Le Polyscope http://www.polyscope.qc.ca Le journal des étudiants de Polytechnique Montréal Tue, 21 Mar 2017 15:37:05 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.3 Et qu’on innove! http://www.polyscope.qc.ca/?p=15676 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15676#respond Tue, 21 Mar 2017 01:38:34 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15676 Cette semaine, Le Polyscope vous présente un opus orienté sur l’entreprenariat dans le domaine du génie. Les domaines dans lesquels les étudiants de Polytechnique forgent leurs connaissances sont très variés. Certains, comme les domaines de l’aéronautique ou des mines, assoient leur plus grand bassin de développement dans des firmes qui ont des allures de mastodontes dans les sphères financières. Ainsi, c’est assisté d’un capital gargantuesque que l’on peut généralement espérer percer dans ces champs de développement. D’autres, tels le génie biomédical et le génie mécanique, permettent d’œuvrer dans des projets de moins grande envergure, ce qui permet une percée beaucoup plus facile des petites et moyennes entreprises (PME).

Malgré les différences de bassins financiers entre les différents milieux qui peuplent les différentes sphères du génie, les PME peuvent se développer dans chacune d’elles. Chaque projet de grande envergure nécessite des sous-traitants pour assurer la production des plus petites pièces ou l’assemblage. Ainsi, on peut facilement mettre de l’avant le fait que le génie et la création d’entreprises vont de pair.

L’entreprenariat fait partie intégrante du développement d’entreprises. L’entrepreneur est, par définition, une personne qui désire s’investir pour une idée ou un projet qui comporte des risques, qu’ils soient financiers ou personnels, mais dans lequel il y voit une opportunité de développement. Ce sont donc des personnes qui se démarquent par leur désir de performance et leur courage face aux prises de risques. De plus, l’entreprenariat amène une vitalité et une constante force motrice permettant à une ville ou un pays de faire vibrer le glas de l’innovation.

Notre propre province est considérée comme un terreau fertile quant à la production d’entrepreneurs. En effet, selon une étude menée par deux professeurs de l’UQTR, le nombre de personnes qui sont intéressées par le lancement d’entreprises est grandissant. Cela se traduit par une donnée qui devrait ravir les fervents promoteurs de l’innovation : les nouvelles entreprises sont passées de la province sont passée d’une proportion de 10,5 % en 2013 à 13,5 % en 2015. Une augmentation qui ne se veut pas grandiose, mais qui, sur un si cours laps de temps, se révèle indicatrice d’une montée du désir des Québécois de s’investir dans l’entreprenariat.

Comme mentionné plus tôt, l’entreprenariat et le génie se marient très bien. Ainsi, dans le but de développer la fibre entrepreneuriale de ses étudiants, plusieurs mesures ont été amorcées par les têtes pensantes de notre chère École Polytechnique. Déjà, Polytechnique s’est dotée d’une conseillère à l’entrepreneuriat, madame Cléo Ascher. Son rôle est de conseiller et orienter les élèves qui désirent s’investir dans une idée de projet novatrice. De plus, Polytechnique dispense deux programmes d’étude pour entrepreneurs, soient le microprogramme en génie et entrepreneuriat technologique ainsi que le microprogramme en innovation technologique et commercialisation.

A été aussi mis sur pied le centre d’entrepreneuriat Poly-UdeM. Ce dernier propose plusieurs activités qui ont comme objectif de former les entrepreneurs en herbe. Parmi celles-ci, on décompte des ateliers animés par des experts du domaine, des conférences visant à éclaircir les étudiants au sujet du parcours que poursuit quelqu’un qui désire être entrepreneur et de la carrière qui en découle. De plus, le centre met à disposition des séances de coaching et offre des bourses aux projets les plus prometteurs.

PolyFab est un autre outil proposé par Polytechnique dans le but d’élargir la population d’innovateurs au sein de ses élèves. Ce FabLab permet aux élèves d’avoir accès à un éventail élargi d’outils de pointe. Ainsi, les Polytechniciens peuvent faire des découpes au laser, de l’impression 3D, de la découpe de vinyles et s’armer de plusieurs autres procédés de fabrication. Finalement, il existe un club d’étudiants entrepreneurs, Poly-E, qui a comme mandat de faire le pont entre les étudiants et le domaine de l’entreprenariat.

Si l’entreprenariat et le goût des affaires vous passionnent autant que votre programme de génie, vous avez un bassin de ressources très étoffé à Polytechnique, et cet opus du Polyscope vous est dédié. C’est ainsi que vous vous plongerez dans notre tout frais dossier sur l’entreprenariat, une ode à l’innovation.

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Paranoïa ou réalité cachée? Découverte des théories conspirationnistes http://www.polyscope.qc.ca/?p=15674 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15674#respond Tue, 21 Mar 2017 01:35:37 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15674 par Ahmadou Mbacké Seye

Une théorie conspirationniste… mais qu’est-ce que c’est?

Une théorie, tout d’abord est un ensemble organisé de principes, de règles, de lois scientifiques visant à décrire et à expliquer un ensemble de faits (selon le dictionnaire Larousse). Une théorie conspirationniste consiste alors à utiliser une théorie qui, à sa fin, amène une conspiration contre un groupe de personnes, une population, des individus, des races. On ne connaît pas exactement le commencement ni quelle était la première théorie conspirationniste, mais nous pouvons quand même dater cela à la même date que la première rumeur. Au cours des siècles derniers, les différentes théories conspirationnistes ont évolué, pouvant porter sur presque tout et n’importe quoi, pour ne citer que les plus populaires : le gouvernement, les pop-stars, les grandes chaînes de marques ou de production, les émissions télévisées, même sur les fruits et légumes! Voyons ensemble de quoi nous pourrions parler.

ILLUMINATI

Pour ceux qui ne le savent pas, les Illuminati forment une secte secrète dont le symbole est représenté par l’œil qui voit tout. Leur devise est « Novus Ordo Seclorum », qui signifie littéralement « Nouvel ordre des siècles » en latin. Agglomération des fanatiques des Illuminés de Bavière, ils seraient au contrôle du monde, des êtres humains, parfois dotés de superpouvoirs, mi-reptiliens et mi-humains, etc. Cette secte contrôlerait notre monde derrière leurs mains de marionnettistes. Les principaux exemples que l’on a d’eux sont les familles les plus riches du monde qui constitueraient l’élite de la planète : Rockefeller, Rothschild, Kennedy, Dupont… Les Illuminati sont la principale cause de tous nos maux, suppôts du diable, selon les conspirationnistes.

THÉORIE DU

« MANDELA EFFECT »?

Avec le Mandela effect on entre complètement dans le domaine de la science-fiction. Selon cette théorie, notre monde s’ajusterait à une autre ligne temporelle dû à des voyageurs du temps. Le nom de Mandela effect viendrait bien de la théorie conspirant que le président d’Afrique du Sud, Nelson J. Mandela, serait décédé lors de son long séjour en prison, mais qu’en raison de voyageurs temporels, butterfly effect1 s’ensuit, et il ne serait décédé que tout récemment (nos plus grandes condoléances). La généralisation de cette théorie s’appuie sur le nom d’un fameux dessin animé The Berenstein Bears, qui aurait changé pour donner The Berenstain Bears, ou plus simplement Febreeze, serait devenu Febreze. Mais celle avec laquelle beaucoup de conspirationnistes sont le plus d’accord est l’élection de Donald Trump comme président des États-Unis d’Amérique : étant donné le changement de ligne temporelle, Hillary aurait gagné sur la ligne temporelle normale.

ALORS QUE CROIRE?

Ces théories, il ne faut pas oublier qu’elles ne restent que des théories. Avant que de meilleures preuves que celles qu’on a déjà soient trouvées, on ne peut pas se prononcer. Personnellement, je pense que cela peut servir comme divertissement, même si certaines frisent le ridicule (Mandela effect de Donald Trump) par rapport à de très logiques raisonnements (stars d’Hollywood faisant partie des Illuminati). Grosso modo, qu’elles soient vraies ou fausses, les théories conspirationnistes restent un phénomène fascinant, un exemple même des moyens que l’homme a d’utiliser sa logique. Possiblement, les Illuminatis nous surveillent, cela restera mystère et boule de gomme…

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1 Théorie portant sur le voyage dans le temps. Vous pouvez voir comme référence le film The Butterfly Effect.

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Le défi 24 h http://www.polyscope.qc.ca/?p=15672 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15672#respond Tue, 21 Mar 2017 01:34:10 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15672 Par Charles Albaret

Le comité Poly-Théâtre a réussi l’ambitieux projet de préparer une pièce en 24 heures, montre en main, pour la jouer ensuite devant les étudiants de Polytechnique! Un véritable tour de force puisque les acteurs et le metteur en scène ignoraient tout de la pièce 24 heures avant sa représentation. Mieux encore, le projet faisait jouer des étudiants de différents niveaux : certains en étaient à leur première représentation sur scène.

Au grand défi, les grands moyens

Pour rendre le défi possible, les acteurs et le metteur en scène ont dû employer plusieurs stratagèmes pour mener à terme le projet : assigner un personnage à deux acteurs, raccourcir la pièce et j’en passe. Des micro-formations en improvisation ont aussi été données aux acteurs pour leur permettre de jouer sur scène, même en cas d’oubli du texte! Utile quand on sait, rappelons-le, les acteurs n’avaient que 24 h pour apprendre les répliques. D’autant plus que le directeur (et empereur) du comité, Arthur Daniel-Adde, présent parmi le public, a confié par la suite ne pas avoir remarqué les moments d’improvisation des acteurs, c’est dire!

© Polyphoto

Je ne trompe pas mon mari

Cette comédie de Georges Feydeau met en scène Saint-Franquet, ami de M. Plantarède, arrivant dans la ville thermale de Châtel-Sancy dans l’espoir de l’y trouver. Feignant la rencontre imprévue, Saint-Franquet avait en fait en tête de courtiser sa femme, madame Plantarède, dont il est amoureux depuis longtemps. C’est l’arrivée de Bichon, ancienne maîtresse du personnage, et de Dotty et Tommy, un couple de touristes américains, qui va lancer l’intrigue dans un étonnant imbroglio, alliant fous rires, quiproquos et adultères.

DÉFI 24 h, un bon coup en somme

Puis les acteurs saluent le public; c’est déjà la fin. Les acteurs sont les plus heureux de la salle, ils sont fatigués mais contents d’être allé jusqu’au bout du défi. Contents aussi, puisqu’ils pourront enfin aller dormir. En effet, pour eux, la nuit a été longue, occupés à monter la pièce, ils sont debout depuis vendredi matin, on est samedi soir On appréciait de voir les acteurs passer au travers du défi, s’emmêlant parfois, faisant rire souvent. C’est un évènement idéal auquel participer comme acteur ou spectateur, pour décompresser entre deux révisions pour les intras. Le Défi 24 h sera de retour l’année prochaine, ne manquez donc pas la prochaine édition. Encore bravo Poly-Théâtre!

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Le suicide de la liberté d’expression http://www.polyscope.qc.ca/?p=15670 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15670#respond Tue, 21 Mar 2017 01:32:29 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15670 par Lukas Martin

D’abord, pointer les quelques paradoxes qui m’ont mené à cette réflexion ne ferait de tort à personne. Certains sont tellement flagrants, qu’il m’a souvent fallu revenir sur mes pas, pour rire un bon coup et penser : « C’est tout à fait banal! ». Or, plus de 55 ans avant moi, c’est Hannah Arendt qui écrivait sur la « Banalité du Mal », lors du procès d’Adolf Eichmann, criminel de guerre nazi, haut fonctionnaire du Troisième Reich. Echappé des procès de Nuremberg, il est ramené d’Argentine en 1960 par des agents du Mossad pour subir son procès à Jérusalem, et se faire exécuter moins d’un an plus tard.

Point important : pendant son instance, des centaines de personnes venues de par le monde se réunissaient pour regarder ce petit homme mi-chauve parler inlassablement à l’intérieur de sa cabine en vitre, et tandis que les mots se déversaient de sa bouche au rythme des pluies les plus monotones jamais tombées sur terre, ils réalisaient, choqués, que le mal dont parlait cet homme était d’une dimension dont nous ne suspections pas encore l’horreur : couper, gazer, exécuter des gens, des êtres humains, était devenu normal. Comment alors rectifier les mesures du bien et du mal quand le temps et la bêtise humaine ont bafoué ses principaux piliers?

Le rapprochement ici ne comporte pas les mêmes mesures, loin de là. Mais un peu comme Hannah Arendt, nous sommes les témoins extérieurs contemplant silencieusement la transformation fulgurante du mal; autrefois, il s’agissait de faire la distinction entre le bon et le méchant. Aujourd’hui les bons sont tout aussi ignobles. Laissez-moi m’expliquer.

Une dictature morale s’est silencieusement installée ces dernières années, et personne ne l’a entendue monter au trône. Parce qu’elle vêtissait les effigies de la liberté d’expression, alors que ses sous-vêtements étaient de la couleur de l’imposition. De l’uniformité de pensée. De la norme du « politically correct », que tous, au fond, portent hypocritement. Les mêmes idéaux qui nous ont libérés en 1789, nous les pendons aujourd’hui. Mais le pire, c’est qu’il nous ont eux-mêmes conduit à la potence. Le discours a été si souvent répété, il a été si souvent cloné qu’il a perdu son essence originale : en 1789 on s’en défendait pour détrôner un monarque et démocratiser le pouvoir parmi les hommes, c’était presque faire descendre Dieu de son nuage pour lui botter le cul.

Aujourd’hui, « Liberté, Égalité, Fraternité » sont imprimés sur nos billets de banque, les discours grandioses sont algorithmiques, nos idoles pondus à la chaîne. Aujourd’hui, « Liberté, Égalité, Fraternité », ça sert à vociférer par-dessus l’autre parce qu’il a le DROIT de le faire, mais NOUS aussi avons ce droit, et donc à qui mieux mieux, nous nous assourdissons dans ce silencieux vacarme en répétant à tue-tête les mêmes choses.

Mais sitôt une langue timide se hasarde sur une longueur d’onde différente, que nos cris s’unissent pour l’agresser, la ridiculiser, l’écrabouiller, parce qu’il est tellement impensable qu’elle puisse avoir de bons arguments, des arguments vrais non pas parce qu’ils coïncident avec nos critères moraux mais parce qu’il est impossible, oui, que considérant un autre point de vue, un autre vécu, ils justifient leur existence. Et dans notre agression, nous nous réconfortons de par la facilité à s’unir lorsqu’il s’agit de violenter la diversité. C’est le nouveau fascisme du siècle, un fascisme de pensée. Il est si facile maintenant d’insulter quelqu’un qui se déclare de droite! Qu’il est facile de dire NON au port du voile parce que ça dégrade la femme. NON, l’indépendance du Québec, ça se peut pas, c’est économiquement impossible. INTERDIT la discrimination, tous les hommes sont égaux.

Vous comprendrez, toute la chose est amusante: autant on croit bien agir en pensant ainsi, autant on contribue au suicide de la liberté d’expression. Mais le pire dans toute cette affaire, c’est que ca nous parait banal : banal de traiter quelqu’un de raciste s’il n’aime pas les Noirs (notons que raciste n’a pas la même connotation d’il y a 50 ans), banal d’interdire le port du voile parce que ça dégrade la femme sans considérer si ça dégrade sa culture de le lui interdire, banal de contredire tout haut n’importe qui, qui ose penser en dehors de cet uniformisme de pensée, sachant très bien que la norme morale de la doxa sera là pour approuver avec conviction et même applaudir si la réponse est faite avec un appel à la violence, chose qui semble abonder dernièrement dans le net (Trump, tu n’auras pas ta place dans cet article).

Un des exemples qui m’a le plus frappé, est celui des femmes (et des hommes), appelant au suicide du machisme et du patriarcat à travers les réseaux sociaux. Bien que ce type d’appel n’est pas unique depuis l’existence des réseaux sociaux, il s’est exacerbé l’année dernière suite au meurtre de deux jeunes Argentines parties en voyage, seules, en Équateur. Leurs corps retrouvés montraient de claires marques d’abus sexuels. Les autorités équatoriennes déclaraient un peu plus tard: « Elles l’avaient un peu cherché » faisant référence aux habits légers que portaient les victimes, ayant pu inciter au viol.

D’où le scandale postérieur créant un déferlement massif d’anti-machisme sur le net. Une fois le mouvement enclenché, les propos se sont rapidement acidifiés : des publications populaires accusaient la banalisation de la culture du viol à travers les blagues sexistes et machistes — celles qui se font si souvent à l’intérieur de petits groupes d’amis. Les publications faisaient donc appel à l’arrêt de ce genre de blagues parce qu’elles normalisaient la violence de genre. D’un côté, c’est très vrai. D’un autre, vous imaginez-vous devoir peser chaque mot lorsque vous parlez « librement » avec vos amis? Ce serait une bien piètre réunion. L’humour n’est pas sujet au correct, il ne l’a jamais été et ne le sera jamais.

Les invités du roi ne riaient-ils pas si jaunement que parce que les bouffons jouaient franchement? Le rôle de la fable n’était-il pas de critiquer un régime par le biais d’une histoire? Toute la didactique est là : dire quelque chose sans vraiment le dire. Parce que si nous devions tous nous montrer le fond de nos pensées, nous nous entretuerions.

Mais s’il n’y a plus qu’un silence gênant dans la salle, qui profitera du spectacle? Si nous ne pouvons plus jouer avec ce qui nous choque, comment nous choquer? Comment inciter le débat et la pensée critique si déjà il n’y a plus d’adversaires à qui prouver le contraire? Comment éduquer quelqu’un qui n’a jamais osé se prononcer par peur d’être stigmatisé? D’où le paradoxe opposant la libre expression et les limites morales.

Je vois déjà les détracteurs se prononcer : comment puis-je hésiter sur une question si simple? Pourquoi nuancer une telle évidence? Là est le guet-apens. Les limites entre le respect et la liberté de s’exprimer sont très ambiguës. Charlie Hebdo parodiait l’Islam au nom de ses droits. Or un milliard de personnes pratiquent cette religion. Comment ne choquer personne? Le résultat, nous l’avons vu. Et maintenant, 1/7 des habitants de la terre passent pour des aliénés parce qu’un petit groupe de radicaux a fait sauté la boite des « blasphémateurs ». Des blasphémateurs qui criaient « liberté! » tout en considérant impensable un autre mode d’être que l’occidental, mais encore…

Filtrer les discours, estimer ce qui semble « du bon côté de la balance », c’est inhiber nos frissons humains. La liberté d’expression n’a jamais prétendu aux bouquets de roses; certes, s’exprimer s’avère parfois violent mais c’est la bête en nous qui crie à l’aide. Ne pas écouter cela, c’est bâtir notre culture sur un mirage. Et nous savons très bien à quoi mène le silence.

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POLYFAB : vous avez les idées, nous avons les moyens ! http://www.polyscope.qc.ca/?p=15666 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15666#respond Tue, 21 Mar 2017 01:29:18 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15666 Par Charles Albaret

Vous avez dit « FabLab » ?

Pour ceux qui découvrent le concept, le PolyFab Normand Brais s’inscrit dans ce que l’on peut appeler un appeler un « FabLab ». L’idée vient du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et veut réserver dans l’université un lieu spécialement consacré à la création. Un temple du crafting en somme. Chaque FabLab a ses propres attraits, mais celui du PolyFab veut avant tout servir d’outil pour que chaque membre y réalise ses projets en mettant à sa disposition un vaste arsenal d’outils.

Et qu’y trouve-t-on ?

Tout d’abord une bonne ambiance, une salle bien éclairée, où vous pourrez profiter des fauteuils et sofas pour relaxer, au besoin. Mais ce n’est pas tout En vous inscrivant au PolyFab Normand Brais, vous pourrez pleinement profiter des ressources du PolyFab :

  • Les classiques : scies, marteaux, tournevis, bref tout le kit de Bob le bricoleur.
  • Le coin électronique : incluant fers à souder, stations de soudure, loupes, ventilateurs et sources de tension.
  • Les bijoux technologiques : imprimantes 3D, fraiseuses numériques, découpage laser et découpeuse de vinyle, sont là pour donner un rendu esthétique à vos pièces.
  • Ressources informatiques : les logiciels de modélisation et d’analyse mécanique, ceux disponibles dans Poly en fait.
  • Des gens sympathiques : ils ne mordent pas, enfin je crois…

Le PolyFab veut aussi conserver un climat de sécurité, c’est pourquoi un membre surveillant est toujours présent pour répondre à vos questions et veiller au bon fonctionnement de l’atelier. Si vous n’êtes pas membre, vous pouvez toujours y faire un tour pour vous mettre en appétit.

Qui peut y avoir accès ?

Les membres du PolyFab bien sûr! Le comité n’accepte pour l’instant que des membres de l’université, étudiants et employés. Elle parle cependant de s’ouvrir à un public externe. Pour l’instant vous pouvez vous inscrire en remplissant le formulaire disponible sur le site, polyfab.polymtl.ca et en s’acquittant des frais d’inscription, (25 $/session par étudiant et 50 $/session par employé). Que vous ayez un prototype à concevoir pour votre projet intégrateur, que vous soyez entrepreneur ou simplement bricoleur, foncez-y, le PolyFab est fait pour vous. L’atelier est situé au L3812.1C (3e étage du pavillon Lassonde), à l’entrée du stationnement intérieur, cherchez bien!

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Centre d’entrepreneuriat http://www.polyscope.qc.ca/?p=15663 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15663#respond Tue, 21 Mar 2017 01:26:37 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15663

Le Centre d’Entrepreneuriat de Polymtl se trouve au pavillon J.A Bombardier, local J-1121. Les stagiaires entrepreneuriaux sont automatiquement inscrits pour l’année suivant leur stage. Le prix normal d’inscription est de 50 $ pour les étudiants de Polytechnique.

Pour un nouvel étudiant qui commence tout juste ses démarches entrepreneuriales, c’est le moment le plus judicieux de s’inscrire au centre. C’est le moment d’absorber le plus d’informations possible pour penser à concrétiser son idée. Une fois une idée plus clair et les démarches concrétisées, il est intéressant de participer au premier concours Innovinc, et même faire un stage entrepreneurial.

Disons que vous ayiez déjà complété un concours, vous savez assez bien comment vous orienter mais il vous reste du travail à faire. Si le modèle d’affaires est terminé, il est temps de passer au plan d’affaires. À ce stade, le coaching et les ateliers peuvent encore être utiles. Le Centre d’entrepreneuriat Poly-UdeM propose aussi le concours Innovinc : Concrétisez, qui accompagne les étudiants dans l’élaboration de leur plan de démarrage et leur stratégie de financement. Le Centre peut aussi aider l’étudiant à déposer son projet de stage entrepreneurial à Polytechnique, qui permet de travailler sur son propre projet d’entreprise et d’obtenir des crédits de stage obligatoire. Enfin, l’étudiant peut participer à différentes activités de réseautage pour agrandir son réseau de contacts.

Toutes les informations ce cette page sont tirées de
entrepreneuriat.poly-udem.ca et de Roxanne Désilets Bergeron.

ressources

Coaching

La première rencontre est gratuite. Si vous désirez ensuite poursuivre l’accompagnement avec votre coach, il vous suffit de devenir membre du Centre. Trois coach sont disponibles:

  • Lydia Bukkfalvi, B. Sc., MBA
  • Lant Rakoto, CPA, CMA
  • Aziz Guellouz, M. Sc.

Cours de Création

La cour de création est un espace convivial et stimulant dédié aux étudiants-entrepreneurs qui souhaitent travailler sur leur projet d’affaires (seul ou en équipe).

Le mobilier et les accessoires de cet espace permettent différentes configurations de travail. Voici les outils de travail à disposition :

  • deux tableaux blancs
  • du papier et des crayons
  • un écran
  • deux matrices du modèle d’affaires

CONCOURS

Innovinc : Explorez est le premier concours de la série Innovinc. La formule est simple : chaque participant effectue un pitch de 180 secondes, puis répond à des questions ou commentaires du jury formé de professionnels du milieu des affaires et de l’entrepreneuriat. Les étudiants de tous les cycles universitaires (temps plein) de l’Université de Montréal ou de Polytechnique Montréal qui ont une idée d’affaires sont admissibles à ce concours.

Prix

  • un prix de 100 $
  • une séance de coaching personnalisée d’une heure afin de préparer leur candidature au concours Innovinc : Esquissez

Confidentialité

Le Centre d’entrepreneuriat Poly-UdeM s’engage à respecter la confidentialité de tous les projets d’entreprise qui seront soumis au concours Innovinc : Explorez. Toutefois, lors du pitch, les équipes sont tenues responsables de la limite de confidentialité de leur idée, particulièrement pour les aspects de non-divulgation dans le cadre de la protection de la propriété intellectuelle de leur idée.

À travers un parcours de cinq semaines, les participants prendront part à cinq séances intensives de coaching basées sur les neuf blocs de la matrice du modèle d’affaires, créée par Business Model Foundry AG, (les créateurs du Business Model Generation et de Strategyzer.com).

À la fin du parcours, les étudiants présenteront leur modèle d’affaires structuré devant un jury formé d’experts en démarrage d’entreprises. Plusieurs prix en argent et en services seront décernés.

Au programme

  • Ateliers sur les neuf blocs de la matrice du modèle d’affaires
  • Conseils de coachs œuvrant dans le milieu des affaires
  • Échanges et co-création entre participants
  • Exercices de pitchs

Pendant quatre mois, les participants ont droit à de l’accompagnement personnalisé avec des experts en entrepreneuriat. Le but : élaborer un plan de démarrage et une stratégie de financement afin de concrétiser le démarrage de l’entreprise.

Au programme

  • Sept séances de coaching individualisées
  • Quatre soirées d’échange autour de thématiques
  • Deux exercices de pitch
  • Activités de réseautage
  • Présentation du projet devant un jury.

Les gagnants remporteront des prix en argent et en services.

ateliers – pROGRAMMATION hIVER 2017

Bâtir son modèle d’affaires

Ali Taieb, SAJE accompagnateur d’entrepreneurs

Valider son marché

Nawal Hanani, conseillère et formatrice (indépendante)

Propriété intellectuelle

Thomas Martinuzzo, Fonds de Solidarité FTQ

Stratégies de mise en marché

Francis Beaulieu, coBuilderz

Financement participatif

Martin Depelteau, SAJE accompagnateur d’entrepreneurs

Forme juridique / Convention d’actionnaires

Charles Daoust, Yulex Avocats et stratèges

Anges financiers et capital de risque

Roland Léger, Desjardins Entreprises

Plan financier et proposition financière

Jean DesRochers, Richter

Réseautage et « Elevator pitch »

Michel Auger, Réseau M

Médias sociaux en affaires

Marie-Pierre Paradis-Claes, Adviso

Démêler les exigences gouvernementales

Carol Gagnon, Les conférences en fiscalité CG inc.

Rédaction de contrat

Charles Daoust, Yulex Avocats et stratèges

Tous les détails de ces conférences sont disponibles à l’adresse suivante: http://entrepreneuriat.poly-udem.ca/activites-et-services/ateliers

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Avec la liberté, viennent les poches vides : Les stages entrepreneuriaux http://www.polyscope.qc.ca/?p=15660 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15660#respond Tue, 21 Mar 2017 01:20:30 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15660 Éternel serviteur, pour servir son lectorat potentiellement entrepreneur, Le Polyscope s’adresse à la reine des stages de Polymtl, soit Mme Marie-Josée Dionne. Elle est responsable des coordonnateurs de stages et elle gère l’ensemble des stages entrepreneuriaux (SE).

Depuis quand poly nous fait confiance pour qu’on se gère?

Les SE sont arrivés suite à la création d’une jeune-pousse de deux étudiants d’info-log, en été 2013. Developpements Third Bridge embauche toujours des stagiaires, d’ailleurs. Ces stages, ils sont disponibles que depuis 2 ans seulement, mais l’année dernière, il y avait 6 étudiants qui ont fait des SE. Ça commence tout juste à être connu, mais selon le succès de Poly-E, de Poly-Phi, de PolyFinances et du CCGP, on peut s’attendre à beaucoup plus de futurs stagiaires.

Est-ce que j’ai ce que ça prend?

Pour faire un SE, ça ne prend pas grand-chose, mais il faut savoir ce que l’on fait. Il faut d’abord et avant tout, une idée. Mme Dionne évalue ensuite le sérieux des démarches — c’est-à-dire qu’il faut être capable de répondre à des questions. C’est d’ailleurs le centre d’entrepreneuriat qui accompagnera le mieux un étudiant à ce stade préliminaire. C’est le Centre qui lui offrira les ressources nécessaires pour qu’il puisse élaborer un modèle d’affaires, et qui confirmera que l‘étudiant est bel et bien sérieux. Le SE commence au moment où le plan d’affaires se tient.

Il y a beaucoup d’incertitudes que par la nature de l’entrepreneuriat — on ne s’attend pas nécessairement à un succès, les échecs sont mêmes normaux et attendus. S’il y a des hics, on épaule les stagiaires et on peut les aider à viser un objectif différent pour redéfinir le succès d’un stage.

L’intervention survient seulement lorsqu’il y a un problème, c’est surtout pour s’assurer que la communication est bonne. Par exemple, un étudiant en mécanique l’année derniere avait besoin d’outils pour une portion électronique de son stage. PolyFab, à l’époque, n’était pas encore complètement fonctionnel et donc, c’est Mme Dionne qui a fait en sorte qu’il ait accès aux oscilloscopes et aux outils dont il avait besoin.

Selon Mme Dionne, en entrepreneuriat, il n’y a pas de mauvaises expériences. Par exemple, c’est arrivé la session dernière qu’une équipe de deux étudiants en stage, ensemble, se scinde en cours de stage. Mais il n’y a pas eu de problème. Le premier étudiant a continué sur l’idée initiale et le deuxième a été réorienté sur autre chose, puis on lui a trouvé un nouvel encadrant. L’intervention se fait seulement lorsque c’est nécessaire.

Et le superviseur là-dedans? Il faut obligatoirement un superviseur pour faire un SE, mais l’étudiant en SE reste son propre patron. À partir du moment le plan d’effort est défini, le service de stage identifie à quelle étape l’étudiant se trouve. L’étudiant peut déjà avoir commencé, peut-être qu’il veut développer son marché, produire un module complémentaire… On est donc capable d’offrir un stage personnalisé selon les besoins du stagiaire. S’il est au développement de prototype, alors un encadrant sera trouvé qui répond à ses besoins. Un prof, par exemple, qui est compétent dans ce domaine spécifique. S’il est rendu à tester son prototype dans un marché limité, alors ce n’est pas un prof qui est expert, c’est plus un entrepreneur aguérré dans la niche ou dans le secteur d’activité où se trouve l’étudiant.

Le superviseur est seulement là pour s’assurer que l’étudiant se donne des balises et qu’il se focusse sur le but du stage. Dépendamment de l’axe donné au stage, le superviseur est sensé l’aligner et s’assure qu’il se concentre sur ses objectifs.

Enter the dragons

À la fin du stage, il y a le rapport, mais c’est aussi le saut de tremplin. Pour fournir un petit extra, un mini-dragon est convoqué. Un entrepreneur qui vient écouter les idées de l’étudiant pour les prochaines étapes de son projet. Dans un stage normal, lorsque le stage fini, c’est la fin et voilà, mais en SE c’est le tremplin pour faire avancer son entreprise.

Finalement, il faut surtout garder en tête que malgré tout ce qu’on peut accomplir en stage entrepreneurial, il faut avoir les moyens de le faire. C’est exactement comme être entrepreneur post-poly, c’est n’est pas rémunéré et s’il échoue, c’est lui qui devra épauler la totalité de son échec. Mais si on regarde tout ce qui a déjà été fait, ça donne envie.

Les Jeunes-pousses passées par les stages entrepreneuriaux

Jules Thullier – Finissant mai 2017 Bacc INF – Innovation technologique – Moniteur de sommeil pour bébé

Joël Jean-Langlois – Finissant mai 2017 Bacc LOG – Sécurité et mobilité en logiciel – Logiciel de soumission pour rénovation résidentielle et commerciale

Karl Janelle – Finissant déc 2016 Bacc GBM – Système de sécurité pour résidence personnes âgées

Antoine Chagnon-Larose – Diplômé en août 2016 Bacc GLQ – Travaille actuellement chez Nexonia – Développement d’une plateforme d’automatisation de placements haute fréquence de produits dérivés

Adnane Chaabi – Actuellement en 3e année LOG – Outil de gestion – Développement d’affaires pour un système de réservation de sports de raquette en ligne

Jonathan Boissonneault-Glaou – Actuellement en 3e année MEC – Générale – Développement d’un algorithme de contrôle pour rideaux

Félix Bourassa-Moreau – Actuellement en 3e année MEC – Développement d’un prototype de prise d’entraînement instrumentée pour l’escalade

Joël Poulin – Actuellement en 2e année LOG – Développement d’une application mobile pour contrôle domotique selon les conditions régionales ou la préférence de l’utilisateur

Jean-Philippe Bisson – Finissant déc 2016 Bacc GLQ – Développement durable – Procédé de fabrication de pâtes alimentaires à base de farine d’insectes

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Jeune pousse deviendra grande http://www.polyscope.qc.ca/?p=15658 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15658#respond Tue, 21 Mar 2017 01:15:07 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15658 L’idée

La start-up, ou jeune pousse, est une entreprise en démarrage, ayant un fort potentiel de croissance. C’est aussi une organisation ne répondant pas tout à fait à la même idéologie que l’entreprise classique. Environnement de travail ouvert, concept connecté, forte présence en ligne et sur les réseaux sociaux, le tout soutenu par une sollicitation publique dans le but de rendre le projet possible; la start-up est en fait à l’image de ceux qui l’ont créée : les milléniaux.

L’image

L’allure classique d’une start-up de film : un très long bureau dans un espace à aire ouverte, hangar désaffecté ou loft urbain, créateurs en chemise, mais sans cravate, sneakers aux pieds, devant un très grand écran Apple, buvant un thé matcha. La totale. Mais en vrai, on n’est pas si loin de ça; la jeune pousse suit la culture sociale de ceux qui la fondent, et cette culture de l’entrepreneur.e est en train de changer. Son image est plus détendue, plus jeune et, avant tout, plus connectée.

La mode

L’idée des start-ups est sujet d’actualité depuis les années 90, mais elle est réellement ressortie du lot depuis quelques années avec la venue des plateformes du genre Kickstarter et Indiegogo peu avant 2010. Ces plateformes, sites internet de sollicitation, présentent divers projets, du vêtement jusqu’à la montre intelligente, en passant par la BD et la photo. Sur celles-ci, les jeunes pousses peuvent proposer leurs produits, en prévente généralement, et à des prix « early bird » pour tenter de convaincre leur potentielle clientèle de leur permettre de mettre leur entreprise en marche.

Le fonctionnement

Parce que c’est là, la pierre angulaire de la start-up : le financement participatif. Les start-ups ont un prototype, un premier modèle, une preuve de concept, mais il leur manque le budget pour le partager à grande échelle. Et c’est là que le monde entre en jeu : sur les plateformes citées plus haut, des gens de partout dans le monde promettent un montant d’argent, en l’échange d’un produit, et si assez de gens le font, le produit est livré, et l’entreprise démarre!

Mais encore

Malgré tout, ce ne sont pas toutes les jeunes pousses qui se retrouvent sur ces sites. Certaines font très bien leur propre autopromotion, souvent basée sur une équipe (2 personnes, c’est une équipe!) de communication forte. On voit aussi l’apparition de regroupements, de festivals et d’évènements en lien avec les start-ups, comme le StartUpFest qui aura lieu cet été, du 12 au 15 juillet, ici-même à Montréal, ou le Startup Open House ayant eu lieu en septembre dernier.

La start-up est-elle une mode passagère, un phénomène générationnel? Peut-être, mais pour le moment, il faut dire que c’en est un qui stimule l’économie et qui permet de réaliser des projets, des idées, et ça, ça ne peut certainement pas faire de mal.

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Justin Essaie : Ta job est-tu le fun? http://www.polyscope.qc.ca/?p=15654 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15654#respond Mon, 20 Mar 2017 15:03:39 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15654 Comme le pensait le philosophe français Blaise Pascal : le travail est un divertissement. Oui, étymologiquement cela en est un : en latin, divertire signifie «se détourner de». Par cela, le philosophe voulait nous indiquer se détourner du cours monotone de la vie en amenant sa pierre à l’édifice, et non pas que le travail était amusant au sens « endorphinien » du terme. Rassurez-vous, vous n’allez jamais, à moins d’être un illuminé (comme moi) hurler de joie à la vue d’une courbe savamment concoctée par votre ordinateur. En effet, il ne s’agit ici que de la notion d’accomplissement personnel, placée au sommet de la pyramide des besoins, expliquée par le psychologue Abraham Maslow. Un travail où l’on s’épanouit est considéré comme tel, un endroit où vous pourrez vraiment avancer dans la société. Mais quelles sont les clefs du travail heureux, est-ce bien réel ou est-ce juste une utopie ?

Le divertissement au travail.

Nos chers amis californiens l’ont bien compris : prévoir des pauses au travail augmente la créativité et donc l’implication. Afin de les faciliter, il faut prévoir des lieux communs, par exemple les sempiternels coins à café ou encore des équipements sportifs. Et ce n’est pas tout, la théorie du management dite du Y du sociologue McGregor préconise des activités de cohésion d’équipe.

En effet, nous ne sommes plus au temps de l’organisation scientifique du travail, théorisée par l’ingénieur américain Taylor, appliquée par Henry Ford. Celle-ci, décriée dès le début du siècle dernier par Charlie Chaplin dans Les Temps modernes (1936), a une fâcheuse tendance à transformer les humains en machines cadencées à la milliseconde près. Cependant, les humains ne sont pas du même acabit que ces dernières : un travail répétitif, sans créativité, sans aucune marge de manœuvre et cherchant à optimiser en premier le temps et le coût de production sont des ferments de la Grande Dépression pour les Hommes.

Faites comme chez vous!

Ainsi aujourd’hui dit-on « collaborateurs » et non « subalternes », la gentrification du management mène évidemment à ces activités de « team building », qui permettent aux jeunes arrivés de se sentir comme chez eux. Avec l’essor des technologies mobiles, on peut même dire que le travail est un invité chez vous. Pour prendre un exemple concret, maintes entreprises offrent à leurs jeunes recrues un téléphone intelligent, pourvu d’une application donnant accès au système d’information de leur entreprise. C’est bien, certes, mais cela suscite une question. La frontière entre monde professionnel et vie privée, rendue ainsi si ténue, suscite-elle des menaces?

A priori la réponse est oui. Mais essayons de nous pencher sur le problème de plus près : certes, l’employé est susceptible d’être contacté plus facilement par l’employeur sur son temps libre ce qui peut, dans certain cas, relever de l’abus. Cependant, les entreprises, en faisant ceci, sont aussi victimes de leur politique : comment garantir la discrétion de certaines données sensibles si on les diffuse sur autant de terminaux mobiles? Et pire, cette plate-forme peut être carrément tierce ou publique. Oui mesdames, et messieurs, cela est possible, des gens qui négligent autant les données de leurs entreprise quitte à les rendre publiques. Réfléchissez. Combien d’employés utilisent WhatsApp, Facebook, Skype ou encore des boîtes courriels afin d’échanger sur un sujet professionnel? Et même, parfois, il peut s’agir carrément de la politique de l’employeur lui même, qui voulant s’offrir une toison de moderniste sacrifiera sa politique de sécurité informatique. Presque tous les experts des états de ce monde, à l’exception d’un petit pays au sud, vous certifieront qu’il s’agit là de pure folie.

Pour conclure, il faut s’armer d’un esprit cartésien pour critiquer scientifiquement les services offerts par un employeur. Sont-ce de réels privilèges, des rouages des politiques managériales en vue d’augmenter la production, ou bien les deux? Mais encore faudrait il s’appliquer pour trouver un emploi avant d’engager nos esprits à résumer ainsi le recrutement.

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Comprendre l’esprit FabLab http://www.polyscope.qc.ca/?p=15650 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15650#respond Mon, 20 Mar 2017 14:59:42 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15650  

Qu’est-ce qu’un FabLab ?

Un FabLab est un tiers-lieu numérique, c’est assez vague mais en deux mots cela peut résumer de façon simpliste la conception que l’on se fait du lieu. Premièrement, il s’agit justement d’un lieu de conception, numérique, avec nécessairement machines pour usiner. La conception assistée par ordinateur est ici reine : les machines doivent être préférablement  pour garantir leur autonomie d’usage à leurs utilisateur. D’ailleurs quels sont-ils ? Nous rentrons ici dans le concept de tiers-lieu : normalement toute personne peut utiliser des machines d’un FabLab sous certaines conditions.

Certaines conditions, c’est à dire tout d’abord une cotisation financière. Déterminée par les tenanciers du lieu, elle permet de faire vivre le lieu. Oui car, acheter des machines au sommet de l’état de l’art peut se révéler fort coûteux. Intégrons de plus les frais de maintenance et vous aurez le tout. Je reviendrai plus tard sur les modèles de financement possibles pour rendre la structure viable. De même des conditions normatives existent : vous comprendrez bien qu’une fraiseuse trois axes, un tour numérique ou bien une découpeuse laser peuvent être potentiellement dangereux pour le novice non-formé.

Les Fablab sont donc en somme des ateliers de prototypage ouverts à tous. Il n’ont pas vocation à faire de la production industrielle de pièce mais la prétention d’aider les inventeurs à rendre matérielles leurs inventions. Pour ce faire, on crée un espace où des machines, bien trop onéreuses pour être acquises par des tiers, sont mises à disposition de chacun pour prototyper.

 

D’où viennent les FabLab ?

Le concept de FabLab (Fabrication Laboratory) est apparu à la fin des années quatre-vingt-dix au Massachusetts Institute of Technology, plus précisément pensé par le professeur Neil Gershenfeld. Le FabLab est théorisé ainsi, une charte écrite au MIT est sensée être ratifiée et appliquée par l’institution se présentant comme FabLab.

Ainsi, le FabLab s’inscrit dans les grandes lignes de la «culture maker». La création d’objets à l’aide de machines d’usinage fait partie intégrante de cette dernière mais ce qui différencie cet esprit d’un banal atelier de fabrication c’est l’esprit dit de la «culture libre». Des licences libres sont donc normalement une condition nécessaire à l’établissement d’un FabLab. Malheureusement, en pratique ce n’est pas aisé de s’y conformer entièrement.

La «culture Open»… un idéal ou une réalité ?

Tout d’abord, pourquoi utiliser des logiciels libre de droit ? Cela est dû principalement à l’essor des licences Creative Commons. Normalement, une licence libre comporte a priori les droits d’utilisation, de copie, d’étude, de modification et de redistribution. Mais parfois, on peut être confrontés à certaines réticences de personnes tenant à leur propriété intellectuelle. Généralement, dans l’esprit FabLab, une personne doit laisser les plans de sa création à la société mais si nous prenons, par exemple, le cas d’un chercheur devant prototyper une invention révolutionnaire, comment peut-il accepter de laisser ses plans gratuitement ? Évidemment, il faut des compromis et le monde des “makers” est généralement souple sur une application stricte de la charte.

D’un autre côté, certaines machines sont livrées avec du matériel informatique propriétaire ou tout simplement des logiciels propriétaires qui se révèlent être difficilement substituable. Par exemple, combien d’étudiants savent aujourd’hui se passer du pack Office, qui est une suite propriétaire. Et je ne parle même pas d’un célèbre logiciel de retouche d’image qui est lui-même devenu un environnement dont la maîtrise est valorisée en soi. Extrapolons le problème aux logiciels de conception assistée par ordinateur et vous saisirez à peu près l’ampleur du problème des licences libre auquel se confronte le FabLab.

Un tiers-lieu où la moitié des tiers créent.

Chaque FabLab est doté évidemment d’un esprit qui est le sien. En foi de quoi, chacun décide de comment les membres créent. Généralement, on devient théoriquement membres dès la cotisation encaissée et la ratification du règlement intérieur. D’ailleurs généralement deux catégories de membres existent :

 

  • Les usagers : ces derniers peuvent utiliser les machines sous réserve d’avoir été formés à les utiliser. Ils paient généralement le consommable, par exemple le fil des imprimantes 3D, au besoin de l’impression qu’ils veulent effectuer. Les usagers,  bien souvent, sont des gens ayant un ou plusieurs projets à accomplir, ne sont présents que de manière sporadique dans les locaux. Souvent, les FabLab se targuent d’avoir plus de 200 membres alors qu’ils n’ont qu’une surface de cent mètres carrés, inutile de chercher les membres dans une autre pièce, l’explication est là.
  • Les encadrants : ces derniers sont les experts des machines, ces derniers forment les usagers et veillent au bon fonctionnement d’un FabLab. Ils doivent également faire appliquer le règlement ce qui n’est pas de tout repos, par exemple, des gens croyant se servir d’une découpeuse laser pourraient être tenté de découper du PVC. Rien de choquant, me diriez-vous, sauf que le PVC, peut dégager si il est fondu rapidement du dichlore, un gaz tristement connu pour être mortel. Donc leur implication est nécessaire dans le quotidien d’un FabLab.

 

Normes de sécurité et créativité

Les normes de sécurité doivent être drastiques, une formation SST est souvent dispensée par les membres, pour citer des exemples, le FabLab de Polytechnique Montréal est aidé par le service SST de l’institution pour l’élaboration des formations. Il est vrai qu’il s’agit d’un casse-tête d’imposer des normes adéquates à un lieu où des prototypes peuvent être encore en réglage et donc peuvent parfois avoir quelques défaillances. Un juste milieu est à trouver, il ne faut pas un règlement intérieur qui détruit toutes les initiatives mais il faut cependant respecter les règles normatives des espaces publics, ainsi est le dilemme des encadrants. Pour rajouter un peu de complexité à cela, le FabLab est censé respecter là encore la charte du MIT. Pour ainsi dire, pour un nouveau FabLab, la rédaction d’un nouveau règlement est généralement source de tracas. Ce dernier est nécessaire pour rendre public le lieu, les machines ne peuvent être laissées en libre accès si il est inexistant.

 

Modèle économique

Idéalement un FabLab devrait être auto-suffisant financièrement d’après la charte. Mais, bien souvent, des organismes publics ou privés subventionnent les FabLabs car le mouvement est vecteur d’une conception neuve de la technique. Par conséquent, il est très bien vu de la société entreprenante et des organismes locaux pour leurs fins communicationnelles.

Certains FabLabs, dont le FabLab auquel j’appartenais -le FabLab Marseille-, ont recours à des prestations faites par leurs membres. Ces dernières sont fournies par les membres de l’équipe bénévolement et sont facturées pour le compte du FabLab. Du point de vue de la charte des FabLabs, ce n’est pas dans l’esprit, en théorie, l’usager doit faire lui même sa création après formation. Mais ce choix peut se justifier par l’aversion de l’usager à apprendre de se servir de machines complexes tout cela pour imprimer, découper ou plier une pièce uniquement. Mais, souvent, le fait de venir faire une pièce mène à discuter avec d’autres personnes porteuses de projet ou bien avec des membres. Une certaine émulation est donc ainsi créée et des personnes technophobes deviennent au final des technophiles avérés.

Encore d’autres ont le luxe de pouvoir s’acheter les services de techniciens et de personnel. Mais, cela est en règle générale possible que s’ils sont affiliés à un établissement quelconque et le prêt de moyens est dans ce cas contraire à l’esprit décrit tel dans le cadre de la charte. On cherche l’autonomie pour plus de liberté. De plus, n’importe quel cotisant, d’après la charte, peut devenir membre de l’équipe à proprement dit, sous réserve de qualification technique minimale, ce qui s’avère faux dans des FabLab tenus par des administrations. Ces mesures cherchent à maximiser le pouvoir de créativité des usagers.

 

Pérennisation des savoirs et médiation scientifique

Moult florissants Fablab vont créer leur propre Wikis pour diffuser leurs créations, et souvent, ces projets sont propices à faire des tutoriels et des formations. Car la pérennisation des projets est une des raisons d’être des FabLabs : chacun peut créer à condition qu’il pousse à créer. De plus, la pédagogie et la médiation scientifique fait partie intégrante des FabLabs : souvent des activités d’éveil scientifique pour les jeunes ou encore des activités tout public peuvent être judicieusement proposées par les FabLabs. Cela permet à la fois de parler du FabLab à l’extérieur et d’intéresser un public plus large à la science au service de la créativité.

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Arista Foods :Pour une alimentation orientée vers le développement durable http://www.polyscope.qc.ca/?p=15627 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15627#respond Sun, 19 Mar 2017 19:40:53 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15627 Poly-E : Quel est le nom de votre entreprise?

Jean-Philippe : Notre entreprise se nomme Arista Foods. Nous avons comme objectif de faire la promotion d’habitudes de consommation écoresponsables en produisant des pâtes à haute teneur protéinique qui incorporent de la farine de grillon.

Poly-E : Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer votre entreprise, ou qui vous y a incité?

Jean-Philippe : Je pense que ce qui caractérise le plus les entrepreneurs de notre génération, c’est qu’on veut vraiment avoir un impact dans le monde. Donc, il y a plein d’entrepreneurs qui veulent changer le monde, faire une différence, et c’est ce qui m’a motivé le plus à lancer mon entreprise. Au cours des formations que j’ai eues en développement durable à Polytechnique, j’ai vraiment été sensibilisé aux enjeux environnementaux. Mon objectif, c’est de tout le temps trouver de nouvelles solutions qui pourraient nous permettre de changer le monde à notre façon.

Poly-E : Comment avez-vous identifié votre idée d’entreprise?

Gabriel : Notre idée d’entreprise est née du fait qu’on voulait changer le monde. Je dirais que quand on voit un problème qui existe dans le monde, il y trois options. La première option est l’inaction : ne rien faire et attendre que ça change. La deuxième option est de faire son possible tout en restant dans sa zone de confort. La troisième option est de véritablement prendre action. Avec Arista Foods, on a choisi la troisième option : notre idée est venue de ce désir de changer le monde.

Poly-E : Quels sont les problèmes auxquels vous avez dû faire face pour lancer et faire fonctionner votre entreprise?

Gabriel : Je dirais que le principal problème, quand nous avons lancé notre entreprise, a été justement de se décider à la lancer. Dès qu’on se dit qu’on veut être entrepreneur, parce que c’est un peu un choix de carrière de vouloir être entrepreneur, il faut également se dire : « À partir de maintenant, mes énergies vont aller dans cette entreprise-là. » C’est un défi en soi que de se l’admettre, de se dire : « Je vais prendre le temps me consacrer à quelque chose d’assez risqué. » Être entrepreneur, c’est dealer dans des situations d’extrême incertitude. Un principal problème que nous avons dû régler était donc de se décider à partir. Cependant, une fois que nous sommes partis, sky is the limit!

Poly-E : Quelles étaient vos sources ou opportunités et concours pour mettre sur pied votre projet?

Jean-Philippe : Une des premières choses qui est arrivée dans notre démarche est que nous avons commencé par nous inscrire à des concours entrepreneuriaux. Nous n’avions pas la moindre idée quant à savoir si nous serions pris, parce que nous n’avions jamais participé à de tels concours auparavant. Donc, nous avons rempli les documents nécessaires pour le faire et finalement nous avons été très surpris, parce que non seulement nous avons été pris, mais nous avons aussi remporté beaucoup de concours entrepreneuriaux. Personnellement, je recommanderais aux gens qui veulent se lancer en entreprenariat de s’inscrire et de participer aux activités entrepreneuriales, parce que c’est quand on est mis en contact avec les gens du domaine qu’une idée peut se concrétiser. C’est donc de rencontrer ces gens-là qui ont déjà parti des business et qui s’intéressent à ton projet qui permet d’amener un projet plus loin et de concrétiser ce qu’on fait.

Poly-E : Quels conseils donneriez-vous aux étudiants de Polytechnique qui veulent entamer un projet comme le vôtre?

Gabriel : Le principal conseil, à mon avis, c’est de ne pas avoir peur de se lancer. Également, mettre son projet sur papier permet de le montrer aux gens et de leur demander ce qu’ils en pensent.

Jean-Philippe : Je leur dirais d’essayer les choses. Il y a beaucoup d’entrepreneurs à succès qui n’en sont pas à leur première entreprise, qui ont eu des échecs avant et qui ont tellement appris de leurs échecs. C’est de ne pas avoir peur d’essayer de faire quelque chose, même si ça ne marche pas. C’est juste d’y aller, en affaires! Aussi, se familiariser avec le monde de l’entreprenariat, participer aux concours ou aller voir les ressources disponibles permet de rencontrer des entrepreneurs et de voir que ce sont des êtres humains comme n’importe qui. On se rend compte qu’il n’y a pas un type d’entrepreneur en particulier, qu’il y a toutes sortes de personnes qui peuvent être entrepreneurs.

À gauche : Gabriel Péloquin. À droite : Jean-Philippe Bisson
© Poly-E

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VR Tracker :Pour une expérience de réalité virtuelle multijoueur et à plus grande échelle http://www.polyscope.qc.ca/?p=15622 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15622#respond Sun, 19 Mar 2017 19:39:23 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15622 Poly-E : Quel est le nom de votre entreprise?

Alexandre : Le nom de notre entreprise est VR Tracker. C’est une entreprise qui développe un système de suivi de position à l’intérieur. Ce système est destiné notamment à la création d’applications de réalité virtuelle plus immersives, sur de grands espaces et avec plusieurs joueurs.

Poly-E : Quel conseil donneriez-vous aux personnes désireuses de monter leur propre entreprise?

Alexandre : Le conseil que je pourrais donner aux personnes qui veulent monter leur propre entreprise serait de toujours saisir les opportunités qu’elles voient à travers leur vie quotidienne et aussi à travers ce qu’elles font, notamment lors des projets à l’école. Il y a plein de problématiques auxquelles elles font face et auxquelles elles pourraient apporter une solution. Il y a des projets qui peuvent les intéresser et qu’elles peuvent trouver fun, alors ce que je leur conseillerais c’est d’essayer et de se lancer. En étant encore aux études, elles ont vraiment la chance de pouvoir s’essayer, de subir des échecs et d’avoir, après, d’autres possibilités. Donc, qu’elles saisissent l’opportunité et qu’elles se lancent dans quelque chose qui les interpelle!

Poly-E : Quels sont les bons et les mauvais côtés du rôle d’entrepreneur?

Alexandre : En ce qui concerne les bons côtés, il y a entre autres la possibilité de faire quelque chose qui vous plaît tous les jours. Vous allez pouvoir vous lever chaque matin en essayant de réaliser quelque chose que vous avez décidé que vous voulez vraiment faire. Vous allez pouvoir amener un projet du début jusqu’à la fin et voir son évolution. Vous êtes libres de ce que vous voulez faire et vous êtes libres de vos horaires (même si vous aurez quelques contrats). Le seul mauvais côté que vous aurez en étant entrepreneur c’est que ça prend un peu de temps, parce que quand on aime, on ne compte pas!

Alexandre Mao
© Poly-E

Jules Thuillier
© VR Tracker

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Poly-E : entrepreneuriat étudiant http://www.polyscope.qc.ca/?p=15618 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15618#respond Sun, 19 Mar 2017 16:46:34 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15618 Notre histoire

Le club d’entrepreneuriat de Polytechnique Montréal, connu sous le nom de Poly-E, voit le jour en novembre 2015 sous l’impulsion de quelques étudiants férus d’entrepreneuriat. Comptant à ses débuts sept membres, le comité s’est vite développé pour accueillir aujourd’hui seize membres, tous motivés, notamment en raison de l’engouement de la communauté étudiante de l’École envers l’entrepreneuriat.

Notre mission et notre engagement

Notre équipe travaille présentement à l’établissement d’une conscience de l’entrepreneuriat au sein de la communauté de Polytechnique. Notre objectif est de jouer le rôle d’intermédiaire entre les Polytechniciens etle monde de l’entrepreneuriat. Nous fournissons des renseignements techniques sur le démarrage d’une entreprise, et développons la fibre entrepreneuriale des étudiants de Polytechnique en valorisant l’innovation et l’audace de leurs idées. Le club s’efforce de faire découvrir ce mode de vie, de le démystifier et de le rendre accessible aux étudiants. De plus, nous nous engageons à faire valoir la diversité auprès de la communauté entrepreneuriale et celle de l’École.

Des activités concrètes

Nous organisons tout au long de l’année des événements de réseautage ainsi que des conférences. Parmi les entreprises accueillies, nous avons pu compter sur le soutien d’Univalor, de BugBites ou encore de BioGeniq pour ne citer qu’elles. Nous travaillons également avec les clubs d’entrepreneuriat de McGill, Concordia, l’ÉTS ainsi que des HEC afin de mettre en place la plus grande collaboration interuniversitaire étudiante du Canada.

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Émergence de l’énergie marémotrice en Nouvelle-Écosse http://www.polyscope.qc.ca/?p=15630 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15630#respond Sun, 19 Mar 2017 16:42:48 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15630 Cape Sharp Tidal est formé de Emera Inc. (EMA) et de OpenHydro qui se sont joint en 2014 afin de pouvoir mener à bien le projet de d’instaurer une hydrolienne efficace en Nouvelle-Écosse. Cape Sharp Tidal participe elle-même au centre de recherche FORCE qui s’efforce à démontrer et optimiser le rendement énergétique que peut procurer les hydroliennes au Canada depuis 2009.

Les énergies vertes et renouvelables attirant de plus en plus d’investisseurs, il est certain que l’énergie marémotrice suscite un grand intérêt qui se trouve alimenté de plus belle avec l’arrivée de cette nouvelle turbine fonctionnelle en Nouvelle-Écosse. Par contre, les installations sont plutôt coûteuses. Les défis techniques sont multiples comme la construction doit se faire sous l’eau salée. De plus, comme la technologie est plutôt récente, les rendements énergétiques pour les coûts d’installations sont bien moins appréciables que ceux générés par les barrages hydroélectriques. Néanmoins, le Canada est certainement l’endroit idéal pour ce genre d’installation et au long terme cette énergie pourrait s’avérer très rentable pour les investisseurs. Par contre, à l’étranger, les endroits potentiels pour de futures installations sont peu nombreux. La rentabilité énergétique que retirera le Canada des hydroliennes au cours des prochaines années pourra alors influencer considérablement l’émergence éventuellement accentuée de ce domaine énergétique.

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Avez-vous le profil d’un entrepreneur? http://www.polyscope.qc.ca/?p=15605 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15605#respond Sun, 19 Mar 2017 16:42:25 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15605

Pour chaque question, encerclez le chiffre à la réponse qui s’applique le mieux à votre cas :

  • 1, signifie que vous êtes tout à fait d’accord;
  • 2, plutôt d’accord;
  • 3, un peu d’accord;
  • 4, plutôt en désaccord;
  • 5, en total désaccord.

 

Quand vous aurez répondu aux 25 questions, calculez vos réponses pour découvrir vos résultats et en apprendre un peu plus sur votre personne.

Alors, avez-vous le profil ?

Interprétation des résultats

Si vous avez encerclé les chiffres 1 ou 2 aux questions 1, 4, 5, 7, 9, 10, 11, 13, 15, 18, 19, 22, 23, 24 et 25, donnez-vous chaque fois un point (maximum de 14 points).

Si vous avez encerclé les chiffres 4 ou 5 aux énoncés 2, 3, 6, 8, 12, 14, 16, 17, 20 et 21, accordez-vous un point (maximum de 11 points); aucun point n’est accordé si vous avez encerclé le chiffre 3.

Faites le total des points.

De 21 à 25 points

Vous avez le profil de l’emploi. Vous avez l’étoffe d’un entrepreneur. Si vous n’avez pas encore votre entreprise ou n’avez pas encore songé à vous lancer dans la mêlée, qu’attendez-vous ?

De 16 à 20 points

Vous avez un profil entrepreneurial bien affirmé. Cependant, votre succès comme entrepreneur pourrait dépendre des capacités (aptitudes, compétences) que vous avez ou des ressources dont vous disposez.

De 11 à 15 points

Vous êtes dans une zone de transition. Vous êtes probablement apte à devenir entrepreneur, mais vous devrez y mettre beaucoup d’efforts et de persévérance. Une aide et un suivi sous forme de conseils et d’encouragements vous seraient d’une grande utilité.

De 6 à 10 points

Votre profil entrepreneurial semble plutôt bas. Vous auriez certainement grand profit à revoir certaines de vos opinions, attitudes ou comportements concernant votre désir de devenir entrepreneur.

De 0 à 5 points

Soyez réaliste ! Il vous serait probablement difficile d’évoluer actuellement dans un milieu entrepreneurial.

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http://www.polyscope.qc.ca/?feed=rss2&p=15605 0
Une nouvelle stratégie pour l’entrepreneuriat à Polytechnique http://www.polyscope.qc.ca/?p=15601 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15601#respond Sun, 19 Mar 2017 16:38:28 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15601 Par Cléo Ascher

Pourquoi? Pour qui?

Tout d’abord, pour vous, étudiants, qui êtes plus nombreux que jamais à considérer l’entrepreneuriat comme une option de carrière stimulante. Selon une donnée de la Fondation de l’entrepreneurship, récoltée en 2016, au Québec, ce sont plus de 40 % des jeunes de 18 à 34 ans qui ont l’intention de créer un jour une nouvelle entreprise ou reprendre une entreprise existante. L’expérience entrepreneuriale durant ses études constitue également un accélérateur d’apprentissage qui permet de développer des compétences complémentaires à celles acquises durant les cours et qui seront utiles quelle que soit la carrière future. C’est également un moyen de mettre en pratique le savoir enseigné.

Cette nouvelle stratégie pour l’entrepreneuriat vise également les professeurs, à qui l’on souhaite offrir davantage de débouchés et d’applications pour leurs travaux de recherche dont ils cherchent constamment à maximiser l’impact.

Quelles sont les ressources disponibles à Polytechnique?

Polytechnique propose de nombreuses ressources pour faire découvrir l’entrepreneuriat et soutenir les projets entrepreneuriaux. Ces ressources sont disponibles quel que soit le stade d’avancement de votre réflexion et de votre projet!

Ateliers et accompagnement individuel

Participez à des ateliers en entrepreneuriat organisés par le Centre d’entrepreneuriat Poly-UdeM pour vous outiller dans le démarrage de votre entreprise. Une douzaine d’ateliers animés par des experts sont proposés chaque session.

Bénéficiez de séances de coaching. Des coachs du Centre d’entrepreneuriat Poly-UdeM vous conseillent dans le démarrage de votre entreprise, et ce, en toute confidentialité.

Concours et parcours entrepreneuriaux

Participez à Innovinc., une série de trois concours qui guide les étudiants-entrepreneurs tout au long de leur parcours entrepreneurial.

Suivez le parcours Technopreneur qui accompagne les étudiants dans la planification de la commercialisation d’une technologie issue de la recherche universitaire.

Cours et formations

Inscrivez-vous aux cours et programmes de formation pour explorer l’entrepreneuriat dans le cadre de votre cheminement académique. Consultez la page polymtl.ca/entrepreneuriat/ pour en savoir plus.

Stages entrepreneuriaux

Faites un stage entrepreneurial et réalisez plusieurs étapes clés de votre projet entrepreneurial dans le cadre de vos stages obligatoires.

Espaces de création et d’entrepreneuriat

Découvrez le PolyFab Normand Brais, un lieu qui rend accessible des outils de conception, de fabrication et de la formation pour vous aider à réaliser vos projets vous-même.

Rendez-vous à La cour de création, un espace de travail à Polytechnique dédié aux étudiants qui souhaitent travailler sur leur projet d’affaires, seul ou en équipe.

Initiatives étudiantes

Rejoignez Poly-E, le club d’étudiants entrepreneurs qui vise à valoriser l’entrepreneuriat et stimuler l’esprit entrepreneurial au sein de la communauté étudiante.

Des questions?

Découvrez plus en détail ces initiatives dans cette édition spéciale du Polyscope!

Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page Web polymtl.ca/entrepreneuriat ou contacter Cléo Ascher, Conseillère à l’entrepreneuriat à Polytechnique

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http://www.polyscope.qc.ca/?feed=rss2&p=15601 0
Des produits inutiles http://www.polyscope.qc.ca/?p=15615 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15615#respond Sat, 18 Mar 2017 20:26:06 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15615 Cigarettes

La cigarette, telle que nous la connaissons aujourd’hui, est consommée depuis plus d’un siècle. En 2013, au Canada seulement, les compagnies de cigarettes ont vendu 31,5 milliards d’unités de leurs produits. Essayez d’extrapoler le nombre au niveau mondial… Ça fait beaucoup de cigarettes!

Il est a priori étrange de constater que les consommateurs de cigarettes continuent de consommer ces produits, sachant pertinemment que c’est mauvais pour la santé. Le bon sens devrait dicter la peur de ces produits cylindriques, la même peur que les Québécois ont du mot « souveraineté » ou de la burka mais avec un peu plus de jugeotte. Bref, on s’attendrait à quelque chose pour faire en sorte de protester contre l’existence des cigarettes sur le territoire, au lieu de protester contre le mauvais groupe d’individus. Mais non! Les compagnies de cigarettes auraient bien pensé à leur affaire; les fumeurs ont été privés de leur lucidité grâce à des produits chimiques agissant à long terme dans leur cerveau. C’est la nicotine dans le tabac qui rend les fumeurs accros à la cigarette.

Mais si les fumeurs veulent se droguer à la nicotine du tabac, pourquoi les compagnies de cigarettes sentent-ils la nécessité d’ajouter des produits chimiques toxiques, cancérigènes, herbicides et radioactifs dans le contenu de la cigarette? Serait-ce une façon cheap pour des industries de se débarrasser de leurs déchets toxiques en les refilant à la population?

Conclusion : les fumeurs, drogués, achètent impulsivement de la merde et s’empoisonnent à petit feu car ils sont devenus intrinsèquement suicidaires grâce à la nicotine. De plus, des fumeurs moins scrupuleux fument dans les lieux fréquentés par le public, comme les trottoirs et les rues, et imposer leur déjections toxiques aux gens qui marchent juste derrière eux quand le vent n’est pas clément. Sans égard aux autres, ils veulent entraîner dans la mort un maximum de gens par la fumée secondaire et tertiaire. Quelle générosité funèbre, voire criminelle! Puis, que dire des mégots de cigarettes qui polluent l’environnement physique! Fumer de la cigarette en public, c’est comme évacuer ses gaz dans la face des gens.

De l’air pur canadien en ca-canne

En 2014, on rapporte la pire pollution de l’air dans plusieurs régions de la Chine. Du côté du Canada, deux Edmontois (en Alberta) ont blagué à ce sujet en mettant en enchère sur eBay une poche d’air contenant de l’air recueilli des Rocheuses. Elle s’est vendue à un dollar, puis une autre à 160 dollars. Ces circonstances ont contribué à ces deux Edmontois à fonder leur entreprise Vitality Air qui vend de l’air canadien comprimé en canette en aérosol pouvant offrir entre 80 et 150 bouffées.

Des gens de Chine, de Turquie, de Taïwan, d’Israël et même de l’Alberta en ont achetées et la quantité se chiffre en plusieurs milliers de canettes en fin 2015, à un coût situé entre 10 et 60 dollars. Incroyable! J’ai envie de juger les gens qui achètent un tel produit mais je dois me retenir. Et si les consommateurs de cigarettes achetaient des canettes d’air au lieu de la cigarette, ils ne gêneront plus personne avec les déjections d’air pur.

Lunettes de soleil sans visibilité

Dans sa campagne de promotion pour l’année 2016-2017, le Réseau des ingénieurs du Québec (RIQ) a offert des lunettes de soleil au cadre orange vif, mais pourvues de texte imprimé sur les verres fumés, en plus d’être inconfortables. Venant d’une organisation qui a le mot « ingénieur » dans son nom, je ne m’attendais pas à un tel manque total, non pas d’ingéniosité, mais plutôt de gros bon sens. Un manque total de gros bon sens!

Faut-il croire que des écouteurs ou des bouteilles en aluminium à l’effigie du RIQ ne suffisaient pas à répondre à la demande et qu’il fallait créer des lunettes dont personne (dotée d’un minimum de sérieux) ne voudrait, ni se servirait? Résultat : des lunettes inutiles, qui, en plus d’être dépourvues d’une mention recyclable, sont bonnes pour la poubelle, n’ayant jamais eu de vie utile depuis leur fabrication. Bien joué, RIQ! C’est ce qui s’appelle jeter de l’argent par les fenêtres. Les contingents du RIQ auraient bien pu penser faire des autocollants, des lanières ou des porte-clés! Ces derniers seraient certainement plus utile que ces lunettes à travers lesquelles on ne peut carrément rien voir! Ceci est un exemple de mauvais entrepreneuriat, de mauvaise décision, de #fail.

Composants de la cigarette
•    DDT (insecticide)
•    Polonium 210 (radioactif)
•    Arsenic (poison)
•    Plomb
•    Nicotine (herbicide & insecticide)
•    Acide cyanhydrique (chambre à gaz)
•    Ammoniac
•    Naphtalène (boule à mites)
•    Cadmium (batteries)
•    et 3000 autres produits

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http://www.polyscope.qc.ca/?feed=rss2&p=15615 0
Douzaine du Développement Durable – 13 au 24 mars 2017 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15608 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15608#respond Sat, 18 Mar 2017 19:32:12 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15608 En ce moment se déroule la seconde édition de la Douzaine du développement durable, une initiative des étudiants de Poly, HEC et UdeM afin de promouvoir le partage des connaissances en tout ce qui a trait au DD (Développement durable) dans la communauté étudiante. Cela va plus loin que recycler, composter ou avoir avec soi une gourde d’eau réutilisable. Sur douze jours, nous nous sommes engagés à mettre en place des événements qui sauront vous intéresser tout en montrant qu’être « durable », c’est un mode de vie tout à fait atteignable qui n’est pas réservé juste aux hippies et aux véganes (croyez-le ou non, les deux ne vont pas de soi).

Nous, les étudiants de Poly, savons que les valeurs que nous promeut la Douzaine sont déjà répandues à travers l’École. Nous collaborons entre nous pour comprendre les devoirs impossibles de CSI (Calcul scientifique pour ingénieurs), nous gardons tous nos documents de laboratoires précieusement car nous sommes solidaires envers les futures générations qui passeront après nous et nous faisons tous face à un désarroi égal après notre premier examen de Calcul I. Et notre authenticité provient du fait qu’ensemble, en tant qu’étudiants de Poly, nous manquons une quantité de sommeil inégalée sur le campus de l’UdeM, tout en demeurant semi-fonctionnels en société.

Tout cela vous intéresse? Alors participez!

SIMULATION COP22

18 mars 2017 – HEC

La COP22 est une simulation d’une assemblée discutant et votant des accords internationaux sur les enjeux environnementaux actuels. Les participants et les participantes forment des équipes de 3 ou 4 personnes qui représenteront un pays, une entreprise ou une organisation non gouvernementale. Durant les périodes de négociations, les équipes doivent défendre leurs intérêts propres afin de tirer profit de la mise en place des accords. Des coachs aideront, guideront et conseilleront les participants et les participantes lors de la simulation.

PARLONS DÉVELOPPEMENT DURABLE

21 mars 2017 – Sur les 3 campus

Cette activité est organisée sur les trois campus afin de faire découvrir différents enjeux d’actualité en matière de développement durable sous la forme de conférences et de panels interactifs. Cette année, nous aurons la chance d’accueillir des conférenciers et des conférencières engagés dans leur domaine respectif. Ce sera notamment le moment idéal pour en apprendre davantage sur le commerce équitable et sur les enjeux environnementaux.

MIDI FIFTY SHADES OF GREEN

23 mars 2016 – À l’atrium de Polytechnique

Ces kiosques présenteront, de manière ludique, différents sujets reliés au développement durable ayant pour thème, entre autres, la stratégie zéro déchet, le commerce équitable, le « vélo toute l’année », la réutilisation de vêtements, les voitures solaires et bien plus.

Entreprises qui cherchent des stagiaires ou employé(e)s (apportez votre CV!), bouffe gratuite, tirages et plus!

SOIRÉE DE CLÔTURE

24 mars 2017 – Université de Montréal

Cette soirée, organisée par le groupe Éco-Leaders de l’Université de Montréal, regroupera différents acteurs et différentes actrices du milieu universitaire.
 Cette soirée de clôture aura pour thématique l’organisation d’événements 
« zéro déchet ». L’objectif sera de sensibiliser et d’outiller les organisateurs et les organisatrices d’événements du campus de l’Université en matière d’événements écoresponsables.

Pour plus de détails, visitez l’événement Facebook de la Douzaine :
https://www.facebook.com/events/991957187605288/

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http://www.polyscope.qc.ca/?feed=rss2&p=15608 0
Promotion de l’entrepreneuriat : à la recherche de la limite http://www.polyscope.qc.ca/?p=15598 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15598#respond Sat, 18 Mar 2017 17:30:06 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15598

« Il faut préparer les étudiants au monde du travail. » C’est sur la base de cette soi-disant évidence, rarement débattue, que s’articule aujourd’hui la relation entre les entreprises et les universités. Ainsi, ces dernières se sont attachées à bâtir des ponts de plus en plus solides vers le monde des affaires. En ce moment, Polytechnique tente de soutenir les initiatives entrepreneuriales : il faut être dans la tendance. Du côté du Conseil d’administration de l’École, on compte trois membres uniquement présents en leur qualité d’administrateur de sociétés ou de chef d’entreprise (mais seulement un étudiant; faut pas rêver). À l’atrium du Lassonde, pour les événements du type « Journée Carrières », les compagnies s’affichent sans complexe derrière leurs imposants supports promotionnels. Elles sont bien représentées aux vins et fromages, où elles envoient leurs recruteurs à la conquête d’étudiants en mal de stages.

Et c’est bien le but, non? Ce n’est pas si mal? Non, en effet. Oui, des personnalités issues de l’industrie peuvent apporter un éclairage pertinent à la direction d’un établissement tel que Polytechnique. Oui, la présence de compagnies au sein même de notre École et de nos événements offre des opportunités professionnelles intéressantes pour les étudiants, pour un effort minimal. Néanmoins, tout concept poussé trop loin a ses effets pervers. On pourrait s’inquiéter d’un biais du Conseil d’administration en faveur d’intérêts privés, à la base totalement étrangers à la mission éducative d’une université. On pourrait se demander si les bannières publicitaires colorées ne sont pas un paravent utile pour les pratiques parfois douteuses sur le plan éthique des grandes multinationales (dans le jargon on appelle ça de la « communication »).

Le problème, c’est qu’à force, on pourrait finir par se demander si la noblesse académique, cette glorification de la transmission désintéressée du savoir qui est censée caractériser le monde universitaire, ne commencerait pas à se trouver légèrement polluée par un monde professionnel où règnent d’autres valeurs, telles que le profit, la compétition, la performance; ces valeurs-là n’étant pas nécessairement mauvaises, entendons-nous (quoique peut-être un peu moins nobles). Et si, alors, on laissait les étudiants apprendre en paix? Et si on cessait d’essayer de faire d’eux de bons petits soldats de la productivité, « prêts au monde du travail », comme pour leur dire de ne surtout pas chercher à reconstruire ce monde professionnel à leur image, alors même qu’ils en seront les principaux acteurs dans 10 ans? Et si, au final, les universités reprenaient le dessus en demandant aux entreprises d’être, elles, les responsables de cette fameuse intégration au monde du travail? Sûrement, cela changerait la donne.

C’est là que nous en venons enfin au sujet de l’entrepreneuriat, phénomène ambigu s’il en est. Il est évidemment bienvenu qu’il soit proposé aux étudiants une autre vision du monde du travail, au cœur de laquelle il y a cette idée : « cette fois, c’est vous qui faites ». Le mouvement entrepreneurial est probablement une opportunité en or pour les futurs professionnels de construire le travail comme ils l’imaginent réellement, pas comme on a voulu qu’ils se le représentent. Mais alors, jusqu’où les universités peuvent-elles aller dans la promotion de ce modèle? Pas assez, ce serait rendre l’entrepreneuriat invisible, et être passablement démodé; trop, ce serait en arriver au stade ultime de la perte de l’identité universitaire : la constitution d’une armée de non-étudiants, plus dévoués à la bonne santé de leur affaire qu’à l’acquisition de savoirs. Le curseur est difficile à placer, mais l’enjeu est immense : rien de moins que la question même de la place de l’université, et de la relation entre l’école et le travail. La question de l’entrepreneuriat n’a donc pas fini de nous faire réfléchir.

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http://www.polyscope.qc.ca/?feed=rss2&p=15598 0
Another Brick In The Wall: première mondiale de la version opéra ! http://www.polyscope.qc.ca/?p=15526 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15526#respond Mon, 13 Mar 2017 00:42:06 +0000 http://www.polyscope.qc.ca/?p=15526 Hier, c’était soir de première dans le quartier des spectacles. Pour la première mondiale de l’adaptation à l’opéra de cette pièce déjà déclinée à plusieurs reprises, l’emblématique Roger Waters nous a même honorés de sa présence.

À travers la performance époustouflante du baryton Etienne Dupuis, Pink Floyd a de nouveau eu l’opportunité de faire vibrer les représentants de cette génération de baby-boomers rassemblés à l’occasion de ce show rock’n’roll de plus de deux heures.

Le spectacle s’ouvre sur la scène du crachat de Roger sur un de ses fans lors d’un concert donné par Pink Floyd à Montréal en 1977. De là démarre une introspection du bassiste et voix du groupe mythique, sur les raisons et les évènements de sa vie l’ayant mené à la réalisation de cet acte qu’il regrette. Cette dernière est mise en place par son évanouissement à la suite de cette altercation, on se laisse emporter, aux détours du dédale de ses souvenirs et ressentis, à travers les « briques » ayant constitué son mur. De la mort de son père à la guerre dès son plus jeune âge, à la rupture avec l’amour de sa vie, la mise en scène nous propose une montée visuelle de ce mur qui l’isolera du monde et de son entourage et qui le conduira au bord de la folie. Cette folie est dépeinte d’une manière poignante dans la scène du tribunal présentée à la fin du second acte.

Pari réussi pour le compositeur Julien Bilodeau qui signe ici son premier projet d’opéra. L’idée de cette ambition, représentée par la scène d’ouverture de l’opéra, lui vient de ce fameux concert de 1977, dont il reformulera l’incident, se mettant à la place de Waters : « Now I’m feeling isolated. I feel they don’t understand. Even if there are big numbers in my shows, I feel alone. So he had this idea, next time I’m doing a show, I’m going to build a wall, between them and me. » (« Aujourd’hui je me sens isolé. Je ressens qu’ils ne comprennent pas. Même s’ils viennent en nombre à mes concerts, je me sens seul. Il a donc eu une idée, la prochaine fois que je fais ce concert, je vais construire un mur, entre eux et moi. »)

Qu’on s’entende, cet opéra, de par sa mise en scène moderne n’est pas réservée qu’à la génération de nos parents, bien au contraire ! La jeune génération, s’il on peut encore se considérer comme telle, trouvera son enthousiasme face à des chorégraphies énergiques et innovantes, ainsi que la projection d’hologrammes emportant son public dans un monde obscur tortueux. Une belle occasion pour les étudiants d’investir dans un forfait pour 30ans et moins !

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http://www.polyscope.qc.ca/?feed=rss2&p=15526 0