires pour le spectateur. On adore rire d’eux, compatir avec eux, être triste ou heureux pour eux.


UNE MISE EN SCÈNE AUDACIEUSE

Un thème universel, une écriture parfaitement pesée, des personnages divertissants, mais ce n’est pas tout. La très talentueuse metteuse en scène ne s’est pas contentée de diriger une poignée de personnages principaux. Ce huis-clos est entrecoupé de deux sketchs, toujours du même auteur, et tirés de l’œuvre Quelques Humains, qui mettent en lumière le passé ou les songes de notre pendu, en compagnie de personnalités toutes plus loufoques les unes que les autres, allant d’une « chouette famille canadienne-française vivant une chic maison unifamiliale », à une marionnette lubrique, Œdipe lui-même, Céline Dion ou presque, en passant par un homme-oiseau s’évertuant à appliquer les enseignements d’un certain Izzrabaran Tantolomek : « Évidemment, Izzrabaran Tantolomek est son nom chamanique. Tout son savoir est basé sur les connaissances secrètes et ésotériques des civilisations incas disparues qui ont été en contact avec les extraterrestres. Vous savez, tout ça ici, ce n’est pas la réalité. En fait, c’est le plan inférieur de la réalité. » Hum, c’est pas faux. Quoi qu’il en soit, même dans le plan inférieur de la réalité, ces deux sketchs agissent comme une paire de poumons en costume de clown : ils viennent faire respirer tout le show, pour le plus grand plaisir du spectateur qui peut s’autoriser quelques minutes à oublier les questions existentialistes et cyniques d’un « ostie d’fêlé » qui n’a pas encore réussi à comprendre comment être heureux dans ce bas-monde.

EN BREF

Petit récapitulatif des bonnes raisons qui doivent vous amener à venir assister à l’une des trois représentations du Jeu du pendu :
– Des répliques cultes : « Œdipe, est-ce que c’est juif? »
– De la poésie : « Toi, mange de la marde! »
– Du courage : « J’en ai des couilles, d’abord. »
– Des questions existentielles : « Avant, je divisais l’Occident entre ceux qui croient en Dieu et ceux qui y croient pas. Aujourd’hui, j’le divise entre ceux qui sont beurre dur et ceux qui sont beurre mou. […] Les mangeurs de margarines sont encore un mystère pour moi. Mais c’est bien, des mystères, y en faut quelques-uns. »
– Des révélations : « La semaine passée, j’ai rêvé que j’étais une McCroquette. »
– De la culture : « L’autre soir en écoutant le Canal D, j’ai vu un documentaire sur le bœuf musqué de la steppe russe. C’est, euh, c’est bon à savoir qu’y a des bœufs musqués dans ce coin-là. »
– De l’amour : « Le pire, c’est que quand j’te vois comme ça, toute belle dans ta robe à fleurs, me dire que j’suis dégueulasse, ça me donne envie de faire quelque chose d’encore plus dégueulasse… te donner rendez-vous. »
– Des questions existentielles bis : « Est-ce aussi vilain que de se masturber devant son petit neveu, père? »

Et si vous avez besoin d’aide pour sortir de votre caverne à vous, ou que vous connaissez quelqu’un dans cette situation; parce que 3 suicides sont commis chaque jour au Québec, parce que plus d’un millier de personnes s’ôtent la vie chaque année, parce que le suicide est un véritable problème de santé publique qui touche des milliers d’entre nous, et parce qu’il est une cause de décès évitable :
Association québécoise de prévention du suicide
1 866-277-3553
http://www.aqps.info/

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Caligula au TNM http://www.polyscope.qc.ca/?p=15734 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15734#respond Tue, 04 Apr 2017 01:38:02 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15734 En cette belle soirée de première, le spectateur moyen était probablement inconscient de l’expérience émotionnelle qu’il s’apprêtait à vivre. Pour les plus avertis, qu’ils soient érudits d’histoire latine ou tout simplement familiers avec l’œuvre de Camus, l’interprétation aussi allait faire des siennes, avec horreur et éclat.

L’œuvre est un classique de l’intello-franco-algérien-blasé par excellence, Albert Camus et mis en scène par René Richard Cyr. Relatant des frasques dégoutantes et des abus de pouvoir déconcertants du tristement célèbre empereur romain, Caius Caesar Germanicus, alias Caligula, l’auteur cherche avant tout à faire réfléchir l’audience sur le pouvoir politique, l’hypocrisie qui en découle et la responsabilité des politiciens. Bien plus qu’un clash bien contre mal, la pièce se veut un plaidoyer des actes libertins et impulsif contre ‘’notre’’ bien ‘’mainstream’’ universalisable et extrêmement facile à défendre. Ce genre de position force l’impliqué à se recentrer dans ses positions les plus excentrées.

La performance de Benoit McGinnis est sans aucun doute un incontournable du spectacle. Bien que Caligula soit jugé comme plus extrême et labellé comme méchant pur, McGinnis arrive à le faire passer par une gamme d’émotions sincères, à travers un spectre très large. Amour, deuil, vengeance, pour finir avec les regrets.

Ce qui est un peu dommage c’est la façon dont l’horreur a été approchée, les scènes de violence un peu trop faciles… Non pas que les quelques spectateurs horrifiés de la scène aient quitté le spectacle soient garants de ce mauvais goût, mais les émotions fortes nécessitent parfois le second degré, demandant certes souvent une idée très originale. Ce qui aurait pu être concrétisé par une mise en scène ponctuelle originale a simplement été personnifié par un viol sec, brutal et bruyant. Choqué? Pas tant. Déçu? Un peu. Par contre et heureusement, le morceau le plus juteux se trouve en aval. Ce n’est que là que le public découvre l’entièreté des motivations de l’empereur et la dynamique finale qu’il entretiendra avec ses consuls. Où donc les désirs impossibles mèneront-ils Caligula? Allez voir cette œuvre explosive, de préférence à plusieurs, car les débats d’après-spectacle seront certainement des plus intéressants!

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Just’un essai : Que l’on conteste ce contexte! http://www.polyscope.qc.ca/?p=15730 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15730#respond Mon, 03 Apr 2017 17:31:43 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15730

Le saviez-vous? Un meurtrier se cache parmi nous, dans nos assiettes, dans nos forêts et même dans le local du Polyscope! Non, je ne plaisante pas, cette infamie est responsable de centaines de milliers de morts par an. Mais quelle est donc cette entité? Comment peut-elle se trouver partout? Tout simplement, il s’agit du MODH, substance chimique mortelle. En effet, le MODH peut tuer par inhalation l’Homme et, même à forte dose, par ingestion.

L’heure est-elle terriblement grave? En effet, défait sera le candide ayant osé défier le flot de ses effets et des faits sont ici exposés pour le prouver. L’inhalation accidentelle de ce produit a causé la mort de plus de 200 000 personnes en 2011, son exposition sous forme solide a même tué jusqu’au Québec le mois dernier, sa forme gazeuse a déjà tué en Islande et dans le Wyoming. Les humains ne sont pas ses seules victimes; le MODH peut endommager des installations électriques et même détruire des constructions entières.

Chimiquement, le MODH est un puissant solvant pour l’industrie. Il est une espèce amphotère et polaire, ce qui explique l’intérêt des chercheurs pour ses propriétés. Il se trouve que des études cliniques ont prouvé que des patients en avaient dans leur propre sang tout en survivant. Résultat fascinant pour un produit autant dangereux. Hélas, nous vivons bien souvent dans l’inconscience des dangers de cette substance : selon des résultats avérés par mes soins, les Montréalais du Vieux-Port vivraient paisiblement près d’un dépôt de plusieurs milliers de tonnes de MODH, sans s’en même s’en soucier.

Géopolitiquement, les gouvernements du monde entier dépensent des millions et des millions de dollars pour acquérir le contrôle et stocker encore plus de MODH. Rassurons-nous, le Canada en contrôle la plus grande réserve à l’échelon mondial et les groupuscules bellicistes faisant trembler l’Europe n’en disposent que de très peu au Moyen-Orient. D’ailleurs, plusieurs conflits ont déjà éclaté en Amérique Latine pour son monopole, il faut s’en méfier, le MODH peut éclabousser la paix mondiale.

Oh, j’allais oublier de préciser… mais que signifie cet acronyme? MODH signifie MOnoxyde de DiHydrogène, autrement connu sous sa formule chimique H20… C’est clair comme de l’eau de source maintenant n’est-ce pas? Non, je ne vous ai pas mené en bateau, voguez-donc de haut en bas cet article en vous rappelant que l’eau en bat quotidiennement plus d’un! Noyés dans vos considérations, vous n’avez certainement pas vu venir la vague.

Fusse-il en vain que j’en eusse mis dans mon vin? Quelle est donc la source de cet article? Je me suis inspiré fortement d’un article du biologiste Éric Lachner (1988) afin de vous éclabousser un peu. Se mouiller pour défendre le contexte et le bon emploi des mots fait corps avec le journalisme. Sombrer en opinant si nul ne conteste les maux de la désinformation fait le jeu de l’obscurantisme. Il faut ainsi se réveiller, savoir monter en surface, prendre une bouffée de bon sens avant de basculer dans l’ivresse des profondeurs de ses certitudes. Nous nous devons d’entreprendre une réflexion critique sur chaque chose en ce monde, ne pas rester prisonniers du déterminisme digne des temps antérieurs aux équations de Boltzmann, le même qui disait que tout système fermé et isolé ne pouvait voir que son désordre augmenter.

J’aime bien à rappeler Rabelais : science sans conscience n’est que ruine de l’âme; même si l’on vous en blâme, une petite question face à un monolithe de certitude peut vous éviter la submersion totale. À bon entendeur!

 

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Esteban en Égypte? Pas cette année… http://www.polyscope.qc.ca/?p=15756 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15756#respond Mon, 03 Apr 2017 15:54:07 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15756 par Louis Couillard

Esteban, c’est le nom que l’on donne à la « Solarcar » de Polytechnique. Ce bolide à l’allure d’un panneau solaire aérodynamique sur quatre roues et les apprentis ingénieurs qui emploient continuellement leurs talents à son évolution voyagent ensemble pour participer à des compétitions de classe internationale. Depuis quelques années, la voiture limite la distance de ses voyages aux environs nord-américains jusqu’à tout récemment. En décembre dernier, l’équipe d’Esteban a reçu avec grande excitation une invitation pour participer au Egyptian Solar Challenge qui allait lui faire découvrir le Nil et les anciennes pyramides de Gizeh en mars 2017. Le 21 décembre 2016, après des discussions sur le coût du projet, les gens d’Esteban reçoivent l’approbation de la direction pour pouvoir partir en Égypte avec leur bolide pendant trois semaines. Les participants auraient été hébergés dans la station balnéaire de Soma Bay situé au sud du Caire au bord de la mer Rouge. L’histoire se corse le 27 janvier quand la direction retourne sur sa décision après une consultation avec le Bureau des relations internationales (BRIN) de l’école. Les étudiants de la ST furent bien évidemment dévastés d’apprendre qu’après s’être acharnés à la préparation de la compétition pendant les fêtes, ils ne pourraient pas faire le voyage. L’appréhension de ce revirement de situation nécessite une compréhension du rôle conseil du BRIN auprès de la direction et du contexte socio-politique (en bref) de l’Égypte.

LE BRIN ET AFFAIRES MONDIALES CANADA

C’est au moment de vérifier que la société technique était couverte par des assurances adéquates (qui respectent les normes de l’école) que le Bureau des relations internationales a été consulté par la direction. Le BRIN possède un vaste champ de connaissances utiles au bon fonctionnement des activités de Polytechnique à travers le monde. Le bureau s’occupe entre autres des ententes de collaboration avec les universités étrangères et des projets d’appui au développement de l’étude du génie au-delà des frontières, comme le projet de Technologie solaire appliquée pour les pays de l’UÉMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). Le projet a pour objectif d’établir une école de formation en technologies solaires au Burkina Faso. La direction s’est donc référée à l’analyse du BRIN des circonstances pour réviser sa décision; circonstances qui peuvent être résumées au fait qu’Affaires mondiales Canada conseille actuellement aux citoyens canadiens d’« éviter tout voyage non essentiel (avec avertissements régionaux) » en Égypte. Il a été mentionné par le BRIN que si jamais Esteban partait en Égypte, il faudrait fournir aux participants un minimum d’assurances : notamment, une assurance-voyage « risques spéciaux » (pour attentats, guerre civile, etc.) et même, s’il le fallait, une assurance kidnapping, rançon et extorsion. Dans certains pays où doivent parfois se déplacer le personnel du BRIN, il est recommandé de se doter de ce genre d’assurances. Cela peut sembler extrême, mais effectivement, les produits de base des compagnies d’assurance ne couvrent pas les imprévus dans les pays dépassant un certain niveau de risques. Avant d’accepter de couvrir (ou non) une réclamation d’assurances liée à un incident à l’étranger, les compagnies utilisent la page Conseils aux voyageurs et avertissements d’Affaires mondiales Canada comme une référence pour évaluer le niveau estimé de « dangerosité » de la région ou du pays en question. Si le site web recommandait aux voyageurs d’éviter tout voyage dans le pays concerné au moment de l’incident, la compagnie d’assurance refuserait de dédommager le voyageur. En apprenant cela, les membres d’Esteban se sont tournés vers l’organisme en charge de la compétition, Global EEE (Education Energy Environment), qui aurait offert d’endosser les coûts supplémentaires pour permettre à la ST de toujours pouvoir participer. Maintenant même si la question financière avait été réglée, la direction a pris la décision finale le 27 janvier d’annuler le voyage en adressant ses préoccupations concernant la sécurité en Égypte à l’équipe franchement déçue d’Esteban. Néanmoins dans ces moments, il faut garder en tête que le monde et l’actualité changent rapidement. L’Égypte connait de grands bouleversements depuis le début de la décennie qui ont contribué à créer ce climat d’incertitudes qui affecte le pays aujourd’hui.

ÉGYPTE EN 2017 ET EN BREF

La révolution égyptienne de 2011 fait partie des nombreuses protestations populaires qui ont ébranlé le Moyen-Orient durant le fameux « Printemps arabe ». C’est à la suite de ces manifestations que le régime aux penchants totalitaires d’Hosni Moubarak fut renversé avec succès et remplacé par le président Mohamed Morsi élu démocratiquement. Malheureusement, deux ans après, on accusait Morsi de s’accaparer le pouvoir et de vouloir faire de l’Égypte un état religieux. Il reçut donc le même traitement que son prédécesseur, mais cette fois-ci le vide de pouvoir se trouva emparé, jusqu’à présent, par l’ex-militaire Abdel Fattah al-Sissi. Aujourd’hui, l’Égypte est à nouveau un état militaire sans respect pour les droits de l’homme (lire le rapport d’Amnistie internationale pour de plus amples détails…). De plus, sa population vit chaque jour sous la menace de groupes extrémistes religieux opportunistes qui se sont installés dans le nord du pays lorsque les forces de sécurités égyptiennes étaient aux prises avec les événements de 2011. Seulement en 2016, une église copte au Caire a été victime d’un attentat à la bombe et un avion de ligne russe fut abattu au-dessus de la péninsule du Sinaï (nord de l’Égypte) tuant en tout près de 250 personnes. Dans la même année, trois touristes européens demeurant dans un hôtel aux abords de la mer Rouge se sont fait attaquer par des assaillants armés au couteau qui tentaient de les kidnapper.

CONCLUSION

Ce n’est pas la première fois que l’école a eu à annuler des voyages pour des raisons de sécurité et dans chaque cas, la décision revient aux membres de la direction. Il n’y a pas de doute, la sécurité de tous les membres de notre université est une responsabilité endossée par la direction et il faut être capable d’accepter leurs décisions. Cela étant dit, les étudiants et les responsables devraient toujours pouvoir arriver à un compromis. Pour ce qui est d’Esteban et l’Égypte, probablement que même si la question de la sécurité avait été abordée plus tôt, le résultat aurait été le même, mais peut-être que non… Chaque entreprise ou grande aventure comprend des risques et c’est à nous de choisir si nous les accepterons ou pas.

Remerciement aux membres du BRIN pour leur coopération.

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Au diable le bon sens http://www.polyscope.qc.ca/?p=15754 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15754#respond Mon, 03 Apr 2017 15:51:38 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15754 La colline parlementaire a été secouée ces derniers jours par un débat qui a pris des proportions de raz-de-marée, tandis qu’il n’aurait pas dû dépasser la hauteur d’une vaguelette. La genèse de la controverse réside dans la proposition d’adoption d’une motion visant à condamner l’islamophobie et « toutes les formes de racisme et de discrimination religieuse systémique », pour reprendre les termes exacts présentés dans la motion. Cette dernière, identifiée M-103, a été soumise par Iqra Khalid, la députée de Mississauga—Erin Mills en Ontario. D’origine pakistanaise et de confession musulmane, la politicienne libérale s’est basée sur une pétition en ligne pour échafauder son projet. Elle a cru bon que les parlementaires prennent position sur la question de l’islamophobie et a proposé la création d’un comité qui aurait comme mandat de mener une étude sur les moyens que devrait employer le gouvernement pour éradiquer cette problématique. La motion avait été déposée en décembre, mais ce n’est qu’il y a trois semaines que les joutes verbales ont été entamées à Ottawa, coïncidant quasiment parfaitement avec l’attaque survenue au centre culturel islamique de Québec.

De premier abord, on pourrait penser qu’il s’agit d’une initiative qui mériterait louanges et support. Cependant, elle a su s’attirer un grand lot de détracteurs. Les députés conservateurs et bloquistes se sont unis pour vociférer à l’outrance à la liberté d’expression. Ceux qui sont contre la motion clament qu’elle nuirait aux personnes qui désireraient critiquer ou remettre en question certains aspects de l’islam. Même la députée libérale Fatima Houda-Pépin a dit qu’elle pense que l’adoption d’une telle motion pourrait mettre en sécurité les groupes islamistes présents en territoire canadien. Cependant, il faut garder en tête que ce texte n’a aucune portée légale et ne correspond donc pas à une loi. Ainsi, personne ne peut se faire emprisonner même si des propos haineux et inacceptables sont transmis.

Une motion similaire avait été adoptée à l’Assemblée nationale du Québec en octobre 2015. Cependant, à l’époque elle n’avait pas créé les remous sur les scènes politique et sociale dont nous sommes actuellement témoins. Elle ciblait particulièrement la propagation des discours islamophobes sur les réseaux sociaux et avait été proposée par la députée de Québec solidaire Françoise David.

Le texte de la motion incluait le passage : « Que l’Assemblée nationale affirme que les Québécoises et les Québécois de confession musulmane sont des citoyens à part entière et que cette Assemblée condamne sans réserve les appels à la haine et à la violence contre tous les citoyens du Québec. » Tandis que cet énoncé semble cultiver le respect d’autrui et propager des valeurs qui ne sont en aucun cas assimilables à la négativité, certains députés ont jugé bon s’opposer à la spécification de la motion que vise seulement la religion musulmane. La députée de Gouin a répondu à ces critiques en mettant de l’avant le fait que : « de la même façon qu’à d’autres moments, cette Chambre a condamné, par exemple, des gestes antisémites, de la même façon nous devons être capables, dans cette Chambre, de condamner des paroles ou des gestes islamophobes ».

La même logique devrait être utilisée en ce qui a trait à la motion M-103. Apparemment, elle ne l’est pas.

Là où la situation prend des proportions beaucoup trop imposantes, c’est lorsque sont organisées des manifestations pour dénoncer ou appuyer le projet. À Sherbrooke, deux manifestations opposées ont pris d’assaut les rues de la ville. L’une, organisée par la Coalition canadienne des citoyens préoccupés, un regroupement d’extrême droite qui lutte notamment contre la soi-disant instauration des lois musulmanes dans le pays, visait à démontrer qu’ils luttent pour la protection de leur liberté d’expression quant à ce qu’ils peuvent dire sur l’islam. L’autre, organisée par des élèves du cégep de Sherbrooke et qui s’est vue affublée du très évocateur nom « Unissons-nous contre l’extrême droite islamophobe à Sherbrooke », visait à leur rendre la pareille. D’autres manifestations ont été organisées à Québec et Montréal.

Tout le tumulte provoqué par l’adoption de la motion M-103 prouve que certains concepts élémentaires concernant la liberté de culte et le respect de celui-ci ne sont pas encore bien enracinés dans la politique canadienne. Mettons à meilleur escient cette énergie consommée pour débattre d’un sujet qui devrait être intrinsèque à la vie communautaire, de surcroit dans un pays qui se veut être bâti sur les fondements du métissage culturel. Utilisons ce temps, ces discours et ces tribunes pour s’investir dans des projets rassembleurs, plutôt que de tergiverser par rapport à une motion qui ne se veut que bénéfique.

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Jusqu’au bout http://www.polyscope.qc.ca/?p=15722 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15722#respond Sun, 02 Apr 2017 20:04:39 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15722 par Yujia Ding

C’est en feuilletant à travers les chaînes un samedi soir que je suis tombée sur Jusqu’au bout, un petit film canadien réalisé en 2012. L’histoire parle de Craig et Irène, un couple de fermiers octogénaires qui, malgré leur âge avancé, tiennent à vivre le reste de leurs jours dans la dignité. La maison de famille où ils ont élevé leurs huit enfants se fait grande et difficile d’entretien, de plus avec la maladie d’Alzheimer qui afflige Irène, certaines parties de la maison deviennent dangereuses. Craig, étant charpentier depuis plus de 40 ans, décide alors de construire à lui seul une plus petite maison plus sécuritaire auprès de la mer sur un de leurs nombreux hectares de terre afin de vivre leurs dernières années.

Le film est plutôt typique d’un scénario d’homme contre l’État, avec Craig qui se fait interdire la construction de sa maison jour après jour par un inspecteur borné qui tient à appliquer à la lettre le Code du bâtiment, jusqu’à l’amener en cour. Avec la condition d’Irène qui s’empire, on dirait que le monde entier est contre Craig. Et pourtant, il ne lâche pas. Sachant que c’est inspiré d’une histoire vraie, on ne peut qu’admirer l’endurance de cet homme de 87 ans, un personnage têtu et droit de caractère qui tient bon jusqu’au bout, tel le titre du film.

Les personnages des bureaucrates sont frustrants à point, robotiques et manquant d’humanité. Quand Craig rencontre les supérieurs de l’inspecteur zélé, on aurait cru enfin à un peu de compassion par rapport à sa situation. Techniquement, les fonctionnaires n’ont pas tort. Mais vu qu’il risque la prison après tout cela, on se demande la raison pour laquelle ces lois sont en place si ce n’est pas de protéger les citoyens mais plutôt de leur ruiner leur fin de vie.

Enfin, j’entends souvent les gens utiliser leur âge comme une excuse ou une béquille devant les défis de la vie, même qu’il y en a qui ont hâte à la retraite à 40 ans. Mais il y a de quoi d’inspirant de voir la vie quotidienne pourtant toute simple de ce petit couple de fermiers qui sont autonomes et travaillants à cet âge avancé, qui ne se découragent pas même quand leurs enfants commencent à avoir des petits enfants, et qui malgré des signes de ralentissement ne s’arrêtent jamais de vivre pleinement.

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Quelques questions à Polythéâtre http://www.polyscope.qc.ca/?p=15720 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15720#respond Sun, 02 Apr 2017 20:02:33 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15720 par Charles Albaret

LE POLYSCOPE : Bonjour Sophie, nous sommes à deux semaines de la présentation, comment se passent les préparations?

SOPHIE : Beaucoup de choses en fait, tout le montage technique par exemple, apporter sur scène les décors nécessaires à la pièce, faire les tests d’éclairage et de son. Il reste aussi à tester le maquillage des acteurs (en effet, un maquillage mal réalisé ou absent peut donner aux acteurs un teint blafard sous les projecteurs). Les acteurs doivent en plus travailler leurs déplacements sur la scène, pour rester naturel et mettre en valeur les acteurs qui jouent. Il faut s’entraîner sur les changements de décor qui demandent une bonne synchronisation pour être exécutés rapidement. Mais le plus important c’est la fin qui reste écrire, à réécrire en fait, puisque celle d’origine n’était pas tout à fait satisfaisante!

LE POLYSCOPE : À deux semaines de la représentation?!

SOPHIE : Absolument, il y aura donc le nouveau texte à apprendre et la mise en scène à revoir, mais ça se fait, le défi 24 heures l’a prouvé*! Ça demandera par contre un effort supplémentaire pour apprendre ce nouveau morceau de la pièce…

LE POLYSCOPE : Votre sentiment sur les acteurs?

SOPHIE : Je pense qu’ils sont prêts et je suis confiante quant au spectacle. Après tout l’effort investi dans la pratique c’est le temps pour eux de s’amuser sur la scène, devenir naturel lorsqu’ils jouent. La distribution a d’ailleurs été bien faite : les acteurs ont réussi à intégrer leurs personnages. On a eu des ateliers consacrés à l’assimilation des rôles, pour que chaque comédien connaisse l’état d’esprit de son personnage afin de jouer naturellement. C’est d’autant plus rassurant quand on sait que les membres n’avaient que 3 mois pour apprendre leurs répliques face aux 5-6 mois normalement nécessaires.

LE POLYSCOPE : Avez-vous eu des imprévus en préparant la pièce?

SOPHIE : Rien de majeur jusqu’à maintenant. Il peut en arriver pendant la répétition générale, et, on ne l’espère pas, avant la présentation finale.

LE POLYSCOPE : En quoi consiste la répétition générale?

SOPHIE : C’est là que toute l’équipe s’entraîne une dernière fois avant de jouer devant l’audience. On met les acteurs dans une situation similaire à la présentation devant le public, en costume et maquillage, avec tout le décor et l’éclairage. D’habitude on la fait 48 heures avant la présentation, ça permet aux participants d’avoir une journée de congé. En tant que metteuse en scène je n’ai alors plus grand-chose à faire. Il existe un dicton en théâtre qui dit que plus la répétition générale est mauvaise plus spectacle sera bon, alors j’espère qu’elle ne sera pas trop bonne!

LE POLYSCOPE : Et juste avant la présentation?

SOPHIE : Normalement les acteurs arrivent 2 ou 3 heures à l’avance, ils sont habitués aux horaires du spectacle puisque la répétition générale s’est faite aux mêmes heures. On leur laisse le temps de souper, se maquiller et enfiler les costumes. On fait aussi passer pendant ce temps de la musique, choisie par les acteurs, pour qu’ils puissent se détendre et se concentrer sur la pièce.

LE POLYSCOPE : Merci beaucoup Sophie pour le temps consacré à l’entrevue. On rappelle que Le Jeu du pendu sera joué le 6, 7 et 8 avril 2017 à 20 h au Centre d’essai de l’UdeM. N’hésitez pas à encourager les artistes en leur prenant des billets tant qu’il en reste.

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Black Marble – It’s Immaterial (Ghostly International) http://www.polyscope.qc.ca/?p=15716 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15716#respond Sun, 02 Apr 2017 19:51:19 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15716 par Justine Pepin

Quelque chose qui ne m’arrive jamais m’est arrivé grâce à cet album, et c’est pourquoi je tiens à vous le partager. Il se trouve que, le premier matin de la semaine de relâche, je m’étais levée fort tôt comme à mon habitude alors que j’aurais pourtant voulu dormir pour rattraper les heures de sommeil manquées pour cause d’intras. Ce lever trop prompt n’était pas volontaire; c’était tout simplement mon horloge interne qui sonnait les mâtines, et à cet appel il m’est d’ordinaire impossible de me rendormir dès lors jusqu’au soir. Tout embrumée, j’étais alors descendue déjeuner, et avait pris soin de demander à l’algorithme de YouTube de me fournir une trame sonore pour me réveiller en douceur. Lorsque qu’It’s Immaterial avait commencé, je m’étais sentie irrémédiablement attirée par mon lit; je m’étais donc recouchée, mon ordinateur avec moi et mes écouteurs aux oreilles. À mon réveil, l’album était fini et j’avais réussi l’exploit personnel de me rendormir.

Je ne tentai pas de retrouver ce que j’avais entendu jusqu’à tout récemment, puisque je croyais que cette musique n’était bonne qu’à assoupir les esprits matinaux les plus résistants. Cependant, curieuse, je remis la main dessus et j’en fus contente. Voici donc les spécifications de ce disque.

L’artiste californien Black Marble, de son vrai nom Chris Stewart, a sorti son deuxième album studio le 30 septembre 2016 avec le label Ghostly International. Le petit opus, baptisé It’s Immaterial, porte très bien son nom : la voix du musicien, qu’on entend distante et brouillée par l’écho, laisse place à la basse, à la guitare et au synthétiseur dont les rythmes, à défaut de se distinguer par leur originalité, soulignent bien le caractère du disque tout en préservant l’homogénéité de l’œuvre. Résultat : une ambiance très réussie qui nous rappelle les chaudes et longues journées d’été qu’on a oublié d’immortaliser avec notre Kodak lorsque nous étions petits. Un défaut de l’album est sa durée : trente-six petites minutes qui passent tellement vite qu’on s’étonne à chaque écoute que ce soit déjà fini. Si vous cherchez une trame sonore pour étudier ou pour que le soleil revienne plus vite en ce début de printemps, alors It’s Immaterial est pour vous! À écouter : Woods, Self-Guided Tours.

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L’échec de la démocratie à l’AEP http://www.polyscope.qc.ca/?p=15713 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15713#respond Sun, 02 Apr 2017 19:48:18 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15713 par Aymeric Bontron

Nombre d’entre vous se demandent pourquoi certains candidats ont été exclus des élections de l’AEP. Dans un premier temps, je pense qu’il convient de revenir sur le terme « démocratie », du grec demos et cratos, le pouvoir au peuple. Dans le cas de l’AEP, le demos est représenté par tous les étudiants membres de l’association et le cratos est partagé entre le Conseil administratif (CA) et le Comité exécutif (CE) dans la gestion des tâches courantes. Aujourd’hui, pour ces élections, une partie du demos est privée du cratos. Cet article sert de tribune visant à expliquer comment l’AEP a été contrainte de prendre des mesures discriminatoires pour ces élections.

L’origine de cette histoire remonte à mars ou avril dernier lorsqu’une loi (Loi sur les permis d’alcool, RLRQ, c P-9.1) obligeant les organisations détentrices d’un permis de bar à être dirigées par des résidents permanents ou des citoyens canadiens est rappelée à l’AEP (par la Régie des alcools, des courses et des jeux, RACJ). L’AEP, qui détient un permis de bar, a alors décidé de se mettre en règle en créant les postes d’aviseur au CA pour les étudiants étrangers, ceux-ci ne pouvant plus faire partie de l’administration. Une démarche similaire a été réalisée pour le CE en créant les postes de coordinateurs. Les règlements généraux de l’AEP ont ainsi dû être modifiés pour la création de ces deux postes. La seule différence entre un aviseur et un membre classique du CA porte sur le droit de vote, ils en sont dépourvus, bien que cela soit un droit fondamental au sein de l’AEP. Leur rôle se rapproche ainsi plus de celui d’un conseiller que celui d’un administrateur. Dès lors, ces mesures ont été le premier pas de l’AEP vers une politique discriminatoire.

Ces mesures devaient être temporaires, une solution à long terme ayant été trouvée. Cette dernière consistait en la création d’une nouvelle entité indépendante de l’AEP qui détiendrait le permis d’alcool. Cette dernière serait dirigée uniquement par des résidents permanents ou des citoyens canadiens, permettant de lever cette restriction pour les postes de l’AEP et rendant ainsi le cratos à tout le demos. Cependant, la mise en place de cette solution a pris du retard et ne sera achevée qu’après les élections.

Il convient aussi de s’intéresser au côté légal de la mesure de correction. Le paragraphe 4 du chapitre A-3.01 de la loi sur l’accréditation et le financement des associations d’élèves ou d’étudiants stipule que : « Dans un établissement d’enseignement, tout élève ou étudiant a le droit de faire partie d’une association d’élèves ou d’étudiants de son choix. Il a de plus le droit de participer à la formation de cette association, à ses activités et à son administration. » Les mesures prises étaient donc en accord avec la loi sur le permis d’alcool, mais en désaccord avec la loi sur l’accréditation des associations d’étudiantes au Québec. Seulement une partie des étudiants a le droit de se présenter à l’administration de l’AEP. Les postes d’aviseurs ont été conservés, mais selon les règlements généraux de l’AEP, ces postes disparaîtront le 1er mai 2017. Il n’y a aucune possibilité de se présenter à un poste dans le comité exécutif. Ainsi, 20 % des étudiants au baccalauréat sont inéligibles aux prochaines élections.

En définitive, cette triste histoire révèle une autre réalité encore plus décevante. Cette réalité, c’est celle du manque d’intérêt des étudiants pour l’administration de l’AEP. En effet, en examinant les faits, je me suis aperçu que le blâme n’est pas à porter sur les membres de l’administration, mais sur les étudiants. Personne n’est intéressé par le poste d’adjoint d’un VP, pourtant il semblerait que cela leur permettrait de leur soulager la tâche. Le désintérêt pour l’administration se fait aussi sentir lorsque l’on regarde le nombre de personnes se présentant pour l’administration. Cette année est particulière, car le nombre de candidats admissibles a été diminué par des facteurs exceptionnels. J’ajouterais aussi que rendre les étudiants étrangers inéligibles est presque similaire à rendre les femmes inéligibles, tant en termes de discrimination qu’en termes de pourcentage (il y a 25 % de présence féminine à Poly et 20 % d’étrangers au baccalauréat). Le devoir de l’AEP est aussi de communiquer et d’être à la fois accessible et attrayante. Pour conclure cet article, je citerai Abraham Lincoln qui dit un jour : « La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. » Nous, le peuple de Poly, reprenons le pouvoir à celles et ceux élus faute de concurrent!

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Nos escaliers mécaniques : Toujours en panne? http://www.polyscope.qc.ca/?p=15710 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15710#respond Sun, 02 Apr 2017 19:45:36 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15710 Par Sarah St-Laurent

Pour un étudiant polytechnicien pourvu de jambes et les utilisant de temps à autre pour se rendre en classe, les escaliers mécaniques peuvent être un excellent outil pour vagabonder à travers le merveilleux lieu de savoir qu’est Polytechnique. Cependant, en étant quelque peu attentif, certains auraient pu constater que ces escaliers sont parfois en panne.

Les escalators, tels que les appellent nos amis les Européens, sont un lieu idéal pour faire du social en fin de journée ou pour bloquer le passage aux gens pressés, mais ils sont à la base conçus pour nous faciliter nos déplacements.

Pourquoi est-ce si désagréable lorsqu’on tombe sur un palier en cours d’entretien ? Probablement parce que notre routine se retrouve complètement chamboulée et qu’on se voit contraint à faire un effort pour monter — ou descendre — les quelques marches qui nous séparent de notre objectif. C’est peut-être aussi en raison de la hauteur des marches à laquelle nous ne sommes pas accoutumés : les contremarches des escaliers mécaniques sont généralement plus hautes de 3 à 7 cm que celles des escaliers conventionnels.

Jean-Pierre Chasle, chef de secteur de l’entretien des infrastructures pour le Service des immeubles a fait le point avec Le Polyscope au sujet des réparations et de l’entretien effectué sur l’équipement mobile des pavillons Lassonde et principal.

À Polytechnique, ce sont des milliers de personnes qui empruntent à chaque jour les 17 escaliers mécaniques, 4 monte-personnes, 2 monte-charge et 5 ascenseurs mis à leur disposition. Pour veiller au bon fonctionnement de cet équipement, une compagnie sous-traitante est engagée pour veiller à leur entretien 2 à 3 jours par semaine. Pourquoi aussi souvent, vous demandez-vous ? En fait, la quasi majorité des arrêts de service des escaliers mécaniques sont dus à l’entretien régulier. C’est simplement la quantité impressionnante d’équipement mobile qui nous donne l’impression d’étudier sur un chantier perpétuel.

Monsieur Chasle nous a indiqué des mesures faciles qui peuvent être prises par les utilisateurs des escalators pour faciliter leur entretien.

Évitez de les soumettre à de trop grands impacts. Il n’est pas dommageable de marcher dans un escalier mécanique en mouvement, tant que ce soit à vitesse modérée, sans courir. Ton cours de calcul scientifique peut attendre 2 autres petites minutes, crois-moi. Le savoir vient à qui sait attendre!

Puisque transporter du matériel lourd et encombrant abime les escaliers mécaniques en plus de ralentir la circulation, favorisez l’utilisation des monte-charges mis à votre disposition. Celui se trouvant dans l’aile A du Pavillon principal a d’ailleurs été rénové en 2016 pour le plaisir de vos yeux. Sinon, il y a également le monte-charge se trouvant à l’entrée des étudiants (oui, c’est un monte-CHARGE, non pas un ascenseur).

Malgré la nécessité des entretiens réguliers sur les escaliers mécaniques, tomber sur un palier bloqué nous force à revoir l’entièreté de notre itinéraire et est probablement la chose la plus abominable que l’on puisse vivre (soyons sérieux). Reste qu’on a beaucoup moins de chances de tomber sur un escalier ordinaire en panne que sur un escalier mécanique en panne…

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Quand les Québécois ruinent leur liberté d’expression ou quand les Québécois savent se tirer dans le pied http://www.polyscope.qc.ca/?p=15705 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15705#respond Sun, 02 Apr 2017 00:43:44 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15705 Que sont « les Québécois »?

« Les Québécois » est un terme générique pour désigner l’ensemble de la population au Québec, sans être plus spécifique. C’est un terme que les politiciens aiment utiliser pour faire accroire que quasiment tout le monde au Québec est en accord avec leurs idées, alors qu’il n’y en a aucune preuve à ce propos, et que des opinions subversives ne valent simplement rien, afin de refouler la naissance d’une manifestation populaire. L’année 2012 me manque…

Retour sur l’affaire Andrew Potter et le magazine Maclean’s

Le directeur de l’Institut d’études canadiennes de l’Université McGill, Andrew Potter, a dû démissionner suite à son article d’opinion (boiteuse, mais critique) dans le magazine Maclean’s sur son interprétation de la société québécoise. Cette récente mésaventure démontre pourtant que l’auteur du texte critique n’avait, en essence, pas complètement tort sur l’idée que le Québec est mal en point, quand on synthétise l’intuition de ses idées en lisant entre les lignes. En effet, en mettant de côté les généralisations maladroites et autres sophismes, le texte tente de dire que le Québec n’est pas parfait, mais surtout qu’il n’est pas en très bonne santé socio-écono-politique qu’il appelle « malaise ».

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a déploré le texte de M. Potter, qu’il associe à du « Québec-bashing » (La Presse, 23 mars 2017). Il a néanmoins salué le geste du chercheur. « Je trouve qu’il y a un geste honorable au moins dans le fait qu’il offre sa démission, ce qu’on ne voit pas assez souvent ici, au sein de l’Assemblée nationale », a dit M. Khadir.

D’abord, s’il y a du « Québec-bashing », c’est qu’il y a une raison, et une très bonne à mon humble avis, du moins, en essence. La corruption existe au Québec et son existence a été démontrée. Il est clair que les Québécois sont impuissants face à la politique et à la corruption, et se font mener par le bout du nez, sans tant broncher.

Désolé de vous décevoir, mais il n’y a aucun honneur à quitter (voire perdre) ta carrière parce que la population veut te museler, te priver de ta liberté d’expression juste parce que tu as été maladroit, tu n’avais pas le droit à l’erreur humaine et qu’au final, tu ne flattes pas la société dans le sens du poil. Ce n’est pas de la liberté d’expression, ça! En l’absence de liberté d’expression, il n’y a pas de démocratie. L’une ne va pas sans l’autre. C’est tout, sauf du respect de la liberté d’autrui.

Une université n’est pas une personne pensante

L’Université McGill avait déclaré sur Twitter « n’endosser d’aucune façon les propos tenus par Andrew Potter dans le magazine Maclean’s » (Radio-Canada, 23 mars 2017). Depuis quand est-ce qu’une université a une opinion? Depuis quand est-ce que les travailleurs dans une université veulent associer leurs propos à cette dernière? Les gens qui travaillent dans l’université ont leurs opinions, mais l’université (qui n’est pas une personne pensante) n’émet pas d’opinion parce que ce n’est pas une personne! Alors, pourquoi est-ce que les contingents de l’Université McGill ont-ils eu la plus stupide des idées de dire qu’ils se dissocient des propos de M. Potter? Serait-ce pour faire accroire à la population, n’ayant pas fait de cours de philosophie de base au cégep, qu’une université est capable d’une opinion? Une université est supposée enseigner la science, et donc, d’enseigner le gros bon sens aux ignorants que sont les bourgeois et prolétaires contemporains. Mais l’humain étant ce qu’il est, dans une société où on se préoccupe de sa petite personne d’abord, voulant éviter de dépenser trop d’énergie à une conséquence prévisible à court terme, les contingents de McGill ont préféré la facilité au lieu de se donner la peine d’expliquer l’équivalent de mon raisonnement ci-haut aux gens qui crient au meurtre sans réfléchir.

Un avenir possible du Québec : la honte démocratique

Bien que l’économie dans laquelle nous sommes soit développée, industrialisée, l’intelligence, quant à elle, semble être encore sous-développée avec les appareils mobiles qui nous contrôlent et non l’inverse, et les politiciens incompétents qui sont répétitivement élus.

Quand un citoyen publie son opinion qui n’est pas dans le même sens que l’opinion de la majorité, il se fait huer facilement sur les réseaux sociaux, par des attaques personnelles, des insultes hors du sujet, etc. Le tout, de façon répétitive et persistante dans le temps. Bref, c’est ce qui s’appelle de la cyberintimidation. La bonne chose à faire est plutôt de débattre, car c’est la seule voie pour s’améliorer.

Mais avec une poignée de la population qui unit sa force pour faire taire des chroniqueurs hommes et femmes (par exemple Judith Lussier) seulement parce qu’ils sont différents dans la manière de penser les choses, on n’a plus besoin de Stephen Harper pour démanteler la démocratie canadienne à coup de bâillons et de lois omnibus. Je répète : en l’absence de liberté d’expression (débat), il n’y a pas de démocratie. L’une ne va pas sans l’autre.

Un idéal de la société québécoise : psychothérapie de ses phobies

La différence est une chose que la société québécoise, au moins, devra apprendre à appréhender plutôt comme un caractère de ce qui est positif, et non pas nécessairement nuisible. D’après la biologie, depuis la nuit des temps, la biodiversité est ce qui permet à une espèce de survivre au gré du temps, et donc d’évoluer à travers les générations. En effet, plus grande est la quantité de différences génétiques entre individus, plus grand est le succès de survie de ladite espèce à travers le temps, puisque cela évite qu’un gène défectueux d’un individu ne se propage à l’espèce entière, sans contre-mesure d’un autre gène d’autres individus pour le neutraliser. Les vrais biologistes expliqueraient mieux que moi ce que je viens d’écrire… Mon point est que la différence n’est pas une mauvaise chose en soi.

Or, si les Québécois veulent une société avant-gardiste, avec des politiques efficientes et un projet d’avenir, il faudra qu’ils apprennent à comprendre que les opinions qui vont à contresens du courant normal devraient être prises en compte et en extraire l’essence qui permet d’avoir une meilleure capacité d’avancer progressivement d’une pensée qui maturera en une réflexion pour enfin aboutir à un projet qui tienne la route.

Conclusion

En conclusion, les Québécois se tirent dans le pied et tirent dans le pied de leurs amis, enfants, compatriotes, frères et soeurs d’arme à chaque fois qu’ils répriment les opinions divergentes de leurs concitoyens. La démocratie nécessite une pluralité d’opinions pour permettre un débat éclairé sur un sujet donné et s’approcher de la vérité, d’où l’importance de la liberté d’expression. L’une ne va pas sans l’autre. Vous voulez le droit aux soins en fin de vie, tout en évitant des dérapages sur vous ou vos proches? Il faut un maximum d’idées et de pensées différentes, divergentes et subversives afin d’assurer de couvrir un maximum de situations, de circonstances possibles où il y aurait des problèmes éthiques et morales. C’est ainsi que les projets de loi sont rigoureusement travaillées dans un monde idéal. C’est dans cette même veine que la science a dû faire fi de la phobie religieuse du zéro et des nombres négatifs pour faire avancer la science. Si on avait empêché des gens renommés en sciences naturelles, en sciences humaines, en philosophie, etc. d’exprimer par écrit leurs réflexions sur leur compréhension du monde, croyez-vous que vous auriez vos appareils intelligents sous la main, d’avoir le droit de vote, la justice contemporaine, de connaître l’ère industrielle, puis informatique? Si le Québec veut avancer, innover, créer, ce ne sont pas les politiciens qui vont y aider. C’est à chaque citoyen de faire sa thérapie sur son rapport avec lui-même, avec autrui, avec l’autre (qui est différent) et le respecter.

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Et qu’on innove! http://www.polyscope.qc.ca/?p=15676 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15676#respond Tue, 21 Mar 2017 01:38:34 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15676 Cette semaine, Le Polyscope vous présente un opus orienté sur l’entreprenariat dans le domaine du génie. Les domaines dans lesquels les étudiants de Polytechnique forgent leurs connaissances sont très variés. Certains, comme les domaines de l’aéronautique ou des mines, assoient leur plus grand bassin de développement dans des firmes qui ont des allures de mastodontes dans les sphères financières. Ainsi, c’est assisté d’un capital gargantuesque que l’on peut généralement espérer percer dans ces champs de développement. D’autres, tels le génie biomédical et le génie mécanique, permettent d’œuvrer dans des projets de moins grande envergure, ce qui permet une percée beaucoup plus facile des petites et moyennes entreprises (PME).

Malgré les différences de bassins financiers entre les différents milieux qui peuplent les différentes sphères du génie, les PME peuvent se développer dans chacune d’elles. Chaque projet de grande envergure nécessite des sous-traitants pour assurer la production des plus petites pièces ou l’assemblage. Ainsi, on peut facilement mettre de l’avant le fait que le génie et la création d’entreprises vont de pair.

L’entreprenariat fait partie intégrante du développement d’entreprises. L’entrepreneur est, par définition, une personne qui désire s’investir pour une idée ou un projet qui comporte des risques, qu’ils soient financiers ou personnels, mais dans lequel il y voit une opportunité de développement. Ce sont donc des personnes qui se démarquent par leur désir de performance et leur courage face aux prises de risques. De plus, l’entreprenariat amène une vitalité et une constante force motrice permettant à une ville ou un pays de faire vibrer le glas de l’innovation.

Notre propre province est considérée comme un terreau fertile quant à la production d’entrepreneurs. En effet, selon une étude menée par deux professeurs de l’UQTR, le nombre de personnes qui sont intéressées par le lancement d’entreprises est grandissant. Cela se traduit par une donnée qui devrait ravir les fervents promoteurs de l’innovation : les nouvelles entreprises sont passées de la province sont passée d’une proportion de 10,5 % en 2013 à 13,5 % en 2015. Une augmentation qui ne se veut pas grandiose, mais qui, sur un si cours laps de temps, se révèle indicatrice d’une montée du désir des Québécois de s’investir dans l’entreprenariat.

Comme mentionné plus tôt, l’entreprenariat et le génie se marient très bien. Ainsi, dans le but de développer la fibre entrepreneuriale de ses étudiants, plusieurs mesures ont été amorcées par les têtes pensantes de notre chère École Polytechnique. Déjà, Polytechnique s’est dotée d’une conseillère à l’entrepreneuriat, madame Cléo Ascher. Son rôle est de conseiller et orienter les élèves qui désirent s’investir dans une idée de projet novatrice. De plus, Polytechnique dispense deux programmes d’étude pour entrepreneurs, soient le microprogramme en génie et entrepreneuriat technologique ainsi que le microprogramme en innovation technologique et commercialisation.

A été aussi mis sur pied le centre d’entrepreneuriat Poly-UdeM. Ce dernier propose plusieurs activités qui ont comme objectif de former les entrepreneurs en herbe. Parmi celles-ci, on décompte des ateliers animés par des experts du domaine, des conférences visant à éclaircir les étudiants au sujet du parcours que poursuit quelqu’un qui désire être entrepreneur et de la carrière qui en découle. De plus, le centre met à disposition des séances de coaching et offre des bourses aux projets les plus prometteurs.

PolyFab est un autre outil proposé par Polytechnique dans le but d’élargir la population d’innovateurs au sein de ses élèves. Ce FabLab permet aux élèves d’avoir accès à un éventail élargi d’outils de pointe. Ainsi, les Polytechniciens peuvent faire des découpes au laser, de l’impression 3D, de la découpe de vinyles et s’armer de plusieurs autres procédés de fabrication. Finalement, il existe un club d’étudiants entrepreneurs, Poly-E, qui a comme mandat de faire le pont entre les étudiants et le domaine de l’entreprenariat.

Si l’entreprenariat et le goût des affaires vous passionnent autant que votre programme de génie, vous avez un bassin de ressources très étoffé à Polytechnique, et cet opus du Polyscope vous est dédié. C’est ainsi que vous vous plongerez dans notre tout frais dossier sur l’entreprenariat, une ode à l’innovation.

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Paranoïa ou réalité cachée? Découverte des théories conspirationnistes http://www.polyscope.qc.ca/?p=15674 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15674#respond Tue, 21 Mar 2017 01:35:37 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15674 par Ahmadou Mbacké Seye

Une théorie conspirationniste… mais qu’est-ce que c’est?

Une théorie, tout d’abord est un ensemble organisé de principes, de règles, de lois scientifiques visant à décrire et à expliquer un ensemble de faits (selon le dictionnaire Larousse). Une théorie conspirationniste consiste alors à utiliser une théorie qui, à sa fin, amène une conspiration contre un groupe de personnes, une population, des individus, des races. On ne connaît pas exactement le commencement ni quelle était la première théorie conspirationniste, mais nous pouvons quand même dater cela à la même date que la première rumeur. Au cours des siècles derniers, les différentes théories conspirationnistes ont évolué, pouvant porter sur presque tout et n’importe quoi, pour ne citer que les plus populaires : le gouvernement, les pop-stars, les grandes chaînes de marques ou de production, les émissions télévisées, même sur les fruits et légumes! Voyons ensemble de quoi nous pourrions parler.

ILLUMINATI

Pour ceux qui ne le savent pas, les Illuminati forment une secte secrète dont le symbole est représenté par l’œil qui voit tout. Leur devise est « Novus Ordo Seclorum », qui signifie littéralement « Nouvel ordre des siècles » en latin. Agglomération des fanatiques des Illuminés de Bavière, ils seraient au contrôle du monde, des êtres humains, parfois dotés de superpouvoirs, mi-reptiliens et mi-humains, etc. Cette secte contrôlerait notre monde derrière leurs mains de marionnettistes. Les principaux exemples que l’on a d’eux sont les familles les plus riches du monde qui constitueraient l’élite de la planète : Rockefeller, Rothschild, Kennedy, Dupont… Les Illuminati sont la principale cause de tous nos maux, suppôts du diable, selon les conspirationnistes.

THÉORIE DU

« MANDELA EFFECT »?

Avec le Mandela effect on entre complètement dans le domaine de la science-fiction. Selon cette théorie, notre monde s’ajusterait à une autre ligne temporelle dû à des voyageurs du temps. Le nom de Mandela effect viendrait bien de la théorie conspirant que le président d’Afrique du Sud, Nelson J. Mandela, serait décédé lors de son long séjour en prison, mais qu’en raison de voyageurs temporels, butterfly effect1 s’ensuit, et il ne serait décédé que tout récemment (nos plus grandes condoléances). La généralisation de cette théorie s’appuie sur le nom d’un fameux dessin animé The Berenstein Bears, qui aurait changé pour donner The Berenstain Bears, ou plus simplement Febreeze, serait devenu Febreze. Mais celle avec laquelle beaucoup de conspirationnistes sont le plus d’accord est l’élection de Donald Trump comme président des États-Unis d’Amérique : étant donné le changement de ligne temporelle, Hillary aurait gagné sur la ligne temporelle normale.

ALORS QUE CROIRE?

Ces théories, il ne faut pas oublier qu’elles ne restent que des théories. Avant que de meilleures preuves que celles qu’on a déjà soient trouvées, on ne peut pas se prononcer. Personnellement, je pense que cela peut servir comme divertissement, même si certaines frisent le ridicule (Mandela effect de Donald Trump) par rapport à de très logiques raisonnements (stars d’Hollywood faisant partie des Illuminati). Grosso modo, qu’elles soient vraies ou fausses, les théories conspirationnistes restent un phénomène fascinant, un exemple même des moyens que l’homme a d’utiliser sa logique. Possiblement, les Illuminatis nous surveillent, cela restera mystère et boule de gomme…

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1 Théorie portant sur le voyage dans le temps. Vous pouvez voir comme référence le film The Butterfly Effect.

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Le défi 24 h http://www.polyscope.qc.ca/?p=15672 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15672#respond Tue, 21 Mar 2017 01:34:10 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15672 Par Charles Albaret

Le comité Poly-Théâtre a réussi l’ambitieux projet de préparer une pièce en 24 heures, montre en main, pour la jouer ensuite devant les étudiants de Polytechnique! Un véritable tour de force puisque les acteurs et le metteur en scène ignoraient tout de la pièce 24 heures avant sa représentation. Mieux encore, le projet faisait jouer des étudiants de différents niveaux : certains en étaient à leur première représentation sur scène.

Au grand défi, les grands moyens

Pour rendre le défi possible, les acteurs et le metteur en scène ont dû employer plusieurs stratagèmes pour mener à terme le projet : assigner un personnage à deux acteurs, raccourcir la pièce et j’en passe. Des micro-formations en improvisation ont aussi été données aux acteurs pour leur permettre de jouer sur scène, même en cas d’oubli du texte! Utile quand on sait, rappelons-le, les acteurs n’avaient que 24 h pour apprendre les répliques. D’autant plus que le directeur (et empereur) du comité, Arthur Daniel-Adde, présent parmi le public, a confié par la suite ne pas avoir remarqué les moments d’improvisation des acteurs, c’est dire!

© Polyphoto

Je ne trompe pas mon mari

Cette comédie de Georges Feydeau met en scène Saint-Franquet, ami de M. Plantarède, arrivant dans la ville thermale de Châtel-Sancy dans l’espoir de l’y trouver. Feignant la rencontre imprévue, Saint-Franquet avait en fait en tête de courtiser sa femme, madame Plantarède, dont il est amoureux depuis longtemps. C’est l’arrivée de Bichon, ancienne maîtresse du personnage, et de Dotty et Tommy, un couple de touristes américains, qui va lancer l’intrigue dans un étonnant imbroglio, alliant fous rires, quiproquos et adultères.

DÉFI 24 h, un bon coup en somme

Puis les acteurs saluent le public; c’est déjà la fin. Les acteurs sont les plus heureux de la salle, ils sont fatigués mais contents d’être allé jusqu’au bout du défi. Contents aussi, puisqu’ils pourront enfin aller dormir. En effet, pour eux, la nuit a été longue, occupés à monter la pièce, ils sont debout depuis vendredi matin, on est samedi soir On appréciait de voir les acteurs passer au travers du défi, s’emmêlant parfois, faisant rire souvent. C’est un évènement idéal auquel participer comme acteur ou spectateur, pour décompresser entre deux révisions pour les intras. Le Défi 24 h sera de retour l’année prochaine, ne manquez donc pas la prochaine édition. Encore bravo Poly-Théâtre!

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Le suicide de la liberté d’expression http://www.polyscope.qc.ca/?p=15670 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15670#respond Tue, 21 Mar 2017 01:32:29 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15670 par Lukas Martin

D’abord, pointer les quelques paradoxes qui m’ont mené à cette réflexion ne ferait de tort à personne. Certains sont tellement flagrants, qu’il m’a souvent fallu revenir sur mes pas, pour rire un bon coup et penser : « C’est tout à fait banal! ». Or, plus de 55 ans avant moi, c’est Hannah Arendt qui écrivait sur la « Banalité du Mal », lors du procès d’Adolf Eichmann, criminel de guerre nazi, haut fonctionnaire du Troisième Reich. Echappé des procès de Nuremberg, il est ramené d’Argentine en 1960 par des agents du Mossad pour subir son procès à Jérusalem, et se faire exécuter moins d’un an plus tard.

Point important : pendant son instance, des centaines de personnes venues de par le monde se réunissaient pour regarder ce petit homme mi-chauve parler inlassablement à l’intérieur de sa cabine en vitre, et tandis que les mots se déversaient de sa bouche au rythme des pluies les plus monotones jamais tombées sur terre, ils réalisaient, choqués, que le mal dont parlait cet homme était d’une dimension dont nous ne suspections pas encore l’horreur : couper, gazer, exécuter des gens, des êtres humains, était devenu normal. Comment alors rectifier les mesures du bien et du mal quand le temps et la bêtise humaine ont bafoué ses principaux piliers?

Le rapprochement ici ne comporte pas les mêmes mesures, loin de là. Mais un peu comme Hannah Arendt, nous sommes les témoins extérieurs contemplant silencieusement la transformation fulgurante du mal; autrefois, il s’agissait de faire la distinction entre le bon et le méchant. Aujourd’hui les bons sont tout aussi ignobles. Laissez-moi m’expliquer.

Une dictature morale s’est silencieusement installée ces dernières années, et personne ne l’a entendue monter au trône. Parce qu’elle vêtissait les effigies de la liberté d’expression, alors que ses sous-vêtements étaient de la couleur de l’imposition. De l’uniformité de pensée. De la norme du « politically correct », que tous, au fond, portent hypocritement. Les mêmes idéaux qui nous ont libérés en 1789, nous les pendons aujourd’hui. Mais le pire, c’est qu’il nous ont eux-mêmes conduit à la potence. Le discours a été si souvent répété, il a été si souvent cloné qu’il a perdu son essence originale : en 1789 on s’en défendait pour détrôner un monarque et démocratiser le pouvoir parmi les hommes, c’était presque faire descendre Dieu de son nuage pour lui botter le cul.

Aujourd’hui, « Liberté, Égalité, Fraternité » sont imprimés sur nos billets de banque, les discours grandioses sont algorithmiques, nos idoles pondus à la chaîne. Aujourd’hui, « Liberté, Égalité, Fraternité », ça sert à vociférer par-dessus l’autre parce qu’il a le DROIT de le faire, mais NOUS aussi avons ce droit, et donc à qui mieux mieux, nous nous assourdissons dans ce silencieux vacarme en répétant à tue-tête les mêmes choses.

Mais sitôt une langue timide se hasarde sur une longueur d’onde différente, que nos cris s’unissent pour l’agresser, la ridiculiser, l’écrabouiller, parce qu’il est tellement impensable qu’elle puisse avoir de bons arguments, des arguments vrais non pas parce qu’ils coïncident avec nos critères moraux mais parce qu’il est impossible, oui, que considérant un autre point de vue, un autre vécu, ils justifient leur existence. Et dans notre agression, nous nous réconfortons de par la facilité à s’unir lorsqu’il s’agit de violenter la diversité. C’est le nouveau fascisme du siècle, un fascisme de pensée. Il est si facile maintenant d’insulter quelqu’un qui se déclare de droite! Qu’il est facile de dire NON au port du voile parce que ça dégrade la femme. NON, l’indépendance du Québec, ça se peut pas, c’est économiquement impossible. INTERDIT la discrimination, tous les hommes sont égaux.

Vous comprendrez, toute la chose est amusante: autant on croit bien agir en pensant ainsi, autant on contribue au suicide de la liberté d’expression. Mais le pire dans toute cette affaire, c’est que ca nous parait banal : banal de traiter quelqu’un de raciste s’il n’aime pas les Noirs (notons que raciste n’a pas la même connotation d’il y a 50 ans), banal d’interdire le port du voile parce que ça dégrade la femme sans considérer si ça dégrade sa culture de le lui interdire, banal de contredire tout haut n’importe qui, qui ose penser en dehors de cet uniformisme de pensée, sachant très bien que la norme morale de la doxa sera là pour approuver avec conviction et même applaudir si la réponse est faite avec un appel à la violence, chose qui semble abonder dernièrement dans le net (Trump, tu n’auras pas ta place dans cet article).

Un des exemples qui m’a le plus frappé, est celui des femmes (et des hommes), appelant au suicide du machisme et du patriarcat à travers les réseaux sociaux. Bien que ce type d’appel n’est pas unique depuis l’existence des réseaux sociaux, il s’est exacerbé l’année dernière suite au meurtre de deux jeunes Argentines parties en voyage, seules, en Équateur. Leurs corps retrouvés montraient de claires marques d’abus sexuels. Les autorités équatoriennes déclaraient un peu plus tard: « Elles l’avaient un peu cherché » faisant référence aux habits légers que portaient les victimes, ayant pu inciter au viol.

D’où le scandale postérieur créant un déferlement massif d’anti-machisme sur le net. Une fois le mouvement enclenché, les propos se sont rapidement acidifiés : des publications populaires accusaient la banalisation de la culture du viol à travers les blagues sexistes et machistes — celles qui se font si souvent à l’intérieur de petits groupes d’amis. Les publications faisaient donc appel à l’arrêt de ce genre de blagues parce qu’elles normalisaient la violence de genre. D’un côté, c’est très vrai. D’un autre, vous imaginez-vous devoir peser chaque mot lorsque vous parlez « librement » avec vos amis? Ce serait une bien piètre réunion. L’humour n’est pas sujet au correct, il ne l’a jamais été et ne le sera jamais.

Les invités du roi ne riaient-ils pas si jaunement que parce que les bouffons jouaient franchement? Le rôle de la fable n’était-il pas de critiquer un régime par le biais d’une histoire? Toute la didactique est là : dire quelque chose sans vraiment le dire. Parce que si nous devions tous nous montrer le fond de nos pensées, nous nous entretuerions.

Mais s’il n’y a plus qu’un silence gênant dans la salle, qui profitera du spectacle? Si nous ne pouvons plus jouer avec ce qui nous choque, comment nous choquer? Comment inciter le débat et la pensée critique si déjà il n’y a plus d’adversaires à qui prouver le contraire? Comment éduquer quelqu’un qui n’a jamais osé se prononcer par peur d’être stigmatisé? D’où le paradoxe opposant la libre expression et les limites morales.

Je vois déjà les détracteurs se prononcer : comment puis-je hésiter sur une question si simple? Pourquoi nuancer une telle évidence? Là est le guet-apens. Les limites entre le respect et la liberté de s’exprimer sont très ambiguës. Charlie Hebdo parodiait l’Islam au nom de ses droits. Or un milliard de personnes pratiquent cette religion. Comment ne choquer personne? Le résultat, nous l’avons vu. Et maintenant, 1/7 des habitants de la terre passent pour des aliénés parce qu’un petit groupe de radicaux a fait sauté la boite des « blasphémateurs ». Des blasphémateurs qui criaient « liberté! » tout en considérant impensable un autre mode d’être que l’occidental, mais encore…

Filtrer les discours, estimer ce qui semble « du bon côté de la balance », c’est inhiber nos frissons humains. La liberté d’expression n’a jamais prétendu aux bouquets de roses; certes, s’exprimer s’avère parfois violent mais c’est la bête en nous qui crie à l’aide. Ne pas écouter cela, c’est bâtir notre culture sur un mirage. Et nous savons très bien à quoi mène le silence.

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POLYFAB : vous avez les idées, nous avons les moyens ! http://www.polyscope.qc.ca/?p=15666 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15666#respond Tue, 21 Mar 2017 01:29:18 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15666 Par Charles Albaret

Vous avez dit « FabLab » ?

Pour ceux qui découvrent le concept, le PolyFab Normand Brais s’inscrit dans ce que l’on peut appeler un appeler un « FabLab ». L’idée vient du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et veut réserver dans l’université un lieu spécialement consacré à la création. Un temple du crafting en somme. Chaque FabLab a ses propres attraits, mais celui du PolyFab veut avant tout servir d’outil pour que chaque membre y réalise ses projets en mettant à sa disposition un vaste arsenal d’outils.

Et qu’y trouve-t-on ?

Tout d’abord une bonne ambiance, une salle bien éclairée, où vous pourrez profiter des fauteuils et sofas pour relaxer, au besoin. Mais ce n’est pas tout En vous inscrivant au PolyFab Normand Brais, vous pourrez pleinement profiter des ressources du PolyFab :

  • Les classiques : scies, marteaux, tournevis, bref tout le kit de Bob le bricoleur.
  • Le coin électronique : incluant fers à souder, stations de soudure, loupes, ventilateurs et sources de tension.
  • Les bijoux technologiques : imprimantes 3D, fraiseuses numériques, découpage laser et découpeuse de vinyle, sont là pour donner un rendu esthétique à vos pièces.
  • Ressources informatiques : les logiciels de modélisation et d’analyse mécanique, ceux disponibles dans Poly en fait.
  • Des gens sympathiques : ils ne mordent pas, enfin je crois…

Le PolyFab veut aussi conserver un climat de sécurité, c’est pourquoi un membre surveillant est toujours présent pour répondre à vos questions et veiller au bon fonctionnement de l’atelier. Si vous n’êtes pas membre, vous pouvez toujours y faire un tour pour vous mettre en appétit.

Qui peut y avoir accès ?

Les membres du PolyFab bien sûr! Le comité n’accepte pour l’instant que des membres de l’université, étudiants et employés. Elle parle cependant de s’ouvrir à un public externe. Pour l’instant vous pouvez vous inscrire en remplissant le formulaire disponible sur le site, polyfab.polymtl.ca et en s’acquittant des frais d’inscription, (25 $/session par étudiant et 50 $/session par employé). Que vous ayez un prototype à concevoir pour votre projet intégrateur, que vous soyez entrepreneur ou simplement bricoleur, foncez-y, le PolyFab est fait pour vous. L’atelier est situé au L3812.1C (3e étage du pavillon Lassonde), à l’entrée du stationnement intérieur, cherchez bien!

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Centre d’entrepreneuriat http://www.polyscope.qc.ca/?p=15663 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15663#respond Tue, 21 Mar 2017 01:26:37 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15663

Le Centre d’Entrepreneuriat de Polymtl se trouve au pavillon J.A Bombardier, local J-1121. Les stagiaires entrepreneuriaux sont automatiquement inscrits pour l’année suivant leur stage. Le prix normal d’inscription est de 50 $ pour les étudiants de Polytechnique.

Pour un nouvel étudiant qui commence tout juste ses démarches entrepreneuriales, c’est le moment le plus judicieux de s’inscrire au centre. C’est le moment d’absorber le plus d’informations possible pour penser à concrétiser son idée. Une fois une idée plus clair et les démarches concrétisées, il est intéressant de participer au premier concours Innovinc, et même faire un stage entrepreneurial.

Disons que vous ayiez déjà complété un concours, vous savez assez bien comment vous orienter mais il vous reste du travail à faire. Si le modèle d’affaires est terminé, il est temps de passer au plan d’affaires. À ce stade, le coaching et les ateliers peuvent encore être utiles. Le Centre d’entrepreneuriat Poly-UdeM propose aussi le concours Innovinc : Concrétisez, qui accompagne les étudiants dans l’élaboration de leur plan de démarrage et leur stratégie de financement. Le Centre peut aussi aider l’étudiant à déposer son projet de stage entrepreneurial à Polytechnique, qui permet de travailler sur son propre projet d’entreprise et d’obtenir des crédits de stage obligatoire. Enfin, l’étudiant peut participer à différentes activités de réseautage pour agrandir son réseau de contacts.

Toutes les informations ce cette page sont tirées de
entrepreneuriat.poly-udem.ca et de Roxanne Désilets Bergeron.

ressources

Coaching

La première rencontre est gratuite. Si vous désirez ensuite poursuivre l’accompagnement avec votre coach, il vous suffit de devenir membre du Centre. Trois coach sont disponibles:

  • Lydia Bukkfalvi, B. Sc., MBA
  • Lant Rakoto, CPA, CMA
  • Aziz Guellouz, M. Sc.

Cours de Création

La cour de création est un espace convivial et stimulant dédié aux étudiants-entrepreneurs qui souhaitent travailler sur leur projet d’affaires (seul ou en équipe).

Le mobilier et les accessoires de cet espace permettent différentes configurations de travail. Voici les outils de travail à disposition :

  • deux tableaux blancs
  • du papier et des crayons
  • un écran
  • deux matrices du modèle d’affaires

CONCOURS

Innovinc : Explorez est le premier concours de la série Innovinc. La formule est simple : chaque participant effectue un pitch de 180 secondes, puis répond à des questions ou commentaires du jury formé de professionnels du milieu des affaires et de l’entrepreneuriat. Les étudiants de tous les cycles universitaires (temps plein) de l’Université de Montréal ou de Polytechnique Montréal qui ont une idée d’affaires sont admissibles à ce concours.

Prix

  • un prix de 100 $
  • une séance de coaching personnalisée d’une heure afin de préparer leur candidature au concours Innovinc : Esquissez

Confidentialité

Le Centre d’entrepreneuriat Poly-UdeM s’engage à respecter la confidentialité de tous les projets d’entreprise qui seront soumis au concours Innovinc : Explorez. Toutefois, lors du pitch, les équipes sont tenues responsables de la limite de confidentialité de leur idée, particulièrement pour les aspects de non-divulgation dans le cadre de la protection de la propriété intellectuelle de leur idée.

À travers un parcours de cinq semaines, les participants prendront part à cinq séances intensives de coaching basées sur les neuf blocs de la matrice du modèle d’affaires, créée par Business Model Foundry AG, (les créateurs du Business Model Generation et de Strategyzer.com).

À la fin du parcours, les étudiants présenteront leur modèle d’affaires structuré devant un jury formé d’experts en démarrage d’entreprises. Plusieurs prix en argent et en services seront décernés.

Au programme

  • Ateliers sur les neuf blocs de la matrice du modèle d’affaires
  • Conseils de coachs œuvrant dans le milieu des affaires
  • Échanges et co-création entre participants
  • Exercices de pitchs

Pendant quatre mois, les participants ont droit à de l’accompagnement personnalisé avec des experts en entrepreneuriat. Le but : élaborer un plan de démarrage et une stratégie de financement afin de concrétiser le démarrage de l’entreprise.

Au programme

  • Sept séances de coaching individualisées
  • Quatre soirées d’échange autour de thématiques
  • Deux exercices de pitch
  • Activités de réseautage
  • Présentation du projet devant un jury.

Les gagnants remporteront des prix en argent et en services.

ateliers – pROGRAMMATION hIVER 2017

Bâtir son modèle d’affaires

Ali Taieb, SAJE accompagnateur d’entrepreneurs

Valider son marché

Nawal Hanani, conseillère et formatrice (indépendante)

Propriété intellectuelle

Thomas Martinuzzo, Fonds de Solidarité FTQ

Stratégies de mise en marché

Francis Beaulieu, coBuilderz

Financement participatif

Martin Depelteau, SAJE accompagnateur d’entrepreneurs

Forme juridique / Convention d’actionnaires

Charles Daoust, Yulex Avocats et stratèges

Anges financiers et capital de risque

Roland Léger, Desjardins Entreprises

Plan financier et proposition financière

Jean DesRochers, Richter

Réseautage et « Elevator pitch »

Michel Auger, Réseau M

Médias sociaux en affaires

Marie-Pierre Paradis-Claes, Adviso

Démêler les exigences gouvernementales

Carol Gagnon, Les conférences en fiscalité CG inc.

Rédaction de contrat

Charles Daoust, Yulex Avocats et stratèges

Tous les détails de ces conférences sont disponibles à l’adresse suivante: http://entrepreneuriat.poly-udem.ca/activites-et-services/ateliers

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http://www.polyscope.qc.ca/?feed=rss2&p=15663 0
Avec la liberté, viennent les poches vides : Les stages entrepreneuriaux http://www.polyscope.qc.ca/?p=15660 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15660#respond Tue, 21 Mar 2017 01:20:30 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15660 Éternel serviteur, pour servir son lectorat potentiellement entrepreneur, Le Polyscope s’adresse à la reine des stages de Polymtl, soit Mme Marie-Josée Dionne. Elle est responsable des coordonnateurs de stages et elle gère l’ensemble des stages entrepreneuriaux (SE).

Depuis quand poly nous fait confiance pour qu’on se gère?

Les SE sont arrivés suite à la création d’une jeune-pousse de deux étudiants d’info-log, en été 2013. Developpements Third Bridge embauche toujours des stagiaires, d’ailleurs. Ces stages, ils sont disponibles que depuis 2 ans seulement, mais l’année dernière, il y avait 6 étudiants qui ont fait des SE. Ça commence tout juste à être connu, mais selon le succès de Poly-E, de Poly-Phi, de PolyFinances et du CCGP, on peut s’attendre à beaucoup plus de futurs stagiaires.

Est-ce que j’ai ce que ça prend?

Pour faire un SE, ça ne prend pas grand-chose, mais il faut savoir ce que l’on fait. Il faut d’abord et avant tout, une idée. Mme Dionne évalue ensuite le sérieux des démarches — c’est-à-dire qu’il faut être capable de répondre à des questions. C’est d’ailleurs le centre d’entrepreneuriat qui accompagnera le mieux un étudiant à ce stade préliminaire. C’est le Centre qui lui offrira les ressources nécessaires pour qu’il puisse élaborer un modèle d’affaires, et qui confirmera que l‘étudiant est bel et bien sérieux. Le SE commence au moment où le plan d’affaires se tient.

Il y a beaucoup d’incertitudes que par la nature de l’entrepreneuriat — on ne s’attend pas nécessairement à un succès, les échecs sont mêmes normaux et attendus. S’il y a des hics, on épaule les stagiaires et on peut les aider à viser un objectif différent pour redéfinir le succès d’un stage.

L’intervention survient seulement lorsqu’il y a un problème, c’est surtout pour s’assurer que la communication est bonne. Par exemple, un étudiant en mécanique l’année derniere avait besoin d’outils pour une portion électronique de son stage. PolyFab, à l’époque, n’était pas encore complètement fonctionnel et donc, c’est Mme Dionne qui a fait en sorte qu’il ait accès aux oscilloscopes et aux outils dont il avait besoin.

Selon Mme Dionne, en entrepreneuriat, il n’y a pas de mauvaises expériences. Par exemple, c’est arrivé la session dernière qu’une équipe de deux étudiants en stage, ensemble, se scinde en cours de stage. Mais il n’y a pas eu de problème. Le premier étudiant a continué sur l’idée initiale et le deuxième a été réorienté sur autre chose, puis on lui a trouvé un nouvel encadrant. L’intervention se fait seulement lorsque c’est nécessaire.

Et le superviseur là-dedans? Il faut obligatoirement un superviseur pour faire un SE, mais l’étudiant en SE reste son propre patron. À partir du moment le plan d’effort est défini, le service de stage identifie à quelle étape l’étudiant se trouve. L’étudiant peut déjà avoir commencé, peut-être qu’il veut développer son marché, produire un module complémentaire… On est donc capable d’offrir un stage personnalisé selon les besoins du stagiaire. S’il est au développement de prototype, alors un encadrant sera trouvé qui répond à ses besoins. Un prof, par exemple, qui est compétent dans ce domaine spécifique. S’il est rendu à tester son prototype dans un marché limité, alors ce n’est pas un prof qui est expert, c’est plus un entrepreneur aguérré dans la niche ou dans le secteur d’activité où se trouve l’étudiant.

Le superviseur est seulement là pour s’assurer que l’étudiant se donne des balises et qu’il se focusse sur le but du stage. Dépendamment de l’axe donné au stage, le superviseur est sensé l’aligner et s’assure qu’il se concentre sur ses objectifs.

Enter the dragons

À la fin du stage, il y a le rapport, mais c’est aussi le saut de tremplin. Pour fournir un petit extra, un mini-dragon est convoqué. Un entrepreneur qui vient écouter les idées de l’étudiant pour les prochaines étapes de son projet. Dans un stage normal, lorsque le stage fini, c’est la fin et voilà, mais en SE c’est le tremplin pour faire avancer son entreprise.

Finalement, il faut surtout garder en tête que malgré tout ce qu’on peut accomplir en stage entrepreneurial, il faut avoir les moyens de le faire. C’est exactement comme être entrepreneur post-poly, c’est n’est pas rémunéré et s’il échoue, c’est lui qui devra épauler la totalité de son échec. Mais si on regarde tout ce qui a déjà été fait, ça donne envie.

Les Jeunes-pousses passées par les stages entrepreneuriaux

Jules Thullier – Finissant mai 2017 Bacc INF – Innovation technologique – Moniteur de sommeil pour bébé

Joël Jean-Langlois – Finissant mai 2017 Bacc LOG – Sécurité et mobilité en logiciel – Logiciel de soumission pour rénovation résidentielle et commerciale

Karl Janelle – Finissant déc 2016 Bacc GBM – Système de sécurité pour résidence personnes âgées

Antoine Chagnon-Larose – Diplômé en août 2016 Bacc GLQ – Travaille actuellement chez Nexonia – Développement d’une plateforme d’automatisation de placements haute fréquence de produits dérivés

Adnane Chaabi – Actuellement en 3e année LOG – Outil de gestion – Développement d’affaires pour un système de réservation de sports de raquette en ligne

Jonathan Boissonneault-Glaou – Actuellement en 3e année MEC – Générale – Développement d’un algorithme de contrôle pour rideaux

Félix Bourassa-Moreau – Actuellement en 3e année MEC – Développement d’un prototype de prise d’entraînement instrumentée pour l’escalade

Joël Poulin – Actuellement en 2e année LOG – Développement d’une application mobile pour contrôle domotique selon les conditions régionales ou la préférence de l’utilisateur

Jean-Philippe Bisson – Finissant déc 2016 Bacc GLQ – Développement durable – Procédé de fabrication de pâtes alimentaires à base de farine d’insectes

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Jeune pousse deviendra grande http://www.polyscope.qc.ca/?p=15658 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15658#respond Tue, 21 Mar 2017 01:15:07 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15658 L’idée

La start-up, ou jeune pousse, est une entreprise en démarrage, ayant un fort potentiel de croissance. C’est aussi une organisation ne répondant pas tout à fait à la même idéologie que l’entreprise classique. Environnement de travail ouvert, concept connecté, forte présence en ligne et sur les réseaux sociaux, le tout soutenu par une sollicitation publique dans le but de rendre le projet possible; la start-up est en fait à l’image de ceux qui l’ont créée : les milléniaux.

L’image

L’allure classique d’une start-up de film : un très long bureau dans un espace à aire ouverte, hangar désaffecté ou loft urbain, créateurs en chemise, mais sans cravate, sneakers aux pieds, devant un très grand écran Apple, buvant un thé matcha. La totale. Mais en vrai, on n’est pas si loin de ça; la jeune pousse suit la culture sociale de ceux qui la fondent, et cette culture de l’entrepreneur.e est en train de changer. Son image est plus détendue, plus jeune et, avant tout, plus connectée.

La mode

L’idée des start-ups est sujet d’actualité depuis les années 90, mais elle est réellement ressortie du lot depuis quelques années avec la venue des plateformes du genre Kickstarter et Indiegogo peu avant 2010. Ces plateformes, sites internet de sollicitation, présentent divers projets, du vêtement jusqu’à la montre intelligente, en passant par la BD et la photo. Sur celles-ci, les jeunes pousses peuvent proposer leurs produits, en prévente généralement, et à des prix « early bird » pour tenter de convaincre leur potentielle clientèle de leur permettre de mettre leur entreprise en marche.

Le fonctionnement

Parce que c’est là, la pierre angulaire de la start-up : le financement participatif. Les start-ups ont un prototype, un premier modèle, une preuve de concept, mais il leur manque le budget pour le partager à grande échelle. Et c’est là que le monde entre en jeu : sur les plateformes citées plus haut, des gens de partout dans le monde promettent un montant d’argent, en l’échange d’un produit, et si assez de gens le font, le produit est livré, et l’entreprise démarre!

Mais encore

Malgré tout, ce ne sont pas toutes les jeunes pousses qui se retrouvent sur ces sites. Certaines font très bien leur propre autopromotion, souvent basée sur une équipe (2 personnes, c’est une équipe!) de communication forte. On voit aussi l’apparition de regroupements, de festivals et d’évènements en lien avec les start-ups, comme le StartUpFest qui aura lieu cet été, du 12 au 15 juillet, ici-même à Montréal, ou le Startup Open House ayant eu lieu en septembre dernier.

La start-up est-elle une mode passagère, un phénomène générationnel? Peut-être, mais pour le moment, il faut dire que c’en est un qui stimule l’économie et qui permet de réaliser des projets, des idées, et ça, ça ne peut certainement pas faire de mal.

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Justin Essaie : Ta job est-tu le fun? http://www.polyscope.qc.ca/?p=15654 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15654#respond Mon, 20 Mar 2017 15:03:39 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15654 Comme le pensait le philosophe français Blaise Pascal : le travail est un divertissement. Oui, étymologiquement cela en est un : en latin, divertire signifie «se détourner de». Par cela, le philosophe voulait nous indiquer se détourner du cours monotone de la vie en amenant sa pierre à l’édifice, et non pas que le travail était amusant au sens « endorphinien » du terme. Rassurez-vous, vous n’allez jamais, à moins d’être un illuminé (comme moi) hurler de joie à la vue d’une courbe savamment concoctée par votre ordinateur. En effet, il ne s’agit ici que de la notion d’accomplissement personnel, placée au sommet de la pyramide des besoins, expliquée par le psychologue Abraham Maslow. Un travail où l’on s’épanouit est considéré comme tel, un endroit où vous pourrez vraiment avancer dans la société. Mais quelles sont les clefs du travail heureux, est-ce bien réel ou est-ce juste une utopie ?

Le divertissement au travail.

Nos chers amis californiens l’ont bien compris : prévoir des pauses au travail augmente la créativité et donc l’implication. Afin de les faciliter, il faut prévoir des lieux communs, par exemple les sempiternels coins à café ou encore des équipements sportifs. Et ce n’est pas tout, la théorie du management dite du Y du sociologue McGregor préconise des activités de cohésion d’équipe.

En effet, nous ne sommes plus au temps de l’organisation scientifique du travail, théorisée par l’ingénieur américain Taylor, appliquée par Henry Ford. Celle-ci, décriée dès le début du siècle dernier par Charlie Chaplin dans Les Temps modernes (1936), a une fâcheuse tendance à transformer les humains en machines cadencées à la milliseconde près. Cependant, les humains ne sont pas du même acabit que ces dernières : un travail répétitif, sans créativité, sans aucune marge de manœuvre et cherchant à optimiser en premier le temps et le coût de production sont des ferments de la Grande Dépression pour les Hommes.

Faites comme chez vous!

Ainsi aujourd’hui dit-on « collaborateurs » et non « subalternes », la gentrification du management mène évidemment à ces activités de « team building », qui permettent aux jeunes arrivés de se sentir comme chez eux. Avec l’essor des technologies mobiles, on peut même dire que le travail est un invité chez vous. Pour prendre un exemple concret, maintes entreprises offrent à leurs jeunes recrues un téléphone intelligent, pourvu d’une application donnant accès au système d’information de leur entreprise. C’est bien, certes, mais cela suscite une question. La frontière entre monde professionnel et vie privée, rendue ainsi si ténue, suscite-elle des menaces?

A priori la réponse est oui. Mais essayons de nous pencher sur le problème de plus près : certes, l’employé est susceptible d’être contacté plus facilement par l’employeur sur son temps libre ce qui peut, dans certain cas, relever de l’abus. Cependant, les entreprises, en faisant ceci, sont aussi victimes de leur politique : comment garantir la discrétion de certaines données sensibles si on les diffuse sur autant de terminaux mobiles? Et pire, cette plate-forme peut être carrément tierce ou publique. Oui mesdames, et messieurs, cela est possible, des gens qui négligent autant les données de leurs entreprise quitte à les rendre publiques. Réfléchissez. Combien d’employés utilisent WhatsApp, Facebook, Skype ou encore des boîtes courriels afin d’échanger sur un sujet professionnel? Et même, parfois, il peut s’agir carrément de la politique de l’employeur lui même, qui voulant s’offrir une toison de moderniste sacrifiera sa politique de sécurité informatique. Presque tous les experts des états de ce monde, à l’exception d’un petit pays au sud, vous certifieront qu’il s’agit là de pure folie.

Pour conclure, il faut s’armer d’un esprit cartésien pour critiquer scientifiquement les services offerts par un employeur. Sont-ce de réels privilèges, des rouages des politiques managériales en vue d’augmenter la production, ou bien les deux? Mais encore faudrait il s’appliquer pour trouver un emploi avant d’engager nos esprits à résumer ainsi le recrutement.

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